Les radins de Desjardins

Tenons-nous le pour dit : les Caisses Desjardins ne sont plus que de vulgaires banques commerciales comme l’est la Banque Royale ou la Banque de Montréal.

Ce vendredi, en pleine tourmente économique,  la « coopérative » Desjardins annonçait fièrement avoir dégagé un bénéfice de 295 millions de dollars pour le premier trimestre de 2009.

Alors, afin de remercier son personnel et contribuer à la relance économique, elle prévoit couper 900 postes dans l’ensemble de son réseau!

Malgré tout, cela ne suffisait pas.  Question de tirer plus de jus de ses chers coopérants et clients, elle réduit la période de renégociation d’hypothèque sans pénalité de 8 mois à 4 mois!

Au-lieu de supporter les familles ayant perdu des revenus avec la crise économique, on les renfonce encore plus en les obligeants à rembourser leurs prêts hypothécaires jusqu’à quasi-terme avec les anciens taux oscillant à 5,5% tandis que les taux actuels jouent entre 3,5 et 4%!  Ainsi, des milliers de ménages perdent souvent 200$ par mois jusqu’à ouverture de leurs contrats hypothécaires dans 1, 2, 3 ou 4 ans.

Mais qui a voté cette réduction de cette période sans pénalité?  Les membres détenant des hypothèques?  Ce serait surprenant.  La direction en a décidé ainsi sans consulter ses coopérants et en se foutant bien de leurs sorts.

Une véritable autocratie.

Disons simplement qu’Alphonse Desjardins doit « spiner » dans sa tombe!

Il est bien loin le temps où les caisses populaires Desjardins avaient comme mission d’aider les petits épargnants et de développer les communautés locales.

Aujourd’hui, cette institution financière « coopérative » agit en véritable bandit de grands chemins et recherche plus la rentabilité de l’organisation que le bien-être de ses membres ou de la collectivité.

Et parlons des ristournes de plusieurs millions que l’on fait miroiter à la face de tout le Québec. D’où proviennent-elles?  Elles sont générées par une surfacturation de services se traduisant par des frais pour tout et n’importe quoi.

En fait, on ne redonne que des miettes aux membres sur les prélèvements abusifs qu’ils ont payés.

Le Mouvement Desjardins déclare être « Plus qu’une banque »… et il ne ment pas.

Il est bien pire que les banques!!!

AJOUT AU 30 MAI 2009: Desjardins ferme trois caisses dans l’ouest du Québec!

20 réflexions sur “Les radins de Desjardins

  1. Je parlais justement, ce matin, avec ma femme, de Desjardins. on se disait justement que ce n’était en aucun point ce qu’elle prétendait être. J’ai bien aimé ce texte ce matin Jimmy. Excellente analyse camarade!

    Je pourrai venir plus souvent sur ton blogue Jimmy, j’ai quitté RW et je crois qu’Antho va fermer le blogue. Ne lâches surtout pas!

    Sylvain Guillemette

  2. Julien Picard

    Pourquoi ne pas nationaliser totalement toutes les institutions financière et interdire à quiconque d’en bâtir de nouvelle?

    De cette façon, le capital serait très rapidement en totalité entre les mains de l’état et nous pourrions collectivement diriger la production. Ce doit être un manque de courage politique face au grand capital cette perte de temps. Un des grand avantage, c’est que personne ne pourrait bâtir d’entreprise ou avoir un prêt hypothécaire sans l’accord de l’état et il n’y aurait plus de bulles spéculatives.

    J’ai hâte au jour où nous prendrons collectivement notre destin en main…

  3. @Julien Picard

    Je l’ai toujours pensé. Le pouvoir de « créer » de l’argent devrait revenir à la collectivité, pas aux intérêts privés.

    L’effet multiplicateur des prêts bancaires revenant à verser des milliards virtuels à une minorité est une aberration. `

    Vite la nationalisation des banques! (Un sujet sur lequel j’ai déjà pensé écrire un billet… p-e prochainement!)

