Le gouvernement-enfant

Bien voilà. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a déposé son budget tant attendu avec l’appui subséquent des libéraux de Michael Ignatieff.   

 

Après avoir reçu une sérieuse tape sur les doigts en novembre dernier de la part de l’opposition majoritaire, le premier ministre et son cabinet ont acquiescé à des mesures de stimulation économique plus que jamais nécessaire devant la tempête qui s’annonce. 

 

Mais, comme un enfant que l’on réprimande à la moindre incartade, les conservateurs ont besoin d’être constamment surveillés, car dès que la population ou les partis d’opposition ont le dos tourné,  ils recommencent à fomenter leurs mauvais coups. 

 

Nous l’avons vu encore et encore dans le passé depuis l’accession au pouvoir du Parti réformi… euh pardon, conservateur : il s’agit d’un gouvernement immature et dogmatique cherchant toujours à imposer son agenda de droite en dépit des traditions sociale-démocrates de l’ensemble du pays. 

 

Heureusement, les puissants partis d’opposition agissent sur lui comme des parents envers leur enfant trop turbulent jusqu’à l’atteinte de sa « majorité ». 

 

Espérons qu’il en retiendra les leçons, ce qui serait surprenant pour ce gamin indiscipliné, si un jour il détenait totalement les rênes du pouvoir.   

 

À lire: Stephen Harper est-il schizophrène?

24 réflexions sur “Le gouvernement-enfant

  1. Excellent texte, excellente comparaison. Sauf que…

    Peu importe si cette aide passe ou non, ce sera néanmoins une preuve de plus que le système capitaliste dépend en fait du bon vouloir, ou du laisser-faire des prolétaires, du prolétariat…, cette classe exploitée par les bourges parasitaires et très, très minoritaires.

    Je n’ai rien contre l’être humain derrière le rôle, mais le bourgeois, peu importe la tournure d’un quelconque débat, sera en bout de ligne un exploitant du labeur d’autrui qui, d’abord élaboré grâce à une source de capitaux -non nécessairement mérités (et qui a défini les lois du mérite, et quelles sont-elles?-, aura pour but ultime, une forme d’impérialisme économique -visible ici, de par les concentrations de richesses qui se multiplient, tel Marx l’avait expliqué de diverses façons…-.

    Bref, une aide n’en changera aucunement la forme, soit celle du parasitisme, lequel légitime l’exploitation du prolétariat, soumis au diktat de la dictature bourgeoise, celle-ci non-élue.

    C’est malheureusement (l’aide financière…), le respirateur artificiel d’une espèce humaine, non-évoluée selon moi -puisqu’il existe toujours, en 2009, une forme d’exploitation-.

    Obama m’a l’air de bon père de famille, mais c’est u capitaliste, et un pur et dur. Il a le charisme, il fera gober n’importe quoi.

    C’est le premier noir, c’est bien pour la communauté noire, mais le soulignant, je joue le jeu du nationalisme, auquel je n’adhère point. Ce dernier, voué à nous diviser, a fait ses preuves et les bourgeois ne peuvent que s’en réjouir, car alors que nous quémandons la survie de nos exploitants, tout en nous divisant de par des «nations», la classe exploitée, ce fameux prolétariat et bien d’autres classes, la bourgeoisie, elle, prend son pied.

    Le capitalisme doit chuter, coûte que coûte, pour l’évolution de l’humanité et sa survie intellectuelle.

    Ces hommes singes ont assez régné, il est temps d’imposer notre diktat, en rasant les bases capitalistes et en supprimant ce droit d’exploiter. Il existe forcément une autre façon de favoriser les cerveaux en appétit de défi.

    Je suis contre toute aide, sauf si les compagnies sont systématiquement nationalisées, pour mauvaise gestion. Elles vivent dans un système privé, capitaliste, tel qu’elles le prônent. Or, dans ce système capitaliste, si vous et moi faisons faillite, aucune banque ne fera un banquet devant votre maison pour amasser les fonds nécessaires pour éponger vos dettes.

    On est soit, capitaliste, ou quelconque alternative. Le capitalisme, lui, dit que la compagnie privée doit se débrouiller avec ses gains et ses pertes. On le respecte, ou on ne le respecte pas. Si on le respecte, les contradictions sont flagrantes, tout comme le droit international d’ailleurs, qui donnerait de méchants maux de tête aux élites israéliennes

    Sinon, excellente comparaison. Tu sais aussi, ce que je pense du parasitisme…

  2. Je suis aussi déçu par le gouvernement, mais pour d’autres raisons. Je me dis conservateur car je pense qu’un gouvernement doit surveiller ses dépenses et conserver, autant que possible, un budget équilibré. Depuis son élection, le premier ministre n’a fait que baisser les impôts jusqu’à faire disparaître complètement le surplus légué par les libéraux. Et voici que, pour prolonger sa survie de quelques mois, le gouvernement transige sur les principes sur lesquels il s’était fait élire en octobre, et conçoit un budget pratiquement conforme à ce que proposaient ses adversaires. Cela me semble très près d’une démission, et beaucoup trop politicien à mon goût.

    Si des élections survenaient, je serais assez tenté de me ranger sous une autre bannière que la bleue.

  3. À Sylvain: Fort heureusement, je doute qu’une révolution communiste (puisqu’il faut bien nommer l’alternative) survienne de mon vivant. J’ai la plus grande crainte, cependant, de ce qui surviendrait à l’art, à la culture et à l’intelligence, dans un système tel que tu le proposes. « Imposer notre diktat » sonne étrangement comme un enrôlement.

  4. internationaliste

    Donner de l’argent aux banques n’est rien d’autre qu’une autre façon de payer les riches. Je suis totalement contre.

  5. L’exercice de la démocratie nous échappe de plus en plus. Ce budget fut dicté par les forces économiques. Ça explique le consentement des libéraux. Même si le monde financier est à la déroute, c’est encore lui qui « call les shots ».

  6. @Lutopium

    L’interventionnisme de l’État est normal en crise économique. Keynes en est le père et n’était pas pourtant un haut financier. C’est une politique économique sociale-démocrate.

  7. internationaliste

    Par contre de verser de l’argent à des banques n’a rien d’une politique progressiste.

  8. internationaliste

    Il y a peut-être quelques bons points dans ce budget, comme au niveau des dépenses sociales, mais ça reste un budget d’un gouvernement profondément néolibéral et l’aide accordée aux banques qui font de gros profits sur notre dos est un scandale.

  9. sylvainguillemette

    @ Piluc

    « À Sylvain: Fort heureusement, je doute qu’une révolution communiste (puisqu’il faut bien nommer l’alternative) survienne de mon vivant. J’ai la plus grande crainte, cependant, de ce qui surviendrait à l’art, à la culture et à l’intelligence, dans un système tel que tu le proposes. “Imposer notre diktat” sonne étrangement comme un enrôlement. »

    Cher Piluc, à Cuba, ces centres d’intérêts furent, avec reconnaissance de l’erreur, mis de côté lors de la révolution. Il en était de même en Europe et où le socialisme a pu percer. Toutefois, la situation s’est vue corrigée à Cuba, où même l’Église catholique a su joindre les rangs des révolutionnaires avec brio.

    On parle cher Piluc, de révolution socialiste d’abord, ensuite d’une déviation vers le communisme. Et fort heureusement pour moi, le capitalisme a su démontrer ses incohérences et ses contradictions, démontrant ainsi sa non-viabilité. Ces derniers mois, il a chuté, comme auparavant, et démontré qu’il était on ne peut plus dépendant du bon vouloir des payeurs de taxes, dont les prolétaires exploités par ces minoritaires parasites bourgeois.

    Quant à ce que vous dites sur le danger que l’intelligence soit attaquée, c’est on ne peut ridicule, puisque le marxisme relève de la science, sauf en cas d’imposture, comme ce fut le cas en Europe et ailleurs dans le monde. Un marxisme intransigeant se manifesterait par l’imposition d’une règle, la reconnaissance de la science, qu’elle soit intellectuelle ou environnementale. Peut-on en dire autant d’un système qui base sa viabilité sur le profit d’une minorité exploitant le labeur d’autrui? J’en doute.

