« Le privé n’est pas le loup dans la bergerie »

Ce sont les paroles mêmes de l’ancien ministre de la santé Philippe Couillard.

Cela serait peut-être véridique dans un encadrement légiférant les activités du secteur privé, mais il est présentement inexistant chez nous et le Québec semble se diriger vers le modèle américain plutôt que celui plus équitable de la France.

Alors pourquoi monsieur Couillard quitte-t-il le public s’il n’envisageait pas une future manne pour le privé dans le domaine de la santé?

Comment préserver le régime public, comme il prétendait le faire à l’émission Tout Le Monde En Parle, en favorisant le développement du privé au détriment des services publics? Un illogisme dénué de tout sens.

La mise en concurrence du privé avec le public, concept à la mode dans les sphères néolibérales, n’avantage en rien le maintient de l’universalité des soins. Elle engendre, au contraire, la détérioration de la qualité des services dans le public en drainant des ressources financières et humaines, comme ce fut le cas en Grande-Bretagne.

Il sera un « conseiller stratégique » pour l’entreprise Persistence Capital Partners (PCP), c’est-à-dire le général en chef de l’attaque contre la forteresse de la santé publique. Il connaît les rouages et les faiblesses du réseau et il met en vente ses connaissances au plus offrant malgré les possibles conflits d’intérêts. En dépit de la période de prescription de deux ans l’interdisant de faire de la représentation personnelle auprès des gestionnaires gouvernementaux, rien n’empêchera l’un de ses collaborateurs de prendre le relais avec en mains les judicieux conseils de l’ancien ministre.

Mais, somme toute, ce chirurgien ne semble pas comprendre que le privé n’est pas le remède miracle aux maux qui rongent le système universel. C’est une fausse prétention. La seule et unique cause est le manque de personnel, nonobstant la gestion privée ou publique.

Ce n’est pas le privé qui constitue le véritable loup dans la bergerie, mais bien cet ancien ministre transfuge qui a traversé de l’autre coté de la clôture tout en prétendant travailler pour le maintient de l’équité et de l’universalité des soins.

Une pure hypocrisie.

Voir aussi:  La santé n’est pas une marchandise

21 réflexions sur “« Le privé n’est pas le loup dans la bergerie »

  1. Au delà de tout ce questionnement entre le privé et le public, une de mes grandes déception est de ne pas avoir entendu nos politiciens sur les moyens alternatifs en santé.

    Notre magazine, Reflet de Société, a présenté il y a quelques années un dossier sur les coopératives de santé qui fonctionne bien et qui sont performantes ou encore des projets qui existent depuis 25 ans comme Jonquière Médic qui offre des médecins à domicile sans frais additionnel, ni pour le système de santé, ni pour la population.

    Nous voulions avoir la position de Philippe Couillard, ministre de la Santé sur les coopératives de santé et les moyens alternatifs en santé. Pendant 2 ans, l’entrevue demandée a été repoussé sans cesse.

    Jamais nous n’avons pu entendre la position des politiciens en matière de santé alternative. La santé ne se limite possiblement pas à 2 seules positions, public et privé. Il existe aussi d’autres moyens qui, combiné à une stratégie long terme, peuvent soutenir notre système de santé.

    Et de voir cet homme, pourtant très brillant, se diriger comme conseiller pour le privé, je suis obligé de me questionner sur l’intégrité des derniers changements apportés. Les propositions ont-elles été faites pour le bien-être de la population ou en fonction de son passage futur vers le privé?

  2. sylvainguillemette

    Votre question en bas du texte est la se répond à elle même.

    Quant à savoir si le privé aiderait ou non, je vois mal comment le privé, qui coûte plus cher et qui n’améliore pas l’accessibilité, peut servir à quoi que ce soit. Les médecins du privé sont ceux que l’on enlève du public et il y a en plus une pénurie.

    Mais pourquoi le gouvernement ne fait-il pas de la publicité pro-médecine comme il le fait pour les carrières militaires visant à recruter de la chair à canon qui ne meurt en Afghanistan que pour enrichir les riches et sauvegarder une dictature (Karzaï, les seigneurs de guerre et les talibans rasés n’ont pas été démocratiquement élus, il s’agit d’un coup d’État suivi d’une dictature.)?