  4. Kevin

    Et à ton avis les réserves fractionnaires sont légiférées par qui (et donc encouragées)???

    La fed est un organisme implanté par le privé ou l’état???

  5. Antonin Farley

    Que d’ignorance! Certains veulent voir en Desjardins une coopérative de services financier irréprochable et où la vertu est une seconde nature. Eh bien non! Desjardins comme bien d’autres coopératives a aussi ses travers, mais prendre conscience de ceux-ci et travailler à les améliorer c’est ce que Desjardins s’applique à faire avec la poursuite d’une réflexion stratégique importante.

    Pour ce qui est des 900 postes qui seront abolies il est important de souligner qu’il s’agit de départs à la retraite volontaire et le reste ce fera par attrition.

    Je vous suggère personnellement de prendre le temps de bien analyser la situation avant de répandre votre fiel. Pour le moment, l’instantanéité de vos propos jette ombrage sur l’intelligence de certains de vos articles.

    En passant, si vous trouvez que Desjardins est pire qu’une banque…Où faite vous affaires pour vos finances personnelles?

  6. @Kevin

    « Et à ton avis les réserves fractionnaires sont légiférées par qui (et donc encouragées)??? »

    La banque centrale sous l’égide de l’État bourgeois est un instrument du capitalisme financier. L’État n’encourage pas les réserves fractionnaires… elles sont inhérentes au système bancaire. C’est toujours de la faute de l’État pour les libertariens, jamais des intérêts privés.

  7. @Antonin Farley

    Vous êtes bien le seul à défendre Desjardins. Toutes mes connaissances doutent depuis longtemps de la bonne foi de cette « coopérative ».

    Notez qu’étant progressiste, j’encourage le coopératisme, mais je suis outré par les organisations qui se drapent sous de nobles vertus mais agissent dans les faits comme n’importe quelle des pires entreprises mercantiles.

    « Pour ce qui est des 900 postes qui seront abolies il est important de souligner qu’il s’agit de départs à la retraite volontaire et le reste ce fera par attrition. »

    Les entreprises affirment souvent cela… Ainsi, la manœuvre semble moins révoltante.

    Mais, dans les faits, on détruit de l’emploi au nom de la rentabilité sans se soucier des conséquences futures sur l’ensemble de l’économie. Une coopérative devrait encourager l’emploi local au lieu de sabrer dans son nombre de postes disponibles en période de haut chômage. Ce n’est pas très « social » comme approche pour une « coopérative ».

    « Je vous suggère personnellement de prendre le temps de bien analyser la situation avant de répandre votre fiel. »

    Je crois que c’est vous qui n’avez pas bien analysé la situation. Vous avez clairement un parti pris.

  8. Effectivement, Antonin Farley n’exerce aucune impartialité.

    Quant à Kevin, encore une fois, il tente d’attaquer l’État, tout en faisant fi que celui-ci défend bel et bien les intérêts de la bourgeoisie. Un État prônant le socialisme, jusqu’à ce que s’en suive le communisme (et disparaîtrait), n’aurait rien en commun avec les États connus à ce jour. Mais Kevin en fera fi, tout comme il a fait fi des intérêts d’un État dirigé par un parti politique capitaliste.

    Et posons donc la question suivante à Kevin, quels intérêts servent les États des pays capitalistes?

  9. Kevin

    Ceux des politiciens….. pauvre clown…………. Tu pense qu’ils subventionnent et favorisent certaines entreprises pour le plaisir? Non seulement parce que ça leur profite ou profite au parti!

  10. Kevin

    @ Jimmy

    Quel ignare… vas sur le site de Philippe David, il a écrit un article qui vulgarise très bien le système centralisé de la Fed et des autres banques centrales.

    Arrête de rêver et réveille….. tsé j’ai été un autre communiste qui voulait que le monde tourne comme je veux moi aussi!