    Quant au diktat lui-même, vous le vivez actuellement, sauf que la dictature au pouvoir, elle est bourgeoise et celle-là, vous ne pouvez point l’élire. Tout ce que vous pouvez élire, ce sont ses chevaliers, ses représentants, aux 4 ans. Le diktat, lui, reste intact. Alors qu’une dictature du prolétariat, soi de la majorité exploitée par un bourgeois en minorité, se transigerait par la dictature de la majorité, la démocratie quoi, la vraie.

    Qu’est-ce qui est préférable? La dictature d’une minorité non-élue et totalement inutile qui exploite le labeur de la majorité (exploitée), ou la dictature de cette majorité exploitée sur ces parasites qui ne servent à rien? Poser la question, me semble à moi, une réponse.

    Aussi, je vais me permettre d’ajouter que ce système capitaliste légitimant le parasitisme dépend plus que jamais des «plans de sauvetage» que je préfère nommer, «plans de pillage». C’est-à-dire que sans le consentement des prolétaires et des autres contribuables, le système capitaliste est mort, une fois de plus, laissant à qui veut l’entendre et le voir, une preuve de plus que ces gestionnaires élitistes n’en sont point indispensables. Un conseil ouvrier saurait se charger de la tâche, avec compétences à l’appui, en toute démocratie et sans là, percevoir le moindre profit du labeur des prolétaires.

    Le système capitaliste n’est qu’un système d’exploitation, point final. Et l’exploitation des êtres humains par eux-mêmes, a tout simplement assez duré. Il est temps d’évoluer.

    @ lutopium

    « L’exercice de la démocratie nous échappe de plus en plus. Ce budget fut dicté par les forces économiques. Ça explique le consentement des libéraux. Même si le monde financier est à la déroute, c’est encore lui qui “call les shots”. »

    Certes, mais sans les pillages successifs, les dettes bourgeoises auraient eu raison du système capitaliste effondré. C’est un mort-vivant qui ne survit que grâce aux capitalistes et grâce à nos dirigeants, ceux qu’on élit une fois aux 4 ans. Sans plan d’urgence, le capitalisme est mort en 1929… C’est devenu la secte nécrophile par excellence.

    Pour terminer, je suis CONTRE toute forme d’aide aux entreprises privées, que les travailleurs soient en danger ou non. S’il y a quelque chose à faire, c’est bien la révolution! Nationaliser par exemple, à jamais, les banques, je suis POUR. Mais nous savons que celles qui le furent seront ensuite privatisées et retournées aux bourgeois. Si on joue le jeu du capitalisme, aucune de ces entreprises, même mal en point, ne méritent quelconque aide. Sinon, se faisant, les entreprises privées sont les plus «assistés sociaux» de notre ère.

  10. Le darwinisme social se réclamait lui aussi de la science, tout comme de nombreuses idéologies d’inspiration raciste (je ne crois pas devoir préciser que je ne compare en rien ces pensées entre elles). L’appel à la science n’est qu’un vernis utile, appliqué pompeusement à un corps de doctrine qui non moins que les autres relève d’un présupposé idéologique et de valeurs absolument contestables. De nombreuses affirmations de Marx portant sur l’économie ont été dénigrées ou réfutées par ses successeurs, Böhm-Bawerk, Schumpeter et beaucoup d’autres. Même, comme l’illustre plaisamment l’exemple des sous-marins soviétiques, la science dans un régime communiste est souvent invoquée a posteriori pour donner une légitimité à une décision qui est d’ordre strictement politique: en d’autres mots, la science est du côté de ceux qui parviennent à exercer l’influence.

    Je lis que l’intérêt pour la science serait imposé par une règle dans un régime communiste. C’est un énoncé qui me semble contradictoire. Je passe rapidement sur le fait qu’au sein de tous les régimes communistes qui ont existé jusqu’ici, les règles constitutionnelles étaient surtout formelles et les gouvernants ne se sont guère souciés de les respecter – ils n’ont jamais manqué de prétextes spécieux pour se dérober à leurs obligations légales, d’ailleurs! La véritable contradiction réside dans le fait que l’intelligence – soit la science mais aussi l’art, qu’on ne semble pas beaucoup considérer ici – requiert pour se développer un certain esprit de liberté. Ce n’est certes pas à force de règles qu’on stimule parmi un peuple le goût de la connaissance et la curiosité pour l’inconnu.

    Je n’ai pas les connaissances pour débattre avec brio des propositions économiques de Marx. Je trouve cependant dans cette analyse, qui n’est pas sans mérite, la même étroitesse (à défaut d’un meilleur mot) que celle que je reproche aux tenants de la droite moderne, soit d’être axée strictement sur un point de vue économique. Quand bien même la population serait exploitée et la révolution permettrait l’abolition de cette exploitation (les deux énoncés me paraissent douteux), il n’y a rien dans ce discours qui me rassure sur le sort qu’on réserverait aux arts, aux lettres et à la science dans un régime communiste. Une dictature se traduit par une suppression des dissensions et, partant, de toute idée contestataire ou originale. Elle entraîne la soumission et jusqu’à un certain point la mise au pas des esprits. Ce n’est pas sans raison que, dans les régimes totalitaires, des arts officiels sont apparus. Un tel univers, même si les hommes y vivaient égaux et à l’aise, me semble parfaitement invivable.

    Je suis désolé si je parais parfois brusque. Je manque de temps pour réviser mes formules, et le sujet n’est pas sans réveiller des passions. La conversation est intéressante, je serais heureux qu’elle continue.

  11. sylvainguillemette

    « L’appel à la science n’est qu’un vernis utile, appliqué pompeusement à un corps de doctrine qui non moins que les autres relève d’un présupposé idéologique et de valeurs absolument contestables. »

    Je ne crois pas, l’application de la science est je crois, un essentiel pour quiconque veut se réclamer de la cohérence. Quant au socialisme, si vous voulez, contestez-le. Personne ne vous en empêche…, mais ce n’est pas en l’affirmant, tout simplement, que vous le ferez, j’espère.

    «De nombreuses affirmations de Marx portant sur l’économie ont été dénigrées ou réfutées par ses successeurs, Böhm-Bawerk, Schumpeter et beaucoup d’autres. Même, comme l’illustre plaisamment l’exemple des sous-marins soviétiques, la science dans un régime communiste est souvent invoquée a posteriori pour donner une légitimité à une décision qui est d’ordre strictement politique: en d’autres mots, la science est du côté de ceux qui parviennent à exercer l’influence.»

    Deux choses ici….

    D’abord, vous dites que certains réfutent Marx, mais là, vous m’accuseriez de supporter un dogme et je ne suis point dogmatique. Marx ne peut pas toujours avoir raison, comme Gallile, comme les autres professeurs, etc.. Même Einstein s’est trompé avec sa formule E=mc2. Ne m’accusez surtout pas de soutenir aveuglément une doctrine.

    Ensuite, vous sombrez dans un totalitarisme des plus profond en prétendant que l’époque de l’URSS fut soviétique, alors que les soviets, ces conseils populaires, n’existaient point –Staline les avait défaits, afin de s’approprier le pouvoir, d’où «DICTATURE SUR LE PROLÉTARIAT». Le socialisme peut-être, mais le communisme, c’est vous qui le voyez ici. Le communisme n’a jamais existé, puisqu’il aurait fallu qu’un tas de choses se produisent, comme l’absence de l’État, comme l’existence de conseils populaires où les élus sont révocables en tout temps, etc.. Bref, ce la n’a jamais existé où que ce soit dans le monde.

    Sinon, l’application de la science naturelle par exemple, n’a rien à voir avec quelconque pouvoir. Vous déviez dangereusement du débat en fait, pour exposer les ratées d’une nation, celle des russes, lesquels n’ont jamais vécu le COMMUNISME qui dois-je le répéter, n’a jamais existé, mais plutôt laissé place à diverses impostures ou ratées. Je pourrais étaler les explosions de Columbia, Challenger,sinon le nombre d’obèse en avance sur les autres nations… Mais cela n’aurait rien à voir avec l’État capitaliste états-unien.

    «Je lis que l’intérêt pour la science serait imposé par une règle dans un régime communiste. C’est un énoncé qui me semble contradictoire. Je passe rapidement sur le fait qu’au sein de tous les régimes communistes qui ont existé jusqu’ici, les règles constitutionnelles étaient surtout formelles et les gouvernants ne se sont guère souciés de les respecter – ils n’ont jamais manqué de prétextes spécieux pour se dérober à leurs obligations légales, d’ailleurs!»

