Une crise économique qui n’en finit plus

Le dernier sommet du G8 en Italie s’est traduit par un constat d’échec.  Les grandes puissances économiques de ce monde n’ont pu que réaliser leur impuissance devant une crise économique sur laquelle elles n’ont aucune prise.

Allons-y avec quelques déclarations peu rassurantes (source):

« Le plus gros de la détérioration reste à venir« –  Martine Durand, responsable de l’emploi pour l’OCDE.

« Les emplois perdus le sont de façon irréversible (…) On fabriquera moins de voitures et moins de biens durables. Où seront créés les emplois de demain ? On ne sait pas (…) Dans trois ou quatre ans, la dette des pays de l’OCDE va dépasser leur produit intérieur brut (PIB). Résultat : Il va falloir diminuer la protection sociale, le nombre de fonctionnaires et augmenter les impôts »-  Patrick Artus de la banque Natixis.

« Nous avons créé une entité nouvelle, l’économie mondialisée, dont nous découvrons la fragilité. (…) L’avenir n’est écrit nulle part en ce moment. »-  Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne.

Pourtant, les médias parlent de reprise et affirment que le pire est derrière nous.  Ils ont tout faux.

Les États-Unis viennent de perdre 467 000 emplois en juin faisant augmenter le taux de chômage à 9,5%.  Des statistiques qui dépassent les récentes prévisions du département du Travail américain.

De même, selon Juan Somavia, directeur-général de l’Organisation internationale du travail (OIT), la faiblesse de l’emploi pourrait perdurer 8 autres années et le chômage gonfler sensiblement jusqu’en 2011.

Ce que nous avons déjà connu de cette crise n’est que la pointe de l’iceberg.

L’économie mondiale a été portée sur le dos de l’endettement excessif et nous en payons maintenant le prix (lire une croissance à crédit,  Autopsie de la crise financière et Frénésie boursière et endettements massifs : un signe des temps ?)

Depuis les années de présidence de Reagan et de l’établissement des préceptes de l’École de Chicago,  les bonzes du néolibéralisme nous ont promis mers et monde et une prospérité sans limite.

Mais la néfaste déréglementation et les écarts de richesses qui se sont révélés être les résultats de cette politique économique dogmatique de l’infaillibilité du libre-marché viennent de témoigner hors de tout doute de l’inefficacité du néolibéralisme.

6 réflexions sur “Une crise économique qui n’en finit plus

  1. Garamond

    Le pire c’est l’endettement par cartes de crédit. Le monde ordinaire achète ses popsicles à crédit maintenant !
    Il ne faut pas payer des biens de consommation courante avec sa carte de crédit ! JAMAIS !
    La carte de crédit, c’est pour les voyages, les meubles, les vêtements, pas pour les chips !
    Quand le bon peuple aura compris ça, la crise va s’estomper, pas avant !

  2. decembre

    @garamond … les cartes de crédit existent au Québec depuis les années ’70 et presque tous les clients des banques en ont reçu une, veut veut pas.
    Alors si en 30 ans les gens n’ont pas compris comment ça marche, il est évident qu’ils n’apprendront jamais ou qu’ils ont appris mais ils sont incapables de dire non à leurs caprices.
    Moi je pense qu’ils savent mais, qu’ils s’en contrecrissent.

  3. sylvainguillemette

    Effectivement. Ils s’en contrecrissent.

    Avec l’inflation des produits et denrées de base, le crédit augmentera aussi, puis son intérêt. La boucle va se boucler.

    Mais peu importe, je peux compter sur le système capitaliste pour prendre bien soins de ses gros bonnets, de ses bourgeois, alors à quoi bon m’inquiéter des problèmes de la majorité humaine exploitée qui crée la richesse que se partagent ces parasites minoritaires bourgeois?

    Vive le capitalisme et ses multiples échecs patents! Vive la mauvaise évolution de l’humanité!

    Bon, un peu de sérieux. Ce système est une plaie. Changeons-le. Il faut changer de système économique pour passer à un système cohérent, qui respectera les faits, comme le fait que les prolétaires créent la richesse et sont exploités par les minorités bourgeoises.

    Il faut également le faire pour qu’à la collectivité, profite le labeur de celle-ci, et que jamais plus, nous n’ayons à nous encombrer d’un quelconque intermédiaire entre la demande et l’offre!

    Nous sommes intelligents, nous pouvons nous débarrasser des bourgeois -De leur classe, donc pas physiquement!-, et nous défaire de cette exploitation. Nous sommes certainement aptes, études à l’appui, à gérer nos entreprises, devenues moyens de productions collectifs! Nous pourrons ensuite distribuer le travail, selon les demandes et toutes et tous pourront faire leur part dans cette société communiste.

    Il n’y a pas 10 000 000 d’idéologies, elles se campent toutes en deux seuls camps. On est logique, ou on ne l’est pas. On se rapporte aux faits, ou on le fait pas.*

    Y a t-il une exploitation d’êtres humains par d’autres en ce monde, et si oui, sont-elles expliquées vaguement ou bien argumentées, et non-affirmées tout bonnement? Ensuite, qui donc a voté pour cette idée et pourquoi les êtres humains ne pourraient-ils pas se défaire du parasite qui comble l’intermédiaire entre la demande et l’offre?

    N’y a t-il pas d’autre façon de fonctionner? Si oui, et nous savons que oui, pourquoi le débat n’est-il pas lancé par les instances publiques d’aujourd’hui? Par simple soucis de totalitarisme, ne permettant pas ces autres débats que nous pourrions avoir concrètement, sur une instance populaire connue de toutes et tous, débats télévisés, etc..?

    C’est simple ça aussi, c’est comme ça parce que ça aussi, ces débats, dérangeraient l’ordre établi dans lequel l’État jouit d’une force répressive considérable (lui-même au service de cette minorité parasitaire bourgeoise).

  4. Ouais, est on sait que la Banque du Canada appartient à des intérêts privés et que le gouvernement n’y a aucun contrôle selon même la charte de la Banque du Canada.

    Il faut être cinglé de leur faire confiance.

    C’est en 2010 qu’on va y voir le pire du crash économique.

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