    Dans ta tête on peut favoriser la population ou favoriser les entrepreneurs. Il ne peut y avoir que des oppositions dans la vie. Après on accuse les libertariens d’encourager l’agressivité et de mépriser la solidarité, alors que les communiste ne font que créer des oppositions

  11. Au pauvre clown en chef

    «Ceux des politiciens….. pauvre clown…………. Tu pense qu’ils subventionnent et favorisent certaines entreprises pour le plaisir? Non seulement parce que ça leur profite ou profite au parti!»

    Exactement pauvre clown en chef! Exactement! Les serviteurs des capitalistes sont vite récompensés, que ce soit avant la fin de leur carrière politique -Sarkozy-, ou après celle-ci -Couillard-. Le nieriez-vous? Quand même! Même Dumont va être le membre principal d’une émission d’abrutissement pour abrutis volontaires! Serez-vous des leurs?

    On croirait lire un libertarien, non mais c’est vrai! C’est un libertarien! Tout s’explique alors! Nie queue, ni tête, abesence totale d’analyse quelconque, je m’enfoutsime total de la conjoncture, bref, du ME MYSELF AND I tout craché, basé sur de l’égoïsme parfait, se fichant totalement des faits, des faits indéniables surtout.

    Le capitalisme est ce qu’il est, les libertariens le supportent, de quelque façon que ce soit, ils le font. Les faits demeurent les faits, que les libertariens les reconnaissent ou non. Et certes, et c’est indéniable, les partis politiques tirent avantage des causes qu’ils défendent, que ce soit populairement parlant, ou financièrement parlant.

    Ensuite pauvre clown en chef, les communistes ne sont pas diviseurs, mais bien totalement dépourvus de monolithisme, ce que nous ne pourrions vous accorder à vous, les libertariens. La division imaginaire des communistes n’est en fait que l’expression la plus pure du marxisme réel, le débat, son existence même.

    Dois-je ensuite faire l’éloge des crimes des compagnies «privées» à travers le monde, pour élucider ce semblant de liberté que les moins nantis appellent l’enfer? Dois-je parler du dernier siècle de décisions capitalistes?

    Mais encore, en parfait totalitariste que vous faites, vous n’abordez même pas l’existence d’une dictature bourgeoise, faisant ainsi fi encore une fois, d’une autre réalité, créant telle ou telle conjoncture.

    Le clown ici, c’est vous. Qui, après un siècle et plus de scandale de (pots de vin, fraude, délits d’initié, conflits d’intérêt, et j’en passe…) bourgeois, appuyés par des partis politiques, va croire un seul instant que ces partis capitalistes ne défendent pas les mêmes rats, les mêmes scélé-rats? Qui va vous croire bref?

    Au lieu de traiter les uns et les autres de clown ou de diviseur, regardez-vous le nombril et demandez-vous ce que vous représentez au sein de l’humanité. Je ne vois aucune utilité de sauvegarder l’exploitation des êtres humains par les êtres humains. Si vous y voyez une utilité, exprimez-la donc. Ce sera clair et précis, nous pourrons ainsi débattre sur quelque chose, au lieu de nous accuser de représenter tel ou tel cirque.

    Un peu moins de paroles en l’air, un peu plus de concret… Traitez comme vous voulez, les communistes d’être diviseurs, il n’en demeure pas moins que vous ne les accusez point d’être ainsi, monolithiques. Ensuite, n’oubliez pas que faisant fi du débat sur l’exploitation, vous faites preuve d’un totalitarisme sans précédent et d’un aveuglement volontaire de la conjoncture actuelle.

  12. Le clown en chef défend carrément l’exploitation des travailleurs par les non-méritants bourgeois parasitaires et minoritaires au sein de l’humanité. C’est son choix, m ais qu’il n’accuse pas ensuite les communistes de diviser les exploités des exploitants! Quel crétin!

    Un libertarien utile, c’est un libertarien qui prêche dans le trafic.

  13. @Kevin

    Ce n’est pas en insultant les interlocuteurs qui sont en désaccords avec toi que tu arriveras à convaincre qui que ce soit mon jeune ami.

    La droite a toujours eu la moquerie facile car elle croit posséder la vérité.

    Et en passant, je ne suis pas communiste. Mais c’est bien votre genre à vous autres de traiter de communiste une personne un tant soit peu à gauche.