    Encore une fois, vous faites preuve de mauvaise foi. Le communisme n’a jamais existé, mais les régimes socialistes eux, oui. Le socialisme précède le communisme et si l’on applique le marxisme, l’on se doit de respecter la science alors acquise. Ce que vous faites, c’est de porter des impostures en exemple et je dois ici vous rappeler que l’habit ne fait, malheureusement pour vous, pas le moine.

    Il n’a existé au monde que des DICTATURE «SUR» LE PROLÉTARIAT, alors que le communisme, c’est tout le contraire! DICTATURE «DU» PROLÉTARIAT. Cessez de prétendre connaître cela, vous peinez à différencier une dictature de l’autre, comment pouvez-vous sérieusement vous prétendre connaisseur du socialisme et aussi vainement du communisme? C’est comme si je critiquais le capitalisme de Batista ou de Pinochet ou même, du Roi de Monaco.

    «La véritable contradiction réside dans le fait que l’intelligence – soit la science mais aussi l’art, qu’on ne semble pas beaucoup considérer ici – requiert pour se développer un certain esprit de liberté.»

    Et voilà! On manipule le lectorat de Jimmy avec des mots magiques comme LIBERTÉ. Liberté d’exploiter et de se faire exploiter… Vive le capitalisme qui d’ailleurs, a vraiment fait ses preuves quant à l’application des sciences! Le système de consommation actuel en Amérique du Nord, nécessiterait une près de 5 à 7 planètes Terre s’il était globalisé! Parlons-en de l’application de la science, selon les capitalistes. Sinon, que dire du réchauffement climatique? Ouf…, et la morue? Etc..???

    Des conseils ouvriers démocratiquement élus pourraient faire valoir de vraies libertés, comme celle de ne plus se faire exploiter son labeur par un exploitant bourgeois non-méritant, lequel nous exploite grâce à son «divin» capital. La liberté, le capitalisme ne l’a pas épandue. Les richesses non plus d’ailleurs! Ces dernières furent concentrées dans les poches d’une minorité et dès lors que l’on suit régulièrement la bourse, cela s’expose honteusement. D’ailleurs, ces temps-ci, seules les grosses boîtes à ressources naturelles -privatisées- font des gains, un signe de concentration de richesses comme Marx l’exposait déjà à son époque. Le TSX est le représentant des ressources naturelles et Gérald Fillion à RDI, s’exclame avec enthousiasme dès qu’il voit ces chiffres gonfler. Mais qu’en est-il? Ce sont les grosses boîtes comme Barrick Gold ou Exxon, etc.. Bref, des pétrolières et des minières qui n’ont point l’envie de faire respecter les libertés des irakiens, des afghans ou même, des tanzaniens –des tanzaniens furent enterrés vivant par la Sutton Institute, laquelle est aujourd’hui propriété de Barrick Gold (Canada)-. Bref, cela démontre la cartellisation des richesses, plutôt que le partage de celles-ci, comme le prétendaient les oracles capitalistes.

    Le capitalisme mène également et inévitablement à l’impérialisme, lequel ne fait aucunement office de liberté pour ceux et celles qui subissent cet impérialisme… Parlez-en aux démocraties de l’Amérique latine, au Vietnam et aux autres de vos soit disant libertés. Vous risquez de recevoir une volée d’insultes!

    « Ce n’est certes pas à force de règles qu’on stimule parmi un peuple le goût de la connaissance et la curiosité pour l’inconnu. »

    Et pourtant, les écoles cubaines sont pleines à craquer et je parie que si j’instaurais un système universel d’éducation dans les autres pays du tiers monde, elles seraient aussi pleines à craquer. Aussi, je vous ferai noter qu’un État de droit, est un État rempli de règles. L’arroseur ici, s’arrose.

    Récemment, Cuba dévoilait un vaccin contre le cancer, Jimmy a d’ailleurs fait un billet sur le sujet. La longévité cubaine est égale à celle du Canada, tout comme le taux de mortalité infantile.

    « il n’y a rien dans ce discours qui me rassure sur le sort qu’on réserverait aux arts, aux lettres et à la science dans un régime communiste. »

    Informez-vous. Cuba, qui n’est pas plus communiste que les autres, mais bien socialiste, a fait l’erreur de rejeter une part de ses habitants, dont les artistes. Mais elle s’est vite reprise, et les a réintégrés au mouvement révolutionnaire où ils avaient plus que leur place soit dit en passant. Même l’Église catholique a joint la révolution cubaine. Il y a non seulement de la place pour ces sujets, mais je crois même qu’ils sont indispensables à la révolution, afin que celle-ci serve les intérêts de chacun, dans une perspective de non-exploitation toutefois.

    « Une dictature se traduit par une suppression des dissensions et, partant, de toute idée contestataire ou originale. Elle entraîne la soumission et jusqu’à un certain point la mise au pas des esprits. Ce n’est pas sans raison que, dans les régimes totalitaires, des arts officiels sont apparus. Un tel univers, même si les hommes y vivaient égaux et à l’aise, me semble parfaitement invivable. »

    Sauf qu’il s’agit ici d’une dictature DU prolétariat, donc de la majorité. Saviez-vous que vous viviez dans une dictature à l’heure actuelle? Que la démocratie, est la dictature d’un élu? Je crois que vous confondez ce terme avec la façon dont il fut utilisé par les manipulateurs capitalistes. J’aimerais également souligner le fait qu’il existe dans notre modèle capitaliste, une dictature sournoise, laquelle on ne peut pas élire, j’ai nommé la bourgeoisie.

    Comment peut-on élire ces élites qui nous exploitent, qui en fait, ne sont jamais soumis aux scrutins? C’est impossible! Ces exploitants sont désignés par le Capital et cela, mon cher, ne dévoile aucun mérite puisque ce divin capital permettant l’exploitation du labeur d’autrui peut avoir été légué, gagné à la loterie ou même, gagné dans une antécédente exploitation d’autrui. Bref, nous pataugeons ici, dans un totalitarisme patent, et ennuyant je dois dire.

    Tenant compte du fait que la DICTATURE «DU» PROLÉTARIAT, le communisme, soit en fait un conseil populaire où les élus démocratiques sont révocables en tout temps, je ne vois vraiment pas la raison pour laquelle vous parlez de DICTATURE «SUR» LE PROLÉTARIAT. D’imposition… Ne sommes-nous pas imposés de payer nos comptes ici? Ne suis-je pas imposé par une limitation de vitesse quand je vais sur la route? En quoi est-ce si différent d’une DICTATURE «DU» PROLÉTARIAT?

    Aussi, je me permets de noter que vous parlez de totalitarisme, or, le système capitalisme en regorge! Par exemple, le mérite, ou le risque, sont associés à la bourgeoisie qui pourtant, vit sur le labeur d’autrui. Et dois-je ajouter que la bourgeoisie n’a jamais été élue pour nous exploiter?
    Soyez vigilant! Vous avez vous-même fait preuve de totalitarisme.
    Oh! Et pendant que j’y suis, je trouve invivable d’être exploité par des parasites minoritaires, lesquels ne furent jamais élus pour ce! Un autre totalitarisme de votre part quoi, mais je suis certain que ce n’est pas volontaire.

    « Je suis désolé si je parais parfois brusque. Je manque de temps pour réviser mes formules, et le sujet n’est pas sans réveiller des passions. La conversation est intéressante, je serais heureux qu’elle continue. »

    Ce n’est rien, je suis habitué, mais tâchez la prochaine fois de mettre plus de rigueur dans vos analyses. Par exemple, vous devriez lire «Les principes du communisme», par Engel et Marx. Ce serait enrichissant. Vous ne pourriez plus prendre l’URSS pour une ébauche communiste, ni même, quelconque pays du monde. Aussi, il serait agréable, certes, de continuer ce débat et à cette fin, j’ai récemment fait un texte sur le risque partagé. http://reactionismwatch.wordpress.com/
    J’aimerais également que vous puissiez reconnaître les ratées du capitalisme et le fait que la dictature bourgeoise existe bel et bien et qu’elle n’a jamais été élue.

