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Au train où vont les choses, on se demande bien quand cette crise économique s’arrêtera. 

Selon ce que l’on en sait, elle sera très longue et la reprise éventuelle très lente.

Ses victimes se répertorient autant parmi les jeunes familles qui perdent des revenus importants que les retraités qui voient fondre comme neige au soleil les épargnes de toute une vie de travail.

Et si la situation persiste encore trop longtemps, le mécontentement peut éventuellement s’exacerber et les risques de débordements sociaux se multiplier.

Les prédictions sur un dénouement éventuel de cette crise frappant surtout le monde occidental développé constituent d’emblé un terrain glissant.  Il est difficile de prévoir la finalité de cette méga-récession ainsi que ses répercussions futures.   

Mais, en corrélation avec le vieillissement de la population occidentale, nous pouvons y aller d’une hypothèse qui n’est, après tout, pas si farfelue que ça : devant l’érosion des fonds de retraite et les déficits budgétaires poussant les États à sabrer dans les services sociaux ainsi que dans une prestation à moindre coût des soins médicaux, nous pourrions assister à une révolte, non pas de la jeunesse, comme c’est usuellement le cas, mais cette fois-ci de la masse de retraités qui voit tout l’accomplissement de son dur labeur s’envolé en fumée avec cette crise économique.

La prochaine « révolution », si nous pouvons appeler ainsi la prochaine remise en question de l’ordre économique ou de la politique économique en place, sera peut-être engendrée par les « têtes grises » qui refuseront de perdre tous leurs avantages durement acquis et de devoir payer pour des besoins essentiels dont on leur avait promis un accès sans complication.

Cependant, oubliez la révolution violente avec son lot d’émeutes et de répression.  Le poids démographique en constante progression et l’influence politique conséquente des personnes âgées joueront grandement sur les aboutissements des élections futures (voir graphique). 

Nonobstant les lourds déficits budgétaires appréhendés pour les prochaines années, la pression politique sera forte pour maintenir un système de protection sociale adéquat malgré les avertissements des hautes instances financières internationales. 

Peut-être verrons-nous, enfin, que la simple et bête logique comptable est incompatible avec l’assouvissement des besoins du plus grand nombre.

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