  14. Kevin

    Tu prône l’abolition de la propriété privé (ou sa réduction au minimum)(ou encore sa négation : c’est à dire que l’état peut prendre ce qu’il veut à qui il veut). Tu crois sincèrement que les parti conservateur ou libéraux sont en faveur du marché. Tu crois que les subventions aux entreprises sont une mesure de libre marché.

    Tu crois que lorsque l’état crée des monopoles privés et réglemente pour les avantager, c’est une mesure de libre marché. Tu pense que laisser les gens échanger librement, négocier leurs conditions de travail est une mesure totalitaire. Tu ne crois pas en la liberté individuelle (puisque tu es contre le commerce) et un état de droit (qui ne donne pas par exemple le droit à une entreprise de poluer une rivière, qui vient nuire au droit de propriété du riverain plus loin)(un état de droit rend le pollueur responsable de ses activités en vertu des droits de propriété). Tu n’as aucune confiance en l’organisation volontaire des gens, la charité privée est certainement quelquechose d’innefficace à tes yeux alors que les mesures arbitraires étatiques sont de la « solidarité »

    Il y a deux façon de faire les choses dans la vie ; volontairement ou en étant forcé. Le capitalisme (la vrai définition), c’est avoir le droit de posséder quelquechose, le fruit de ton travail, de l’épargner pour l’investir dans une activité quelconque. Autrefois, c’était le fermier qui gardait une partie de sa production pour la vendre et utiliser ce qu’il échange pour des outil pour augmenter sa production. L’autre méthode, c’est le socialisme (ou communisme, même essence : contrôle étatique). Le fermier ne possèderait pas sa ferme, il ne serait qu’un exploitant, il donnerait la totalité de sa production à l’état qui lui redonnerait de quoi vivre et fournirais ses outils. Il y aurait des fonctionnaires qui évaluent les besoin de tous et chacun et personne n’est responsable de quoi que ce soit. Le seul moyen de changer les choses, c’est par la planification centralisée.

    Le pouvoir corrompt, c’est innévitable. De concentrer TOUTES les décisions dans les mains de gestionnaires et de ne rendre personne responsable de ces décisions (dans un ministère, les divers palier d’autorité ne mettent pas trop de pression puisqu’ils ne possèdent rien dans l’entreprise) et toutes les conditions sont offertes de manière arbitraire. Dans un système de marché, les plus efficace doivent aussi être les plus généreux dans leurs conditions et constamment évaluer la qualité de leurs employé. Un bon employé vaut cher pour un bon employeur et celui-ci écrase la compétition.

    On remarque que chaque fois qu’une entreprise grossis trop, elle s’effondre par la centralisation des décisions. Les rare qui tiennent sont ceux qui laissent beaucoup de responsabilités à chaque section de l’entreprise. La centralisation ne marche tout simplement pas.

    Tu vois le gouvernement favoriser des entreprises et tout ce que tu penses c’est nationaliser, comme si on pouvait tout décider de manière centrale. Les loi de l’offre et la demande existent, que tu le veuilles ou non. Si tu mets un prix trop faible à un produit « X » de manière arbitraire, tu crée une pénurie. L’inverse crée un surplus (voir la commission canadienne du lait).

    Sylvain ne voit que l’exploitation chez l’humain parce que dans sa tête, il marche de la même façon. Pour empêcher les rapports de force, il veut utiliser la force…. C’est beaucoup trop compliqué de comprendre que les rapports entre mon boss et moi ne sont pas des rapports d’opposition mais bien de coopération. Il a une rénumération à m’offrir et moi des services. Il a autant besoin de moi que moi de lui.

    Le pouvoir d’une entreprise est conditionnel à son succès et sa réputation. Le jour où il néglige ses client, le pouvoir s’effondre. Le pouvoir d’un état repose sur la force et le monopole. Si tu n’es pas content du service, tu dois quand même le subir et le payer. C’est ça le progressisme? Retirer les choix aux gens?