    Sinon, que de plaisir de débattre poliment! À une prochaine fois!

  12. Je refuse cette distinction trop facile qui veut que le communisme n’a jamais été tenté et que le régime soviétique n’était qu’une reproduction corrompue et imparfaite du socialisme idéal. Les hommes qui gouvernaient l’Union Soviétique avaient l’intention de créer un régime communiste, et certains ont même eu la conviction de vivre dans un tel régime; dans tous les cas, ils se sont employés de leur mieux à suivre la doctrine marxiste. Partout où des révolutionnaires ont voulu imposer le communisme, il en est résulté des gouvernements autoritaires et parfois totalitaires, qui écrasaient les libertés et obéraient l’indépendance des individus. Dans tous les domaines, lorsqu’une même formule échoue une fois, deux fois, trois fois, on en tire les conclusions et on passe à autre chose. Quand même il n’aurait jamais été appliqué de façon intégrale – aucun système ne l’est jamais -, le communisme a eu sa chance et l’a manquée, plusieurs fois.

    Je crois qu’il y a confusion dans les termes, et je veux revenir sur un point pour montrer que le capitalisme ne peut pas aboutir au totalitarisme. Le capitalisme est une structure essentiellement neutre: tourné autour de lois objectives comme l’offre et la demande, il prescrit un cadre aux individus dans lequel ceux-ci évoluent au gré de leur choix. Le capitalisme n’est pas totalitarisme, car est totalitaire toute politique qui s’insère dans la vie des particuliers et leur impose leurs décisions, leurs opinions, leurs modes de vie. Nulle part dans la notion de capitalisme on ne trouve une telle contrainte. On peut suggérer que le capitalisme conduit à l’exploitation; mais au totalitarisme, d’aucune façon.

    Au sujet du domaine artistique et culturel, je remarque avec tristesse que rien dans le message qui précède n’est de nature à me rassurer quant à la vie dans le communisme. Les gens peuvent vivre heureux tout en subissant une certaine forme d’exploitation, justement en raison de l’effet à la fois rassérénant et stimulant de l’art. S’il manque l’art, s’il manque la création, je suis convaincu au contraire que personne ne pourrait vivre heureux, les conditions économiques de tous devraient-elles être plus élevées qu’actuellement. C’est peut-être justement la raison du malaise qui semble planer actuellement sur nos sociétés de consommation.

    Je trouve un peu navrant qu’on invoque encore de nos jours l’exemple de Cuba. On y vit longtemps, peut-être: mais on y vit mal, on y vit pauvrement, et l’État partout réprime l’autonomie et la libre expression de ses sujets.

    Je reproche à la droite moderne de se confiner à la sphère économique et, ce faisant, de manquer toutes sortes d’autres domaines également importants de l’existence humaine: l’art, la science, la psychologie, la philosophie, etc. L’idéologie communiste tombe aussi dans ce travers, hélas trop souvent. C’est une chose si agréable lorsqu’on parvient à échapper aux chiffres, ne serait-ce qu’un court moment.

  13. internationaliste

    Pourtant il y a eu des régimes capitalistes totalitaires. Qu’on pense aux régimes fascistes comme Franco, Salazar, Mussolini, les juntes militaires latino-américaines, Pinochet, Suharto en Indonésie, Batista à Cuba, Tchang-Kaï-Chek en Chine contientale et ensuite à Taïwan, etc.

    Pour ce qui est de Cuba, c’est vrai que les conditions de vie sont difficiles mais c’est encore un pays du Tiers-Monde et si on compare aux bidonvilles de nombre de villes sud-américaines c’est beaucoup mieux. Quant à la répression il faut relativiser car il y a eu des films critiques envers le régime cubain qui ont été tourné dans les années 90 comme Frase y Chocolate et des groupes dissidents comme le Projet Varela continue d’opérer au grand jour.

  14. sylvainguillemette

    Cher Piluc, je me dois encore de répondre à votre article truffé de demi-vérités, hélas…

    «Je refuse cette distinction trop facile qui veut que le communisme n’a jamais été tenté et que le régime soviétique n’était qu’une reproduction corrompue et imparfaite du socialisme idéal. Les hommes qui gouvernaient l’Union Soviétique avaient l’intention de créer un régime communiste, et certains ont même eu la conviction de vivre dans un tel régime; dans tous les cas, ils se sont employés de leur mieux à suivre la doctrine marxiste.»

    Malheureusement pour votre lectorat, je dois panser vos erreurs. Staline, lorsqu’il fut installé au pouvoir en tant que dictature SUR le prolétariat, déjà, faisait fi du marxisme selon Engel et Marx. Ensuite, dès lors qu’il était en place, il a défait les soviets, ce qui se traduit par «conseils populaires» en français, faisant encore une fois, fi du marxisme qui appelait lui, à la dictature DU prolétariat, de par ces fameux soviets. C’est donc encore une fois, un mensonge éhonté que vous mettez sur la page de Jimmy.

    Et si les gens avaient l’impression de vivre marxistement, des êtres humains ont déjà eu la certitude de marcher sur une Terre plate.

    « Partout où des révolutionnaires ont voulu imposer le communisme, il en est résulté des gouvernements autoritaires et parfois totalitaires, qui écrasaient les libertés et obéraient l’indépendance des individus. »

    Euh…. C’est que, peut-être ne l’aviez-vous pas remarqué, mais c’est exactement la même chose dans le capitalisme. Totalitaire quant «mérite» des bourgeois, totalitaire quant au débat de fond sur l’exploitation des masses, totalitaires dans les médias de masse «privés», et même totalitaire quand vous faites croire au lectorat que le communisme a existé.

    Sinon, parler de l’autoritarisme en faisant fi des deux siècles passés sous l’impérialisme des États-Unis, c’est assez hypocrite merci, non? Quiconque connait l’histoire, sait que partout où les gens se sont donnés des pouvoirs socialistes, les États-Unis y étaient également pour imposer leur dictat capitaliste, soit en faisant des coups d’État, soit en assassinat ou en mettant sur pied, des assassins de militants syndicalistes ou socialistes. Oh! Et en passant, Salim Lamrani a démontré maintes fois que les répressions états-uniennes, vis-à-vis celles de Cuba, étaient maladroitement plus excessives que ces dernières -pour les mêmes crimes-! On y reviendra plus bas, puisque vous osez en parler. Sinon, je peux continuer d’affirmer que les régimes capitalistes ne se gênent pas pour réprimer fortement les manifestants de gauche, comme aux États-Unis par exemple, où lors du dernier congrès républicain en vue de projeter le terroriste* John McCain au pouvoir, les manifestants de gauche et végétariens furent capturés et menottés dans leur domicile, AVANT la manifestation! Après les guerres préventives, voilà les arrestations préventives de manifestants pacifistes!

    *Il a lancé du NAPALM sur des villages vietnamiens, juste avant d’être traité comme un roi par ces geôliers qu’il accusait de l’avoir «torturé»…

    « Dans tous les domaines, lorsqu’une même formule échoue une fois, deux fois, trois fois, on en tire les conclusions et on passe à autre chose. Quand même il n’aurait jamais été appliqué de façon intégrale – aucun système ne l’est jamais -, le communisme a eu sa chance et l’a manquée, plusieurs fois. »

    Quelle chance? Chaque fois qu’un système socialiste voyait le jour, les impérialistes états-uniens et autres s’assemblaient pour faire échec à ces systèmes? Mais de quelle chance parlez-vous donc?

    Lorsque les sandinistes du Nicaragua, sous Ortega, ont renversé une dictature –Somosa- âgée de 45 ans, Ronald Reagan est arrivé en renfort avec ses mercenaires, ses tueurs à gage, des dizaines de milliers de meurtriers, pour remettre en place cette dictature pourrie.

    Lorsque la République dominicaine a tenté de faire pareil, même chose! Un bain de sang!

    Lorsqu’El Salavador a fait sa révolution, Washington n’a pas hésité à y envoyer des tueurs et des appareils pour que la répression de droite soit sans merci.

    Lorsque la révolution d’octobre eu lieu, cela n’a pas pris des années avant que la coalition de capitalistes ne s’en mêlent et tente de renverser, en vain, la tentative socialiste.