    Le gouvernement pourrait vanter une carrière en médecine, facilement, s’il s’en donnait les moyens. S’ils sont capables de le faire en mentant sur la mission afghane, ils sont surement capables de le faire en disant la vérité sur le système de santé universel, soit qu’il est le plus performant, le plus accessible et le moins coûteux et ce, à travers le monde entier, même dans les pays du tiers-monde (Cuba n’a rien à envier aux États-Unis ou au Canada sur la question de la santé.).

  3. sylvainguillemette

    Erratum : « Votre question en bas du texte est la se répond à elle même. » = Votre question en bas du texte se répond à elle même.

  4. @Raymond Viger

    Intéressant ces coopératives de santé. C’est un peu le même débat qu’entre socialisme et capitalisme. Dans l’imagerie populaire, il n’existe que ces deux types de fonctionnement de société et pourtant le coopératisme ou l’anarcho-syndicalisme seraient des bonnes alternatives.

    Couillard est un homme brillant, certes, mais cela ne garantit pas l’intégrité du personnage. On peut être très intelligent et être le pire des bandits sur terre.

    « Les propositions ont-elles été faites pour le bien-être de la population ou en fonction de son passage futur vers le privé? »

    Oui, j’y ai songé aussi. Je voulais l’insérer dans mon texte, mais sans preuve à l’appui, il est difficile d’affirmer cela. Mais le doute persiste. Au téléjournal, il parlait fièrement devant la caméra avec la pancarte géante de Médisys en arrière de lui. On est en droit de se poser des questions.

  5. @ Sylvain Guillemette.

    Je ne pense pas que le gouvernement ait besoin de faire la promotion d’une carrière en médecine. Il faudrait plutôt qu’on arrête de contingenter le nombre d’étudiants que l’on admet en médecine.

    Le collège des médecins n’est pas loin en arrière pour lancer des messages dans les coulisses qu’il ne faut pas former trop de médecin. Plus on a de médecins et plus on diminue le pouvoir du collège des médecins. Un peu comme ils mettent des bâtons dans les roues des médecins étrangers qui veulent pratiquer ici.

  6. internationaliste

    Je pense que Claude Castonguay avait déjà ses entrées dans le domaine de l’assurance avant de devenir ministre. Le saut a été assez facile à faire dans son cas.

  7. Les trois « grands » partis politiques ont à peu près toute la même position sur la question. Que des nuances…

    Pour ce qui est des coopératives, il faut être prudent. Il existe des cliniques médicales coopératives qui pratiquent une certaine forme de favoritisme. De plus, les membres de ces coopératives effectuent du travail de soutien bénévole, remplaçant ainsi le personnel de soutien.

    Deux bons billets sur le sujet en passant.

  8. Arnold S.

    Bonjour Jimmy…et les autres,

    Dans le modèle français, le privé occupe une place très importante. Les sociétés mutualistes ou les assurances privées offrent une protection complémentaire et prennent en charge environ 25% des dépenses totales en santé.

    Aussi, fait très important… il ne faut pas oublier que le « toubib » généraliste français touche environ 33% du salaire de son équivalent médecin américain et environ la moitié de son confrère canadien. (J’ai la réf. exacte quelque part…)

    Peut-être pouvons-nous dire que le toubib français fait preuve d’un peu plus de conscience sociale que son équivalent canadien… non?

    En fait, pour moi, en fait fausse route en cadrant le débat en termes de « privé vs public ».La véritable problématique est « simplement » de trouver une méthode pratique d’offrir une protection sociale pour tous contre les risques financiers liés à la maladie. À partir de là, différents scénarios peuvent être élaborés.

    C’est une question d’analyse de risque.

    Enfin, on peut bien décrier le systéme américain autant que l’on veut, il a ses faiblesses, mais il au moins avoir la décence de reconnaître que 90% des grandes innovations médicales et pharmacologiques contemporaines proviennent des É.U. Sans Les. É.U. nous serions encore à une médecine des années 40.

  9. > En fait, pour moi, en fait fausse route en cadrant le débat en termes de “privé vs public”

    jusque là d’accord et le salaire d’un DR en France.

    Qui d’entre vous à été dans les urgences d’un hopital ? A voir tout ces vieux souffrir dans les couloirs ? Qui a vu ces infirmières stressés qui évitent les patients ou presque ? Qui a vu un hôpital français ?

    Le problème c’est les gens sont myopes! Alors l’équité dans la médiocrité NON. Le « gratuit » coute très cher aux contribuable. Il y a un problème d’éfficacité ET une PENURIE DE MEDECINS instauré par le gouvernement précédent. Nous sommes sur des tendances longues. il faut 10 ans pour former un spécialiste.