  15. @Kevin

    « On remarque que chaque fois qu’une entreprise grossis trop, elle s’effondre par la centralisation des décisions. »

    Donc Microsoft s’effondrera ainsi que le cartel des pétrolières ? Hourra ! J’ai hâte de voir ça !

    « Tu vois le gouvernement favoriser des entreprises et tout ce que tu penses c’est nationaliser, comme si on pouvait tout décider de manière centrale. »

    Ah oui ? J’ai dû écrire un texte sur la nationalisation totale de l’économie sans m’en rendre compte. Peux-tu me rappeler quand ?

    « Le pouvoir d’un état repose sur la force et le monopole. Si tu n’es pas content du service, tu dois quand même le subir et le payer. C’est ça le progressisme? Retirer les choix aux gens? »

    Je réponds : Le pouvoir d’une entreprise monopolistique (comme une pétrolière) repose sur la force et le monopole. Si tu n’es pas content du service, tu dois quand même le subir et le payer. C’est ça le capitalisme? Retirer les choix aux gens?

  16. « Tu prône l’abolition de la propriété privé (ou sa réduction au minimum)(ou encore sa négation : c’est à dire que l’état peut prendre ce qu’il veut à qui il veut). Tu crois sincèrement que les parti conservateur ou libéraux sont en faveur du marché. Tu crois que les subventions aux entreprises sont une mesure de libre marché.
    Tu crois que lorsque l’état crée des monopoles privés et réglemente pour les avantager, c’est une mesure de libre marché. Tu pense que laisser les gens échanger librement, négocier leurs conditions de travail est une mesure totalitaire. »

    Je n’ai pas tout ça, en tout cas, moi.

    « Tu ne crois pas en la liberté individuelle (puisque tu es contre le commerce) et un état de droit (qui ne donne pas par exemple le droit à une entreprise de poluer une rivière, qui vient nuire au droit de propriété du riverain plus loin)(un état de droit rend le pollueur responsable de ses activités en vertu des droits de propriété). Tu n’as aucune confiance en l’organisation volontaire des gens, la charité privée est certainement quelquechose d’innefficace à tes yeux alors que les mesures arbitraires étatiques sont de la “solidarité” »

    Quand la liberté d’exploiter des uns vient brimer la liberté de ne pas être exploités des autres, et que ces uns soient minoritaires à exploiter les majoritaires autres, certes, quelqu’un, ici, brime la liberté d’une majorité. Alors si je vous suis bien, je ferais mieux de respecter la liberté d’exploiter le labeur d’autrui des bourgeois, que de respecter la liberté de ne pas être exploité des majoritaires prolétaires? On tourne en rond là, où se trouve le débat sur la possession des capitaux nécessaires à l’entreprise? Où se trouve le débat sur la façon dont ils se sont approprié ces capitaux? Où se trouve le débat sur la légitimité de l’exploitation du labeur d’autrui? Bref, comment faites-vous pour arriver à des idées préconçues, sans passer par le débat, tout en niant faire du totalitarisme?

    « Il y a deux façon de faire les choses dans la vie ; volontairement ou en étant forcé. Le capitalisme (la vrai définition), c’est avoir le droit de posséder quelquechose, le fruit de ton travail, de l’épargner pour l’investir dans une activité quelconque. »

    C’est ce que je disais! Kevin parle de «fruit du travail». Et pourtant, on sait bien aujourd’hui que la totalité des bourgeois n’ont pas travaillé pour avoir leurs fruits. L’héritage suffit, sinon la loterie, ou le blanchiment de fonds. Mais encore, selon Kevin, cet effort, parfois inexistant, permettrait d’exploiter le labeur d’autrui. On nage en plein totalitarisme! On y patauge là!