    Bref, il n’y a aucun exemple de CHANCE, mais des tas d’exemples de «répression autoritaire» de la part des capitalistes. Vous faites l’hypocrite ou vous ne connaissez pas votre histoire, c’est pathétique.

    Combien de fois Washington a-t-elle tenté de renverser Castro déjà? En fait, dès lors qu’on est socialiste et au pouvoir, nos jours sont comptés parce des autoritaires bourgeoisies du monde en viendront à payer des tueurs pour se débarrasser de nous. Regardez Chavez qui, en 2002, a essuyé un coup d’État organisé par la maison blanche. Alors, les radios CAPITALISTES comme Globovision et RCTV appelaient au meurtre du président démocratiquement élu.

    Je le répète, il n’existe aucun exemple de société socialiste qui fut dispensée d’actes criminels de la part des sociétés capitalistes! Aucune!

    Quant au capitalisme, il a eu sa chance et chaque fois, il a sombré entraînant avec lui, les prolétaires et les divers contribuables, afin que ces derniers paient les dettes des incapables de gérer, bourgeois. Le capitalisme est mort et celui qui continue de le vénérer, malgré ses échecs patents, n’est qu’un nécrophile non-surveillé. Oh! Et pendant que j’y suis, la cartellisation des richesses sous le capitalisme dément aussi son soit disant partage de richesses qui, en fin de compte, finissent toutes dans les poches de la minorité parasitaire qui bénéficie d’un totalitarisme des plus odieux, soit celui de l’exploitation des humains par des humains*.

    *Aucun débat n’entoure cette exploitation, il s’agit en fait d’un totalitarisme des plus épandus sur Terre.

    «Je crois qu’il y a confusion dans les termes, et je veux revenir sur un point pour montrer que le capitalisme ne peut pas aboutir au totalitarisme. Le capitalisme est une structure essentiellement neutre: tourné autour de lois objectives comme l’offre et la demande, il prescrit un cadre aux individus dans lequel ceux-ci évoluent au gré de leur choix. Le capitalisme n’est pas totalitarisme, car est totalitaire toute politique qui s’insère dans la vie des particuliers et leur impose leurs décisions, leurs opinions, leurs modes de vie.»

    Justement, le capitalisme est le système totalitaire par excellence, puisqu’il nous impose un système d’exploitation, avec lequel nous n’avons pas consenti. De plus, ce système est fautif et cumule les échecs lamentables du partage des richesses qui sont en réalité, concentrées dans les avoirs d’une minorité privilégiée bourgeoise –il y a sur Terre 10 000 000 de millionnaires, ce qui équivaut à 0.15% de la population mondiale-.

    Quant aux fameuses lois de l’offre et la demande, elles ne rendent en rien l’exploitation des uns par d’autres indispensable à la vie humaine. C’est un autre totalitarisme. Ce système n’en finit pas d’être totalitaire, bizarre que cela vous ait échappé.

    Aussi, j’aimerais ajouter le fait que les humains, dans le capitalisme, n’ont d’autre choix que; subir l’exploitation, ou exploiter. Alors laissez tomber la multitude de choix, je vous en prie.

    « Nulle part dans la notion de capitalisme on ne trouve une telle contrainte. On peut suggérer que le capitalisme conduit à l’exploitation; mais au totalitarisme, d’aucune façon. »

    Si! Au contraire! Puisqu’un mode d’exploitation existe et ce, sans en avoir été débattu. Désolé!

    « Au sujet du domaine artistique et culturel, je remarque avec tristesse que rien dans le message qui précède n’est de nature à me rassurer quant à la vie dans le communisme. Les gens peuvent vivre heureux tout en subissant une certaine forme d’exploitation, justement en raison de l’effet à la fois rassérénant et stimulant de l’art. »

    Je vois que votre perception du monde des arts semble limitée et totalitaire, puisqu’en partant, vous mettez dans un panier de «volontaires à la compétition maladive des singes capitalistes», tous les artistes qui en fait, parfois, sortent des rangs, des rangs totalitaires. Ce qui m’effraie moi, c’est que sous la tutelle capitaliste, et les faits le démontrent, un artiste peut crever de faim si son art n’est pas «dans le sens des idées préconçues» ou compétitif. Renseignez-vous, parce que les artistes dans le système capitaliste, ne sont pas tous riches…, ou ils le deviennent à leur mort, quand les bourgeois ne savent plus quoi faire de leur capital divin –permettant l’exploitation du labeur d’autrui (totalitarisme)-.

    « S’il manque l’art, s’il manque la création, je suis convaincu au contraire que personne ne pourrait vivre heureux, les conditions économiques de tous devraient-elles être plus élevées qu’actuellement. C’est peut-être justement la raison du malaise qui semble planer actuellement sur nos sociétés de consommation. »

    Dans un système socialiste, la vie est assurée à ces artistes et dans le modèle capitaliste, il suffit de sucer la bonne graine ou de faire bonne impression aux bourgeoisies en moyen de payer. D’ailleurs, j’ai cessé depuis longtemps de calculer les artistes pauvres dans notre société. Un bon écrivain par exemple, voit ses profits bouffés par l’éditeur, etc.. Pareil pour le chanteur, c’est le bourgeois qui mange les fruits du labeur. N’importe quoi…

    «Je trouve un peu navrant qu’on invoque encore de nos jours l’exemple de Cuba. On y vit longtemps, peut-être: mais on y vit mal, on y vit pauvrement, et l’État partout réprime l’autonomie et la libre expression de ses sujets.»

    Ce que je trouve navrant moi, c’est de voir à quel point les capitalistes convaincus crachent sur Cuba en la comparant à des pays riches et industrialisés, alors que Cuba est une île du tiers-monde. Si l’on compare Cuba à la République dominicaine, ça change tout! Et si je prends Cuba et que j’y compare les conditions de vie avec quelconque autre pays du tiers-monde, elle en sort gagnante. Cuba n’est pas un pays riche, cessez de la comparer avec ceux-ci. Son système de santé universel va même jusqu’à pousser des états-uniens à y aller se faire soigner, parce que le réseau capitaliste privé est trop coûteux pour le commun des mortels états-uniens, surtout aujourd’hui!

    Aussi, j’aimerais préciser que la liberté d’expression à Cuba est respectée, sinon autant qu’aux États-Unis où il est plus ou moins permis de se revendiquer du communisme. Sinon, les groupes de dissidents dont vous pourriez parler à Cuba sont généralement les conscrits soudoyés par Washington, la plupart nostalgique de la belle époque de Batista. Et à ce sujet, cela m’étonne que vous en parliez, puisque ces mêmes groupes de dissidents, jadis, faisaient exploser les hôtels cubains, les discothèques cubaines et des avions civils cubains. Bref, une bande de terroristes qui furent par le passé, entraînés par la CIA, armé par Washington et financée par celle-ci. http://www.voltairenet.org/article146173.html

    J’aimerais également préciser que l’année dernière, Washington a investis des dizaines de millions de dollars états-uniens aux seules fins de propager la bonne nouvelle capitaliste à Cuba… Ces fameux dissidents en ont touchée une bonne partie.

    Je vous mets également au défi d’aller brandir un drapeau communiste à Washington, devant le Congrès. Et pourtant, les manifestations nazies, elles, sont permises.

    Quant à Cuba, elle est citée parce que comme exemple, il est rare d’en trouver de meilleurs! À Cuba, on ne se prétend pas communiste, on le dit ouvertement, l’île est SOCIALISTE, en route VERS le communisme. Mais l’éducation des masses prolétaires prend du temps, c’est d’ailleurs un exemple RÉALISTE. Des changements de ce type se font généralement sur plusieurs générations et non pas en six mois. Vous semblez, vous, prétendre que cela suffit. Aussi, trouvez-moi un seul autre pays au monde qui peut envoyer des médecins par dizaines de milliers (30 000 médecins cubains soignent les vénézuéliens dans les Barios), vous ne trouverez que des impérialistes capables d’envoyer des dizaines de milliers de militaires et de bombes.

    Bref, je trouve un peu navrant que des gens crachent sur les efforts d’un pays du tiers-monde, une île prise sous un blocus illégal depuis près de 50 ans, un système socialiste qui a subit les pires attaques économiques et qui a su se sortir d’un autre COUP D’ÉTAT capitaliste, sans trop de dégâts! Quelle bravoure et quelle honte pour les impérialistes capitalistes!

