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Ce sont les paroles mêmes de l’ancien ministre de la santé Philippe Couillard.

Cela serait peut-être véridique dans un encadrement légiférant les activités du secteur privé, mais il est présentement inexistant chez nous et le Québec semble se diriger vers le modèle américain plutôt que celui plus équitable de la France.

Alors pourquoi monsieur Couillard quitte-t-il le public s’il n’envisageait pas une future manne pour le privé dans le domaine de la santé?

Comment préserver le régime public, comme il prétendait le faire à l’émission Tout Le Monde En Parle, en favorisant le développement du privé au détriment des services publics? Un illogisme dénué de tout sens.

La mise en concurrence du privé avec le public, concept à la mode dans les sphères néolibérales, n’avantage en rien le maintient de l’universalité des soins. Elle engendre, au contraire, la détérioration de la qualité des services dans le public en drainant des ressources financières et humaines, comme ce fut le cas en Grande-Bretagne.

Il sera un « conseiller stratégique » pour l’entreprise Persistence Capital Partners (PCP), c’est-à-dire le général en chef de l’attaque contre la forteresse de la santé publique. Il connaît les rouages et les faiblesses du réseau et il met en vente ses connaissances au plus offrant malgré les possibles conflits d’intérêts. En dépit de la période de prescription de deux ans l’interdisant de faire de la représentation personnelle auprès des gestionnaires gouvernementaux, rien n’empêchera l’un de ses collaborateurs de prendre le relais avec en mains les judicieux conseils de l’ancien ministre.

Mais, somme toute, ce chirurgien ne semble pas comprendre que le privé n’est pas le remède miracle aux maux qui rongent le système universel. C’est une fausse prétention. La seule et unique cause est le manque de personnel, nonobstant la gestion privée ou publique.

Ce n’est pas le privé qui constitue le véritable loup dans la bergerie, mais bien cet ancien ministre transfuge qui a traversé de l’autre coté de la clôture tout en prétendant travailler pour le maintient de l’équité et de l’universalité des soins.

Une pure hypocrisie.

Voir aussi:  La santé n’est pas une marchandise