    « . L’autre méthode, c’est le socialisme (ou communisme, même essence : contrôle étatique). Le fermier ne possèderait pas sa ferme, il ne serait qu’un exploitant, il donnerait la totalité de sa production à l’état qui lui redonnerait de quoi vivre et fournirais ses outils. Il y aurait des fonctionnaires qui évaluent les besoin de tous et chacun et personne n’est responsable de quoi que ce soit. Le seul moyen de changer les choses, c’est par la planification centralisée. »

    Foutaise! C’est du stalinisme tout craché! Le communisme, c’est l’absence de l’État et l’existence de soviets dans tous les patelins. Kevin n’y connait visiblement rien au communisme. L’État, sous le communisme, n’existe plus, alors comment le communisme peut-il être étatique? Ensuite, les cubains ont tenté diverses façons de mettre en place ces soviets, et leur erreur fut certes de donner à d’autres le devoir de prendre en charge un domaine que le cultivateur connaissait mieux qu’eux. Mais tout n’est pas obligé d’être comme à Cuba. Je ne désire pas créer un Cubec, mais bien un Québec socialiste.

    « Le pouvoir corrompt, c’est innévitable. De concentrer TOUTES les décisions dans les mains de gestionnaires et de ne rendre personne responsable de ces décisions (dans un ministère, les divers palier d’autorité ne mettent pas trop de pression puisqu’ils ne possèdent rien dans l’entreprise) et toutes les conditions sont offertes de manière arbitraire. Dans un système de marché, les plus efficace doivent aussi être les plus généreux dans leurs conditions et constamment évaluer la qualité de leurs employé. Un bon employé vaut cher pour un bon employeur et celui-ci écrase la compétition. »

    Sauf que dans la tête de Kevin, le communisme, c’est le centralisme des pouvoirs. Signe qu’il n’a rien compris et qu’il, lui aussi, que le stalinisme avait quoi que ce soit de soviétique. Un retour sur les principes du communisme ne lui ferait pas de tort.

    « On remarque que chaque fois qu’une entreprise grossis trop, elle s’effondre par la centralisation des décisions. Les rare qui tiennent sont ceux qui laissent beaucoup de responsabilités à chaque section de l’entreprise. La centralisation ne marche tout simplement pas. »

    C’est la définition même du communisme! Les soviets, de chaque patelin, décident pour leur patelin. Il n’existe plus aucun État central si le communisme existe, l’État est même aboli. Le centralisme dont parle Kevin n’est que la manifestation du stalinisme, qui malheureusement, représentait la dictature la dictature SUR le prolétariat, plutôt que SA dictature. Mais l’ignorance crasse du communisme de Kevin l’oblige à porter de telles conclusions erronées.

    « Tu vois le gouvernement favoriser des entreprises et tout ce que tu penses c’est nationaliser, comme si on pouvait tout décider de manière centrale. »

    La nationalisation des moyens de production n’oblige pas que l’État s’en occupe. D’ailleurs, les moyens nationalisés sont gérés par des conseils administratifs! Doh!

    « Les loi de l’offre et la demande existent, que tu le veuilles ou non. Si tu mets un prix trop faible à un produit “X” de manière arbitraire, tu crée une pénurie. L’inverse crée un surplus (voir la commission canadienne du lait). »

    Mais quel est donc le rapport entre ceci et le droit d’exploiter le labeur d’autrui?

    « Sylvain ne voit que l’exploitation chez l’humain parce que dans sa tête, il marche de la même façon. Pour empêcher les rapports de force, il veut utiliser la force…. C’est beaucoup trop compliqué de comprendre que les rapports entre mon boss et moi ne sont pas des rapports d’opposition mais bien de coopération. Il a une rénumération à m’offrir et moi des services. Il a autant besoin de moi que moi de lui. »

    Sauf que Kevin par cette affirmation, confirme qu’il passe outre le débat de l’exploitation entre les êtres humains. On nage donc ici, en plein totalitarisme. On peut faire rouler les entreprises avec des conseils administratifs, tout en respectant les lois économiques, sans y subir quelconque exploitation. Mais Kevin s’obstine à mieux nantir des profiteurs minoritaires, au détriment des exploités majoritaires. C’est maladif je crois.