    Oh! J’oubliais quelque chose de très, très important! Nous sommes des milliers de dissidents nord-américains anti-capitalistes, est-ce que vous voyez les médias en faire un plat? Avez-vous vu l’ONU condamner le capitalisme en notre soutient? Me donne t-on une tribune, a moi? Est-ce que Reporters Sans Frontières* suit mes critiques vis-à-vis les crimes de guerre des États-Unis, lesquels sont restreints à utiliser l’impérialisme pour étendre leur empire?

    *RSF est un outil paravent de la CIA (La CIA est une organisation terroriste qui utilise cette voie pour arriver à ses fins), financé par celle-ci. En 2002, RSF a participé au coup d’État contre Hugo Chavez, alors élu par plus de 60% de la population vénézuélienne.

    Et pour finir, il est temps que vous lisiez un peu plus sur Cuba et que vous cessiez de propager des mensonges populistes à son endroit. Car également, il est à noter que la globalisation du modèle cubain coûterait près de 3 planètes Terre, alors quand vous dites que c’est pauvre, scientifiquement parlant, vous demeurez néanmoins dans le champ. Bonne lecture! (Vous trouverez cher adversaire, ce que vous cherchez, comme par exemple, ce que Cuba fait de ses artistes ou quels sont les droits et libertés d’expression. Plutôt que de vous fier aux multiples discours populistes anti-socialistes, allez donc lire par vous-même!)

  15. sylvainguillemette

    Et je n’ai pas le choix, je dois démentir les propos de Piluc en ce qui concerne Cuba. Je dois l’inviter à revoir sa position sur Cuba, quant aux droits et libertés d’expression, puisque Washington ne permettrait à personne se disant socialiste, de FINANCER UN SOULÈVEMENT contre Washington.

    Piluc affiche ici une politique de doubles-mesures, puisqu’il est certainement conscient que si Cuba finançait des socialistes états-uniens visant à renverser le régime capitaliste aux États-Unis, Cuba serait immédiatement envahie ou détruite. C’est sinon, de la pure hypocrisie.

    Et voilà pour les extraits du rapport annuel de la République de Cuba pour son examen périodique universel à Genève le 31 octobre 2008:

    «RAPPORT NATIONAL DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA POUR L’EXAMEN PÉRIODIQUE UNIVERSEL Genève, le 31 octobre 2008 »

    …LE SYSTÈME POLITIQUE CUBAIN…

    9. Cuba est un État socialiste de travailleurs, indépendant et souverain, organisé avec tous et pour le bien de tous, en tant que République unitaire et démocratique, en vue de la jouissance des libertés politiques, de la justice sociale, du bien-être individuel et collectif et de la solidarité humaine.

    12. La Constitution socialiste a été adoptée en 1976 par référendum populaire auquel ont participé 98 p. 100 des électeurs, dont 97,7 p. 100 ont voté oui, ce qui a permis de consolider l’institutionnalisation du système par la création, entre autres, des organes du pouvoir populaire.

    13. Une réforme de la Constitution et du système électoral a permis en 1992 d’en élargir et enrichir les fondements démocratiques, notamment par l’élection au suffrage direct et secret des députés de l’Assemblée nationale et des délégués des assemblées provinciales. La large participation du peuple aux différentes élections confirme que l’immense majorité des Cubains et des Cubaines soutient son système politique. Une nouvelle modification de la Constitution datant de 2002, adoptée par plus de huit millions de Cubains, soit l’immense majorité du peuple, a réaffirmé la nature socialiste de la Révolution.

    19. L’administration de la justice, qui émane du peuple, est exercée en son nom par le Tribunal suprême populaire et les autres tribunaux institués conformément à la loi.

    22. La nature démocratique de la société cubaine ne se borne pas aux organes du pouvoir populaire. Il y existe des formes de démocratie directe et une culture de la participation, dont l’action d’organisations sociales et d’organisations de masse représentatives de la pluralité de la société. Les décisions importantes ne sont adoptées qu’une fois assuré un large consensus social.

    23. L’Etat cubain reconnaît et encourage les organisations de masse et les organisations sociales, nées au cours des luttes historiques de notre peuple et groupant différents secteurs de la population, représentant leurs intérêts spécifiques et les faisant participer à la construction, à la consolidation et à la défense de la société.

    24. Caractéristiques essentielles du système électoral cubain

    a) Registre électoral public, à inscription universelle, automatique et gratuite de tous les citoyens de plus de seize ans ayant le droit de vote.

    b) Proposition directe des candidats lors d’assemblées d’électeurs.

    c) Absence de campagnes électorales discriminatoires, lucratives et coûteuses.

    d) Transparence. Le dépouillement du scrutin est public.

    e) Exigence d’un soutien majoritaire : on n’est élu qu’à condition d’avoir recueilli plus de la moitié des votes valides.

    f) Suffrage libre, égal et secret. Tous le citoyens cubains ont le droit d’élire et d’être élus, hormis les exceptions prévues par la loi. Les listes de parti n’existant pas, chaque électeur vote directement pour le candidat de sa préférence.

    g) Éligibilité et renouvellement de tous les membres des organes représentatifs du pouvoir de l’État.

    h) Tous les élus doivent rendre compte périodiquement et sont révocables à tout moment de leur mandat.

    i) Les députés et délégués ne sont pas payés pour l’exercice de leurs fonctions.

    j) Participation élevée des électeurs : 96,89 p. 100 ont participé aux élections de députés en 2008.

    k) Dans sa composition, le Parlement est représentatif des secteurs les plus divers de la société. Il existe un député pour 20 000 habitants ou fraction de plus de 10 000. Toutes les municipalités sont représentées à l’Assemblée nationale. Au moins la moitié des députés doivent être délégués des circonscriptions électorales et y vivre.

    l) L’Assemblée nationale élit en son sein le Conseil d’État et le président de celui-ci, lequel est chef d’État et de gouvernement et doit se soumettre par conséquent à deux scrutins au vote libre, direct et secret : d’abord, pour être élu député, ensuite pour être élu président du Conseil d’État.

    m) L’initiative législative n’est pas l’apanage des seuls députés, mais incombe à l’ensemble de la société : les organisations syndicales, étudiantes et lycéennes, féminines, sociales, voire les citoyens à titre individuel peuvent l’exercer, à condition, dans le cas d’individus, qu’elle soit soutenue par dix mille personnes ayant le droit de vote.
    n) Les lois sont soumises aux députés et adoptées à la majorité. Aucune loi n’est soumise à l’Assemblée nationale réunie en séance plénière avant que, au terme de consultations réitérées des députés et de la prise en compte de leurs propositions, il ne soit clairement prouvé que ladite loi fasse l’objet d’un consensus majoritaire en vue de sa discussion et approbation. Ce concept implique dans la pratique la participation de la population à l’analyse et à la discussion des questions stratégiques.

    o) Il n’existe pas de partis politiques à vocation électorale, la fonction que ceux-ci jouent à cet égard dans d’autres pays étant exercée directement par la population ou par ses représentants. Le Parti communiste ne participe pas aux élections, se bornant à être le garant de leur qualité et de leurs transparences. Il n’est pas besoin d’être militant du parti pour être présenté et élu : 34,24 p. 100 des plus de 15 000 délégués de circonscription ne le sont pas. C’est le peuple qui nomme et élit les représentants du pouvoir local. Et ce sont les délégués des assemblées municipales qui, au terme de vastes consultations auprès des organisations sociales, nomment les candidats à députés de l’Assemblée nationale et à délégués des assemblées provinciales.

    25. Cuba ne prétend pas être une société parfaite. La principale qualité de son système politique est sa capacité à se perfectionner constamment en fonction des besoins posés par la volonté de participation pleine, véritable et systématique du peuple à la direction et au contrôle de la société.