    Oubliez le « gratuit » les soins coutent cher et il faut bien sur avoir une aide pour les + démunis et faire payer raisonnablement ce qui peuvent. Changement de mentalité et exigence de qualité des soins.
    Il faut arreter de laisser les medecins ou pharmaciens décidaint c’est au politique de trancher en passant à l’interet des patients et contribuable. Aux politiques de s’assurer que l’argent public est efficament dépensé. Le privé avec la pénurie actuelle n’arrangera rien au contraire. Sans penurie, ça peut creer une saine concurrence et offrir plus de choix aux patients mais il faudra attendre 15 ou 20 ans pour être dans cette situation.

    Je comprend pas comment des choses aussi simple ne sont pas comprises par plus de gens…

  10. @Arnold S.

    « Dans le modèle français, le privé occupe une place très importante. »

    Oui, mais le privé est sous la gouverne de l’État et est strictement encadré. Cela est tellement vrai qu’un patient ne peut distinguer une institution privée d’une publique.

    « il ne faut pas oublier que le “toubib” généraliste français touche environ 33% du salaire de son équivalent médecin américain et environ la moitié de son confrère canadien. »

    Oui, je savais. L’argent n’est pas le centre des préoccupations des médecins français, un peu comme ceux de Cuba. La vocation prime sur l’argent.

    « En fait, pour moi, en fait fausse route en cadrant le débat en termes de “privé vs public”. »

    Il ne reste pas moins que le privé laissé à lui-même est contradictoire avec les droits de l’Homme. Sans un contre poids de l’État, les dérapages sont inévitables, même en présence de régimes d’assurances privées.

    @Paul2canada

    « Qui d’entre vous à été dans les urgences d’un hôpital ? A voir tout ces vieux souffrir dans les couloirs ? »

    Moi j’ai déjà travaillé dans un hôpital. Je peux vous confirmer qu’à l’urgence, les cas prioritaires sont traités en premier. Pour les moins urgents, on doit attendre plusieurs heures, mais cela vaut mieux que de payer quelques milliers de dollar pour passer plus vite.

    « Oubliez le “gratuit” les soins coutent cher et il faut bien sur avoir une aide pour les + démunis et faire payer raisonnablement ce qui peuvent. »

    C’est contradictoire comme propos.

  11. Jimmy
    J’ai mis « gratuit » entre parenthèse car les soins sont payés indirectement par les contribuables. En France, les gens payent et se font remboursés ensuite à 75% suivant un barème des frais remboursable sauf à l’hôpital. ils ont mieux conscience du cout réel. Les gens démunis ont une carte spéciale.

    Tu payes pas des milliers de dollars en France. Avec $30 ou $40 tu as un médecin à domicile. Ici c’est des dieux les médecins, intouchable ou presque !

    As tu visité un hôpital en France ? J’ai eu un gros choc la 1ere fois que j’ai vu un hôpital a Montréal!

    Je suis choqué quand je vois les malades gémirent dans les couloirs. Alors peut être qu’on s’habitue avec le temps…

    > Pour les moins urgents, on doit attendre plusieurs heures, mais cela vaut mieux que de payer quelques milliers de dollar pour passer plus vite.

    As tu des enfants ?
    Je suis arrivé a 7h du matin à l’hôpital pour enfant et j’aurai bien payé 30 ou 40$ pour avoir un médecin. Apres 3h d’attente nous sommes partis.

  12. sylvainguillemette

    @ Raymond Viger

    « Le collège des médecins n’est pas loin en arrière pour lancer des messages dans les coulisses qu’il ne faut pas former trop de médecin. Plus on a de médecins et plus on diminue le pouvoir du collège des médecins. Un peu comme ils mettent des bâtons dans les roues des médecins étrangers qui veulent pratiquer ici. »

    Là je suis d’accord, mais c’est une forme d’aliénation de la part de ces derniers. Ils n’y ont pas avantage en fait.

    @ Arnold

    « Dans le modèle français, le privé occupe une place très importante. Les sociétés mutualistes ou les assurances privées offrent une protection complémentaire et prennent en charge environ 25% des dépenses totales en santé. »

    Mais je ne vois pas le rapport entre son utilité, et ce fait. Le bourgeois ne sert à rien d’autre que de parasiter un endroit supplémentaire dans la société. Si ce 25% n’était pas privé, il serait tout simplement, public.

