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Le parti de Stephen Harper tente de nous effrayer une fois de plus.

Les conservateurs ont sans doute un agenda caché en annonçant cette prévision pessimiste d’un déficit important de 50 milliards de dollars dans le budget fédéral de l’année fiscale en cours.

Pourtant, en novembre 2008, le ministre des finances Jim Flaherty prévoyait un petit excédent budgétaire pour se réviser par la suite en janvier 2009 avec un déficit de 34 milliards.  Là, il nous annonce sans sourciller un manque à gagner de 50 milliards.  C’est à croire qu’il est incompétent ou qu’il exagère les choses afin d’atteindre les objectifs non-dévoilés de son parti.

Il est très surprenant et rare qu’un gouvernement au pouvoir dévoile à l’avance des projections négatives sur l’état des finances publiques.  Il faut être masochiste ou inconséquent politiquement pour avouer ouvertement un échec futur malgré tous les risques de perte de crédibilité pouvant jouer lors des prochaines élections générales, sauf si cette manœuvre s’intègre dans une stratégie à long terme.

Depuis leur accession au pouvoir, les conservateurs cherchent à imposer leur politique économique de droite, c’est-à-dire dégraisser l’État et couper sauvagement dans les services publics.

On se souviendra qu’ils ont déjà tenté le coup avec le budget de novembre 2008 et que seule l’opposition majoritaire avait pu les faire changer d’idée avec la menace d’élections précipitées.

Les conservateurs ne ratent jamais une occasion.  La tourmente économique sera un nouveau prétexte pour justifier des mesures d’urgence de délestage étatique devant cette soi-disante crise des finances publiques.

Pas besoin de posséder une boule de cristal pour deviner où le Parti Conservateur au pouvoir s’en va avec cette prédiction d’un déficit imposant pour l’année fiscale 2009-2010.

Il va s’en servir pour faire avancer l’application de son précepte de diminution du rôle de l’État, en convaincant les électeurs du bien-fondé de sa politique économique agrémentée de baisses d’impôt, même si des milliers de canadiens perdent leurs emplois et que tous les pays occidentaux n’hésitent pas à nationaliser des entreprises et intervenir vigoureusement afin de soutenir une économie mondiale hypothéquée par des années de laisser-faire économique.