    29. La Loi 59 du 16 juillet 1987 (Code civil) ; la loi 49 du 28 décembre 1984 (Code du travail) ; la loi 81 (Loi de l’environnement) ; la loi 14 de 1977 (Loi du droit d’auteur) ; la loi 24 de 1979 (Loi de la sécurité sociale) ; la loi 1289 de 1975 (Code de la famille) ; la loi 16 de 1978 (Code de l’enfance et de la jeunesse) ; la loi 62 de 1987 (Code pénal) ; la loi 7 de 1977, modifiée par le décret-loi 241, du 26 septembre 2006 (loi de procédure civile, administrative, du travail et économique) ; la loi 5 de 1977 (Loi de procédure pénale) et d’autres lois complètent et fixent des garanties à l’exercice à Cuba de tous les droits de l’homme. Les traités internationaux signés au nom de l’État cubain ou de son gouvernement constituent font aussi parti de l’ordre juridique du pays. Cuba a signé ou ratifié les principaux instruments internationaux obligatoires en matière de droits de l’homme.

    32. 32. L’État cubain est doté sur le plan institutionnel d’un système d’organes indépendants, couronné par le Tribunal suprême, lesquels agissent d’une manière collective et sont composés en accord avec leurs compétences et à partir d’une large participation populaire à l’administration de la justice. Le système judiciaire cubain repose sur les principes suivants :

    a) Indépendance absolue des juges individuellement et de l’ensemble du système de tribunaux quand ils administrent la justice.

    b) Caractère populaire de la justice, principalement par l’incorporation de juges non professionnels aux fonctions judiciaires aux côtés des juges de carrière.

    c) Caractère électif de tous les juges (de carrière et non professionnels).

    d) Égalité absolue de toutes les personnes devant la loi.

    e) Intégration collective des tribunaux à tous les actes d’administration de la justice, quelles que soient l’instance judiciaire et la nature de la question.

    f) Présomption d’innocence. Tout prévenu est innocent jusqu’à preuve du contraire, laquelle incombe au ministère public.

    g) Tous les procès sont publics, hormis les cas prévus par la loi.

    h) Toutes les décisions des tribunaux peuvent faire l’objet d’un pourvoi selon ce que fixe la loi dans chaque cas.

    Tout accusé a droit à la défense.

    LES DROITS CIVILS ET POLITIQUES

    39. La peine de mort. Bien qu’encore inscrite dans la législation nationale, l’application de cette sanction à Cuba a revêtu et continue de revêtir un caractère tout à fait exceptionnel. Les tribunaux ne l’appliquent que dans les cas les plus graves des crimes pour lesquels elle a été prévue. Elle ne peut être infligée aux personnes de moins de vingt ans, ni aux femmes qui ont commis un crime en état de grossesse ou qui le seraient au moment où le verdit a été prononcé. En 1999, l’Assemblée nationale du pouvoir populaire a adopté la loi nº 87 portant modification du Code pénal et recommandation de la peine de prison à perpétuité pour certains crimes afin, surtout, de la substituer à la peine de mort. Cuba a appliqué cette politique depuis 2000, exception faite d’avril 2003. En 2008, un groupe de condamnés à mort a vu sa peine commuer. Cuba a incorporé dans sa législation les garanties établies par les Nations Unies en la matière et les applique scrupuleusement.

    40. Liberté religieuse. La Révolution cubaine a respecté toutes les Églises et toutes les convictions religieuses sans discrimination. L’État cubain protège la liberté de culte. La Constitution dispose la séparation de l’Église et de l’État. Ses articles 8, 42 et 55 stipulent que l’État reconnaît, respecte et garantit la liberté religieuse (droit d’avoir ou non des convictions religieuses, d’en changer ou non et de pratiquer ou non un culte), valident la séparation des institutions religieuses et de l’État et confirment que les différentes croyances jouissent du même traitement.

    43. L’enseignement général incombe à l’État, est gratuit et se fonde sur les conclusions et les apports de la science. Les parents sont libres de garantir à leurs enfants l’éducation religieuse et morale en accord avec leurs convictions, qui peut passer par l’enseignement religieux au sein de la famille ou dans des séminaires. (Intéressant pour les adéquistes!)

    44. Liberté d’opinion, d’expression et de la presse. La Constitution reconnaît à son article 53 ce droit à tous les citoyens. Les conditions matérielles de son exercice reposent sur un niveau éducationnel et culturel élevé et sur le fait que la presse, la radio, la télévision, le cinéma et d’autres médias sont de propriété sociale.

    45. Il existe à Cuba un large débat sur les questions les plus diverses de la vie politique, économique, sociale et culturelle aussi bien de la nation que du reste du monde. Dans le domaine intellectuel, culturel et universitaire, le dialogue et la création artistique sont encouragés, ce qui se reflète dans la diversité de publications éditées et dans la variété d’œuvres artistiques mises à la disposition de la population. En 2007, plus de soixante-dix écrivains et maisons d’édition ont participé à vingt-six foires du livre internationales, dont, parmi les plus notables, celles de Francfort, de Guadalajara et de Barcelone. La création la plus libre y est favorisée, ce qui entraîne une activité intellectuelle intense qui se reflète dans les diverses publications qui circulent normalement dans tout le pays et dans les différentes œuvres qui sont le fruit de notre mouvement artistique très divers. Cuba compte 723 publications périodiques, 406 en version papier et 317 en version numérique, et 91 stations de radio. La Dix-septième Foire internationale du livre de La Havane (2008) s’est étendue à quarante-deux villes et a permis de mettre en circulation plus de huit millions d’exemplaires de nouveaux titres, dont plus de la moitié a été achetée par la population durant les vingt-quatre jours qu’elle a duré, et ce à des prix modiques car l’État concède une grande priorité à cette question.

    46. Les artistes et créateurs cubains se retrouvent dans des organisations non gouvernementales (danse, musique, dessin, arts plastiques, etc.), parmi lesquelles se distinguent l’Asociación Hermanos Saíz qui regroupe volontairement les plus importants écrivains, artistes, intellectuels et promoteurs de moins de trente-cinq ans, et l’Unión de Escritores y Artistas de Cuba (UNEAC) qui comptait 8 454 membres en 2007. La large démocratisation de la culture à Cuba a permis la tenue de nombreux congrès d’artistes et créateurs qui ont facilité un débat ouvert et profond sur de nombreuses questions. Le Septième Congrès de l’UNEAC (avril 2008) a élargi la gamme de thèmes de discussion (politiques, économiques et sociaux).

    47. Un vaste débat s’est tenu récemment à l’échelle nationale sur la réalité cubaine : plus de 5 millions de Cubains de tous les secteurs de la société ont pris part à 215 687 réunions et formulé plus de 1 300 000 questions, critiques et propositions.

    49.Droit de réunion, de manifestation et d’association pacifiques. La Constitution cubaine reconnaît à son articule 54 ces droits qui sont aussi protégés par d’autres lois, dont celle d’Associations (loi 54) et le Code du travail qui garantit le droit de syndicalisation et le droit de tous les travailleurs de se réunir, de discuter et d’exprimer librement leurs opinions sur toutes les questions qui les concernent. Il existe dix-neuf syndicaux nationaux et une Centrale syndicale. Ces droits sont largement exercés à Cuba. La société civile est formée de plus de deux mille organisations, dont, en particulier, des organisations sociales et des organisations de masses groupant les femmes, les paysans, les travailleurs, les jeunes, les étudiants et lycéens, les pionniers et les voisins de quartier, ainsi que des associations scientifiques, professionnelles, techniques, culturelles, artistiques, sportives, religieuses, des amicales, des associations d’amitié et de solidarité, et toutes autres fonctionnant aux termes de la loi des Associations.

    70. Le droit à la santé. Chaque Cubain est assuré d’accéder à des services de santé gratuits de haute qualité. La Constitution de la République (article 50) et la Loi de santé publique (loi 45, chapitre I, article 4) consacrent ce droit pour tous les Cubains.

    71. Le droit à la santé est assuré à travers le système national de santé totalement financé par l’État, qui dispose d’un réseau très étendu d’institutions d’un bout à l’autre du pays. Cuba compte de plus de 500 000 travailleurs de la santé, et les services vont depuis les soins de santé primaires et préventifs efficaces jusqu’à des interventions chirurgicales utilisant des techniques de pointe. Les indicateurs de santé de Cuba soutiennent la comparaison avec ceux des pays développés. Entre autres la mortalité infantile chez les enfants de moins d’un an, 5,3 décès pour 1 000 naissances vivantes, et une espérance de vie à la naissance de 77,97 ans.

