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Récemment, on annonçait avec fierté une amélioration dans le monde de l’emploi avec la création de 36 000 jobs au Canada. Certains économistes affirment que nous avons touché le fond du baril de cette crise économique et que nous voyons peut-être la lumière au bout du tunnel.

Mais il ne faudrait pas s’emballer trop rapidement.

La vérité est que ces nouveaux emplois ne sont pas de même qualité que ceux perdus dans les derniers mois. En effet, cette croissance de l’emploi est attribuable à une augmentation du travail autonome.

Pour ceux qui ne sont pas familier avec ce type d’emploi, il s’agit d’un travail sans protection sociale et dénué de tout avantage. Le travailleur autonome est à son propre compte et doit contribuer seul à un fond de retraite ou à un régime d’assurances.  Bref, l’employé parfait pour tous les employeurs!

Il est vraiment trop tôt pour annoncer une éventuelle reprise avec ces dernières statistiques. Ces emplois, étant précaires et peu rémunérateurs pour la plupart, ne peuvent entrainer un véritable embellissement de la situation économique et stimuler une demande par une baisse simultanée des revenus des travailleurs.

Cependant, nous pouvons deviner clairement où cette « mode » nous mènera.

Désormais, quelqu’un qui désire un emploi devra accepter des conditions amoindries et offrir sa « force de travail » aux employeurs en contractant à la petite semaine des contrats sous la menace que son emploi partira à l’extérieur du pays. Il n’y a qu’à penser à GM qui veut délocaliser ses usines dans les pays en développement où la main-d’œuvre et les coûts de production sont beaucoup moins onéreux.

La crise n’est qu’un prétexte de plus pour bafouer les droits du travail les plus élémentaires et de permettre aux compagnies de renflouer leurs coffres durement affectés par la chute de leurs ventes.

Une régression pour le salariat et un grand progrès pour le patronat!