    « Le pouvoir d’une entreprise est conditionnel à son succès et sa réputation. Le jour où il néglige ses client, le pouvoir s’effondre. Le pouvoir d’un état repose sur la force et le monopole. Si tu n’es pas content du service, tu dois quand même le subir et le payer. C’est ça le progressisme? Retirer les choix aux gens? »

    Le progressisme, c’est d’abolir le droit aux humains de s’exploiter entre eux.

  17. Kevin

    Je catch vraiment pas ta définition d’exploitation!!!!!!!!!!

    Si je choisi de travailler à quelquepart et qu’on ne me donne pas 100 000 par année je me fais exploiter!??!?!?! C’est quoi un « salaire décent » un salaire qui me permet de « bien vivre » ??? Mais je vis des dizaines de fois mieux que n’importe quel roi d’une autre époque!!!! J’ai un appartement propre, chauffé, éclairé, l’électricité, le cable, l’eau courante, de la nourriture d’excellente qualité, un accès aux technologies, au moyen de transport, etc.

    Au fait ce que tu décris, c’est simplement le fonctionnement d’une coopérative : l’entreprise appartient à chacun des membre. Il n’est pas illégal de créer une entreprise et que chaque employé y investisse ses ressources à ce que je sache.

    Ahh mais ce que tu veux, c’est que les employé d’une usine s’approprient celle-ci?

  18. Kevin

    Humm et tu fais quoi dans vie pour être une victime éternelle comme ça?

    Au fait, si je veux « enrichir les mieux nantis » comme tu dis et que je ne suis qu’un employé avec un D.E.C., est-ce par

    A. Masochisme

    B. Soumission

    C. Whatever… j’ai même pas d’idée…. si ta vision de la réalité était même proche d’exister, je serais aussi un « prolétaire » (c’est quoi cette manie de schizo de diviser la société en deux, sans vraiment expliquer ce qui les différencie et à partir de quel revenu on devient un bourgeois).

    J’imagine que ta réponse sera le B., je dois appuyer le libre marché par soumission à mon boss qui me menace de m’exploiter encore plus… non mais quel clown…

  19. @ Kevin qui ne connait pas la définition de l’exploitation.

    « Si je choisi de travailler à quelquepart et qu’on ne me donne pas 100 000 par année je me fais exploiter!??!?!?! C’est quoi un “salaire décent” un salaire qui me permet de “bien vivre” ??? »

    L’exploitation n’a rien à voir avec la décence du salaire, vous n’avez rien compris. Dès le moment où vous créez une richesse et que celui qui achète votre force de travail en bénéficie, il y a exploitation, et cela, ne vous en déplaise. Vous pourriez être payé 10 000 000 la semaine, que quelqu’un en tirerait bénéfice, il y aurait exploitation, ne vous en déplaise encore une fois.

    L’exploitation ne signifie pas que l’on se fait fouetter, aucunement. Cela signifie que quelqu’un tire un profit de votre labeur, et le simple fait que cela existe, que vous l’appuyez, sans débat, c’est du totalitarisme, puisque dans votre esprit très étroit, il est normal que quelqu’un tire profit du travail d’autrui, puisqu’à vos yeux, cet exploitant n’est qu’un méritant, de par son capital investi.

    Bref, à vos yeux, l’investissement de capitaux signifie que le capitaliste peut exploiter le labeur d’autrui, par mérite dites-vous tout bonnement. Mais il n’y a aucun mérite ici, ni même de risque pris le bourgeois, que ses employés ne sauraient prendre. Du moment qu’on passe le seuil de la porte, on prend les mêmes risques. On l’a vu récemment avec les grosses boîtes subventionnées par l’État aux États-Unis. Ce ne sont pas les propriétaires des moyens de production qui en arracheront chez GM, mais bien les employés qui eux, lorsqu’ils perdent leur salaire, n’ont pas nécessairement eu le temps de se fabriquer des coussins de plusieurs millions.

    Les mythes tombent les uns après les autres.

    « Au fait ce que tu décris, c’est simplement le fonctionnement d’une coopérative : l’entreprise appartient à chacun des membre. Il n’est pas illégal de créer une entreprise et que chaque employé y investisse ses ressources à ce que je sache. »

    Effectivement, mais c’est la propriété des moyens de production que je désire voir nationalisée, pas une «shop» ou deux.