    Le bourgeois demeure inutile malgré ce fait. Le parasite minoritaire qu’il est, est remplaçable par un panier en paille ou en ce que vous voulez. Une chose est certaine, le bourgeois est inutile et ne fait que parasiter un endroit de plus.

    « Aussi, fait très important… il ne faut pas oublier que le “toubib” généraliste français touche environ 33% du salaire de son équivalent médecin américain et environ la moitié de son confrère canadien. (J’ai la réf. exacte quelque part…)

    Peut-être pouvons-nous dire que le toubib français fait preuve d’un peu plus de conscience sociale que son équivalent canadien… non? »

    Clair et net! Et les cubains font d’avantage côté social. Merci de ne pas oublier Cuba dans tout ce débat. Cuba est un exemple à suivre, un exemple qui fonctionne, malgré la pauvreté extrême. Mais c’est sûr que pour un pays, comme les États-Unis, qui préfèrent dépenser des milliers de milliards, en quelques années, pour aller tuer des gens ailleurs dans le monde, dépenser des centaines de millions pour un système de santé universel doit être inconcevable! Surtout si le modèle idéal est communiste!

    « mais il au moins avoir la décence de reconnaître que 90% des grandes innovations médicales et pharmacologiques contemporaines proviennent des É.U. Sans Les. É.U. nous serions encore à une médecine des années 40. »

    Ce n’est pas grâce aux États-Unis, mais bien grâce aux dépenses en ce sens et aux génies états-uniens ayant mis en commun leurs études scientifiques. Bref, ce n’est pas le capitalisme ou le communisme qui fait des inventions, mais bien des humains, et ce, sur demande pure et simple. Sinon, par exemple, Cuba, un pays pauvre du tiers-monde, a découvert un vaccin contre le cancer des poumons. On pourrait ainsi continuer d’avantage avec la course de l’espace et des ADM sans cesse plus fortes et dangereuses.

    Mais certes, ils font des avancées dans le domaine, tant mieux! Sauf que l’accessibilité à la santé dans ce pays fait dur. La longévité également, ainsi que le taux de mortalité infantile, si je compare ces données à un pays du tiers-monde qui de plus, est socialiste! Cuba!

    @ Paul2Canada

    « Qui d’entre vous à été dans les urgences d’un hopital ? A voir tout ces vieux souffrir dans les couloirs ? Qui a vu ces infirmières stressés qui évitent les patients ou presque ? Qui a vu un hôpital français ? »

    Mais le public pourrait revoir sa politique et fabriquer un tas de petites cliniques plus accueillantes, sans pour autant donner la chance à un parasite bourgeois minoritaire inutile d’exploiter la misère humaine et ses employés. Le public pourrait donc construire des petites cliniques, tantôt spécialisées en radiologie, ainsi de suite, etc..

    « Le problème c’est les gens sont myopes! Alors l’équité dans la médiocrité NON. Le “gratuit” coute très cher aux contribuable.  »

    Démagogie! De plus, les études scientifiques prouvent le contraire, soit que le privé coûte encore plus cher et qu’il n’améliore pas l’accessibilité. Et c’est logique! Pourquoi ça coûterait moins cher avec un parasite inutile en plus dans le réseau? Aucun sens! C’est une ineptie.

    Et encore, à Toronto, le système public va très bien! Pareil à Cuba, qui n’est qu’un pays du tiers monde soit dit en passant. Cuba envoi partout dans le monde, des dizaines de milliers de médecins, gratuitement! Comment est-ce que vous pouvez ensuite nous proposer de nous encombrer d’un parasite inutile?

    Les problèmes, ce sont les vendus au capitalisme qui refusent de reconnaître que le modèle bourgeois n’a jamais été élu démocratiquement, et que le bourgeois n’est qu’un parasite inutile à la société qui garde abrutie la population laborieuse. Le bourgeois est de plus, minoritaire et exploite le labeur du prolétariat, majoritaire sur Terre. C’est un non sens inexpliqué par nos copains capitalistes.