    75. De 1963 au 31 mai 2008, plus de 341 000 coopérants civils ont travaillé dans 154 pays, dont plus de 126 000 étaient des professionnels et des techniciens de la santé dans 104 pays. Actuellement, presque 51 000 professionnels et techniques cubains prêtent service dans 96 pays, dont plus de 30 000 dans le secteur de la santé de 74 pays.

    77. Dans le domaine de l’éducation des méthodes mises au point par des experts cubains, telles que « Oui, je peux » et « Oui, je peux continuer », ont permis d’alphabétiser des millions de personnes, dont des indigènes, des afro-descendants et des femmes dans les secteurs ruraux. Au 14 octobre 2008, plus de 3 400 000 personnes ont été alphabétisés par cette méthode dans 24 pays. Plus de 30 000 jeunes de 124 pays et de cinq territoires d’outre-mer font des études à Cuba, dont presque que 24000 en médecine.

    OBSTACLES ET PROBLÈMES

    115. La politique d’hostilité, de blocus et d’agressions des différentes administrations étasuniennes. Le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis entre dans les actes de génocide aux termes de l’article II c) de la Convention de Genève pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948) et dans les actes de guerre économique aux termes de la Conférence navale de Londres (1909). Les États-Unis ne cessent de livrer cette guerre économique à cuba depuis presque cinquante ans afin, selon l’objectif qu’ils ont fixés depuis avril 1960, de provoquer la faim et le désespoir dans la population cubaine et de renverser le gouvernement.

    116. Parmi les ingrédients du blocus les mieux connus et les plus condamnés, figurent les lois Torricelli de 1992 et Helms-Burton de 1996, dont les clauses violent la Charte des Nations Unies et le droit international. Depuis sa mise en place, voilà pratiquement cinquante ans, jusqu’à mai 2008, le blocus économique, commercial et financier a causé des dommages directs supérieurs à 93 milliards de dollars. Compte tenu de la dépréciation du dollar et de ses fluctuations au fil du temps, ces dommages se montent à 224,6 milliards à sa valeur actuelle.

    117. Le président George W. Bush a, durant ses deux mandats, renforcé la politique contre Cuba à des niveaux sans précédents. Le Rapport rédigé en mai 2004 par la Commission présidentielle d’aide à Cuba libre et complété en juillet 2006 (dont un chapitre secret), révèle sans ambages les visées de Washington : imposer, sans exclure pour cela le recours à la force militaire, un « changement de régime » contraire à la volonté du peuple cubain.

    119. Le peuple cubain a fait l’objet du terrorisme stimulé, organisé, financé ou permis en toute impunité par Washington. Six cent quatre-vingt-une actions terroristes et une invasion mercenaire, toutes prouvées documents à l’appui, ont causé la mort de 3 478 personnes et handicapés 2 009 autres pour le restant de leurs jours. Et pourtant cinq Cubains, infiltrés dans des organisations terroristes aux USA pour empêcher des actions de ce genre et défendre les droits de l’homme de leur peuple, sont toujours emprisonnés arbitrairement et soumis, eux et leurs familles, aux formes de torture psychologique les plus cruelles. (Piluc disait que les socialistes avaient eu leur chance, mh…..)

    120. Le recrutement, le financement et l’utilisation de mercenaires au service de la politique anticubaine des administrations étasuniennes. Recruter à Cuba même, diriger et soutenir sur les plans logistique et financier des salariés de sa politique a constitué un objectif clef de Washington dans sa guerre contre Cuba.

    121. Les mercenaires de la politique de Washington contre le peuple cubain ont varié leurs méthodes selon les exigences et les étapes stratégiques de cette guerre d’agression, passant d’envahisseurs à terroristes et de terroristes à « défenseurs » des droits de l’homme. Les campagnes d’intoxication médiatiques contre Cuba recourent aux techniques et moyens de désinformation les plus perfectionnés.

    122. L’administration Bush a élevé à des niveaux sans précédents les fonds et moyens alloués au recrutement et au financement de ses salariés cubains : ainsi, elle a assigné en 2007-2008 quatre-vingt millions de dollars à des opérations publiques visant à imposer un « changement de régime » à Cuba. Mais bien plus d’argent a été injecté par ses services de renseignements pour des actions secrètes.

    123. Fabriquer et financer une prétendue « dissidence intérieure » et mener des campagnes médiatiques internationales en sa faveur constitue un juteux négoce non seulement pour les mercenaires recrutés dans le pays pour agir contre leur peuple, mais aussi et surtout pour la mafia terroriste d’origine cubaine basé à Miami.

    124. Le peuple cubain défend sa Révolution, garante de sa liberté et de sa souveraineté, et assure le respect de sa Constitution et de ses lois. Les agents d’une puissance étrangère qui prétend détruire la nation cubaine sont punis quand ils commettent des infractions, mais toujours dans le respect rigoureux des normes de justice et d’humanisme internationales les plus élevées.

    126 . La manœuvre des USA contre Cuba aux Nations Unies en matière de droits de l’homme. Dans le cadre de sa politique contre Cuba, Washington est parvenu à lui imposer une condamnation imméritée à l’ex-Commission des droits de l’homme (1990-2005) et à la Troisième Commission de l’Assemblée générale (1992-1997), et ce afin de pouvoir disposer d’un prétexte fabriqué de toutes pièces pour poursuivre sa politique d’hostilité, de blocus et d’agression.

  16. sylvainguillemette

    Je n’avais pas le choix Jimmy, désolé! Piluc m’a obligé à démolir sa propagande et j’en ai marre de lire ses absurdités totalitaires.

  17. sylvainguillemette

    Et juste comme ça Piluc, connaissez-vous un seul État dans le monde qui ne punirait pas les mercenaires financés par un pays, afin qu’ils renversent le gouvernement? Croyez-vous sérieusement que Washington, la magnifique, accepterait sur son sol, que des états-uniens communistes, financés par Chavez ou Castro, poussent au renversement de l’État capitaliste? N’importe quoi…

    Ensuite, les communistes étrangers n’auraient qu’à multiplier les efforts médiatiques et nommer ces putchistes «DISSIDENTS»… Ha ha ha!

  18. sylvainguillemette

    «Dans tous les domaines, lorsqu’une même formule échoue une fois, deux fois, trois fois, on en tire les conclusions et on passe à autre chose.» Piluc

    Je repensais à tout ça hier soir, en regardant la télévision, et bordel que cela n’a aucun sens! Imaginez!

    -Nous n’aurions jamais volé!

    -Nous ne serions jamais allé dans l’espace!

    -Nous n’aurions jamais été sous l’eau!

    -Nous n’aurions jamais découvert des vaccins!

    -Nous n’aurions appris à marcher, puisque les premières fois, on s’écrase au sol!

    -Nous n’aurions jamais fait de gain dans nos espaces de travail!

    -Les femmes n’auraient toujours pas droit de vote!

    Et j’en passe……., sinon, le capitalisme s’est effondré plusieurs fois et chacune de celles-ci, c’est le prolétaire qui a payé la note. Après une, deux ou trois fois, vous n’avez toujours pas compris?

    Soit que vous appliquez votre disque à votre modèle qui ne cumule que les échecs, soit vous persistez à défendre ce modèle de parasitisme humain et me laissez défendre le miens qui défend tout le contraire. Mais branchez-vous, s’il vous plaît.

    Je veux bien continuer ce débat poliment cher Piluc, mais cessez de mentir sur le socialisme que vous ne connaissez pas et concentrez-vous plutôt à défendre ce qui reste du capitalisme, qui encore une fois, lègue une note plutôt salée aux prolétaires et aux autres contribuables de la société «humaine».

    Au revoir….

    Piluc, prenez donc le temps de réfléchir la prochaine fois avant de publier ce genre de réponse. Ça dépasse de loin, le simple bon sens.

  19. « Et juste comme ça Piluc, connaissez-vous un seul État dans le monde qui ne punirait pas les mercenaires financés par un pays, afin qu’ils renversent le gouvernement? Croyez-vous sérieusement que Washington, la magnifique, accepterait sur son sol, que des états-uniens communistes, financés par Chavez ou Castro, poussent au renversement de l’État capitaliste? »

    Ça ferait changement, contrairement aux US qui le fait constamment. Par contre les US ont déjà accepté que Israel puisse liquider qui ils veulent sur le territoire américain. Ça fait peur.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Confessions_of_an_Economic_Hit_Man

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