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Le temps s’écoule pour GM.  Le compte-à-rebours de la faillite se fait de plus en plus lourdement entendre et aucune intervention publique ne semble pouvoir stopper la débâcle de l’ancienne plus grande compagnie au monde.

 

General Motors paie maintenant pour son excès de confiance dans un marché automobile qui ne connaît que des ratées depuis l’avènement de cette crise économique qui se veut la plus importante depuis les années 30 du siècle dernier.

 

Cette compagnie américaine jadis si renommée a creusé sa propre tombe en produisant des modèles de véhicules énergivores à des prix peu concurrentiels et d’une qualité moyenne. 

 

Avant même la crise, un constructeur étranger, Toyota, a dépassé l’ancien pilier de l’industrie automobile américaine en nombre de ventes de voitures.  Il ne suffisait que d’un petit coup de vent dans le dos insufflé par la crise économique pour propulser GM dans les bas-fonds.

Rien ne pourra sortir ce géant déchu de l’automobile du trou noir financier dans lequel il s’est lui-même foutu, même avec l’aide supplémentaire de 16,6 milliards récemment quémandée au gouvernement américain, car les consommateurs ont perdu toute confiance envers les produits proposés par General Motors. C’est ce que semble démontrer les récentes statistiques sur les ventes d’automobiles.

 

Qui, à part un consommateur crédule, imbécile ou déconnecté, achèterait un véhicule de cette compagnie en connaissance de cause de la précarité financière qu’elle connaît? Qui honorera les garanties ou fournira les pièces de rechange si GM déclare banqueroute dans les prochains mois ou les prochaines années?   

 

General Motors, c’est du passé.  Inutile de dépenser des milliards aux frais des contribuables pour une entreprise qui a déjà les pieds devants. 

 

Il serait plus à propos de conserver ces milliards de dollars pour des projets de relance plus pertinents et plus porteurs de richesse collective que de les perdre dans le sauvetage d’un bateau qui a déjà coulé.