    « Ahh mais ce que tu veux, c’est que les employé d’une usine s’approprient celle-ci? »

    C’est ce à quoi servaient, à l’origine, les syndicats.

    «Humm et tu fais quoi dans vie pour être une victime éternelle comme ça?»

    Préjugés… Je gagne dignement ma vie, je travaille plus de 40 heures par semaine, j’ai un très bon patron. On me paie bien, je fais au-dessus de mes besoins, mes comptes se paient et j’ai des surplus pour avoir du plaisir. J’ai également 2 enfants et en aurai un troisième d’ici peu.

    Je ne suis pas jaloux, ni frustré de la vie. Je ne suis pas une victime éternelle, sauf du capitalisme s’il persiste. J’émets une analyse que vous ne pouvez pas détruire par ce pauvre argumentaire (préjugés), laissez tomber sinon, ou changez de tactique.

    «C. Whatever… j’ai même pas d’idée…. si ta vision de la réalité était même proche d’exister, je serais aussi un “prolétaire” (c’est quoi cette manie de schizo de diviser la société en deux, sans vraiment expliquer ce qui les différencie et à partir de quel revenu on devient un bourgeois).»

    Y a de ces clowns bouchés! Ou bien vous êtes trop imbécile pour comprendre, ou bien vous le faites exprès. Il n’y a pas de taux de salaire X pour devenir bourgeois cher clown en chef. Le bourgeois, c’est le propriétaire des moyens de production, celui qui achète la main d’œuvre et qui tire profit du labeur des prolétaires qui, eux, vendent leur force de travail pour amener du pain sur la table.
    Au lieu d’insulter les gens, forcez-vous donc à lire quelques lignes de Marx sur les Salaires, Prix et Profits.

    La dictature bourgeoise n’a jamais été adoptée par quelconque référendum, ni par quelconque entente dans la constitution de tels principes. Votre vision me paraît également archaïque et ne dément en rien mes propos, sinon ceux de Marx qui datent de plus d’un siècle.

    La division, elle existait avant que je ne la pointe. Une minorité bourgeoise possède les moyens de production, que cela vous déplaise ou vous plaise, ce sont les faits. Ensuite, une majorité offre sa force de travail, celle qui apporte la PLUS-VALUE, afin que le bourgeois en tire profit. Cette majorité se nomme prolétariat. Les prolétaires, comme moi, créent la richesse, laquelle fait vivre les entreprises. Certes, vous me direz que le capitaliste, le bourgeois plus précisément, y a investi des capitaux. Mais c’est là que nous ne sommes plus d’accords.

    Les capitaux investis viennent de nous ne savons où, d’une situation inconnue. Mais peu vous importe ici, ces capitaux permettent, à vos yeux, que le bourgeois exploite le travail des prolétaires. Ce qui ne fait aucun sens à mes yeux, puisque le capital investi vient peut-être d’une antécédente exploitation, d’un héritage ou d’une quelconque loterie. Bref, le mérite ne permet pas d’expliquer l’amas de capital concentré chez le bourgeois.

    Mais encore, peu importe le capital détenu ou investi de la part du bourgeois, cela, à vos yeux encore, détermine un droit d’exploitation du labeur d’autrui, ce qui à mes yeux à moi, scientifiquement parlant, ne légitime rien du tout.

    «J’imagine que ta réponse sera le B., je dois appuyer le libre marché par soumission à mon boss qui me menace de m’exploiter encore plus… non mais quel clown…»

    Réponse de clown en chef, clown en chef incapable d’argumenter ses dires. Crétin… Tant mieux si la droite ne dispose que de clowns comme vous! Après près de deux ans de débats, je n’ai jamais rencontré quelconque clown en chef de droite apte à débattre, apte à sortir des arguments, apte à ne pas tomber dans l’insulte gratuite lorsque les torts s’accumulent. C’est pitoyable, mais parfaitement pathétique!

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