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Une récente étude américaine démontre que 41% des citoyens américains adultes ont dû s’endetter afin de recevoir des services médicaux.

Pire encore.  62% de toutes les faillites personnelles aux États-Unis seraient reliées aux coûts de santé.

Près de 72 millions d’américains ont pigé dans leurs épargnes et carrément contracté des emprunts afin de pallier aux prix excessifs de l’industrie médicale états-unienne.

Et la tendance ne fait pas que se maintenir, mais s’accentue de plus en plus. En fait, en 2006, seulement 34% des américains admettaient avoir des problèmes de financement concernant leurs soins médicaux. Il s’agit donc d’une hausse moyenne de 3.5% par année (de 2006 à 2008 ) qui contribue à accentuer la pauvreté générale car les personnes touchées se doivent de couper dans l’alimentation et les besoins de base afin de régler leurs factures médicales.

Le plus surprenant est que 61% des personnes endettées détiennent pourtant des assurances privées. Exactement ce qu’évoquait Michael Moore dans son film Sicko sur la piètre qualité de la protection médicale privée américaine.

On peut bien tenter de mettre en doute le rôle négatif du privé dans le domaine de la santé, mais ces dernières nouvelles confirment qu’une administration privée sans barèmes n’est pas viable dans une distribution juste et équitable des soins.

Au Québec, on essai de nous vendre le même modèle sans parler de l’autre coté de la médaille d’une privatisation à l’américaine. On refilera ainsi la charge financière de leur propre santé à la classe moyenne et aux plus démunis sans considération des coûts sociaux qui y sont associés.

Voir aussi: « Le privé n’est pas le loup dans la bergerie » et La santé n’est pas une marchandise