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La pseudo-économiste Nathalie Elgrably, déesse néolibérale de l’Institut Économique de Montréal et de l’Institut Fraser, s’est attaquée dernièrement aux régimes publics de retraite qu’elle qualifie de frauduleux au même titre que l’escroquerie de l’affaire Madoff, comme si l’État était un bandit de grands chemins.

 

Pour ce chantre du libre-marché, le régime des rentes du Québec (RRQ) ainsi que le fond de pension du Canada constituent du vol caractérisé. Elle stipule que les travailleurs devraient se voir dégager des paiements de la RRQ car ce régime est depuis toujours déficitaire.  C’est pourtant le lot de tous les fonds de pension par les temps qui courent.

 

Néanmoins, bien que ce fond ait été mal établi depuis sa fondation ( les premiers prestataires n’ont pas déboursé un sous dans leurs vies de travail), il ne demeure pas moins que le RRQ est une mesure sociale d’équité qui permet à ceux n’ayant pas les moyens de se payer un fond de pension privé de recevoir des revenus décents durant leurs retraites.

 

Un fait qu’elle a oublié de plein gré. 

Cependant, la réelle motivation de madame Elgrably se cachant derrière cet article n’est pas le bien-être des futurs retraités québécois, comme elle semble le prétendre, mais bien d’accroître encore plus les profits des capitalistes.

 

En effet, les employeurs contribuent eux-aussi, comme leurs employés, au régime des rentes du Québec.  Une réalité qu’elle ne dévoile pas dans sa chronique car son objectif est de libérer le patronat de ce boulet anti-profit au détriment de leurs employés qui devront alors contribuer seuls dans leurs plans de retraite.  

 

De plus, sa position est totalement incohérente en période de crise économique. 

Pendant qu’on cherche à diminuer les salaires et les avantages sociaux pour renflouer les coffres des entreprises en difficulté, on devrait, selon elle, en plus, retirer ce filet social minimal à l’ensemble des travailleurs pour permettre à une minorité de s’enrichir encore plus. 

 

Elle vise ainsi à détourner l’argent dû aux salariés vers les poches des plus nantis en exacerbant le fossé entre les classes sociales et en aggravant conséquemment la crise par une diminution de la demande générale.

 

Finalement, toutes les interventions de madame Elgrably ne servent qu’à avantager unilatéralement toujours et encore la caste des richissimes en faisant fallacieusement croire au commun des mortels que ce qui est bon pour les privilégiés économiques est aussi bon pour toute la société. 

Lire:

La mauvaise foi de Nathalie Elgrably

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L’inconsistance de Nathalie Elgrably

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Donnons une chance aux idées de Nathalie Elgrably!