    Le problème, c’est aussi que le privé coûte plus cher que le public, n’en déplaise aux capitalistes bornés et que le privé permet à une minorité parasitaire, soit la bourgeoisie inutile, d’exploiter impunément la misère humaine, hasardeuse. Honte aux capitalistes égoïstes…

    « Il y a un problème d’éfficacité ET une PENURIE DE MEDECINS instauré par le gouvernement précédent. Nous sommes sur des tendances longues. il faut 10 ans pour former un spécialiste. »

    Justement. Vous proposez quoi, déjà, comme solution magique qui ne fonctionne pas? Du privé, non? Or, le privé nécessite les mêmes médecins employés au public, les seuls que nous avons. C’est complètement farfelu de leur permettre de pratiquer au privé, mais de les bloquer au public. On appelle ça, du sabotage. C’est comme si le capitaine coulait son propre bateau. Je vous invite à lire sur l’histoire du privé aux États-Unis. Il a été apporté grâce aux mêmes propos que nous servent les capitalistes aujourd’hui. Et devinez quoi?!? Ça ne fonctionne pas aux États-Unis et les démocrates demandent maintenant un système de santé universel, « gratuit » (Payé par les contribuables, rien n’est gratuit.).

    Cuba a eu le même problème soit dit en passant. En 1959, seulement 6000 médecins habitaient l’île encore capitaliste. Lorsque les castristes ont remporté la bataille et renversé le dictateur Batista, 3000 médecins ont quitté l’île devenue socialiste pour Miami, avec la minorité de propriétaires (Qui allaient participer en 1961 au débarquement sur l’île socialiste afin de faire un « putch », financé par la maison blanche, et de remettre en place, au pouvoir, la bourgeoise minoritaire et parasitaire.). Et de toute façon, sous Batista, les médecins étaient réservés, comme aux États-Unis, aux mieux nantis! Mais à Cuba, seule une maigre minorité en avait alors les moyens.

    Aujourd’hui, cela a pris du temps, mais… ils ont plus de 70 000 médecins. Ils ont commencé par des généralistes, puis ils ont augmenté les efforts pour se doter de spécialistes.

    Cuba, comparé au Canada.

    Canada: 16 médecins pour 10 000 habitants.
    Cuba: 64 médecins pour 10 000 habitants.

    À chacun ses priorités! On préfère ici, prôner une carrière militaire pour aller installer des dictatures à l’étranger (Karzaï-Afghanistan) et envoyer des milliers de soldats comme chair à canon.

    Cuba envoi des médecins par milliers (30 000 au Venezuela) à l’étranger (Ils envoient également des enseignants pour alphabétiser l’Amérique du sud et centrale.) et soignent « gratuitement » (rien n’est gratuit) tous les malades étrangers qui se présentent à La Havane, même les états-uniens!

    Encore une fois, à chacun ses priorités!

    « Changement de mentalité et exigence de qualité des soins. »

    Le changement de mentalité que vous proposez n’est ni plus, ni moins, que l’acceptation du fait que quelqu’un, en l’occurrence un bourgeois minoritaire et parasitaire inutile, exploite notre misère humaine alors qu’il est inutile d’aller en ce sens et que ça ne changera absolument rien au coût (sauf une augmentation de celui-ci) ou à l’accessibilité en santé. Quand on fait des choix, comme de se doter d’un système de santé universel, on travaille pour! Or, rien n’a été fait depuis le PQ au pouvoir, tout le contraire même.

    Ce fanatisme que vous extériorisez vis-à-vis les bourgeois me laisse perplexe et douteux. Avez-vous un bourgeois dans la famille? Tout s’expliquerait! Et encore, j’en ai un dans la famille et je n’ai pas l’intention de défendre sa classe parasitaire non-élue et inutile à l’humanité.

    En quoi est-ce que ma mentalité va évoluer à accepter un parasite inutile dans ma société, afin que ce dernier s’engraisse sur la misère humaine, dont la mienne, quand je sais que je peux remplacer tous les bourgeois de la Terre par des paniers? Pourquoi est-ce que je sens cette régression intellectuelle qui m’envahit tout à coup?

    C’est quand même « fucké »! Quelqu’un qui nous dit qu’il faut changer nos mentalités, pour accepter parmi nous, un bourgeois inutile et coûteux, non?

    « As tu des enfants ?
    Je suis arrivé a 7h du matin à l’hôpital pour enfant et j’aurai bien payé 30 ou 40$ pour avoir un médecin. Apres 3h d’attente nous sommes partis. »

    C’est quoi le rapport? Votre situation n’est pas celle des autres. Vous auriez pu payer, d’autres non. Et encore, le privé coûte plus cher et n’améliore pas l’accessibilité en santé, sauf pour les mieux nantis, une classe à part si je vous comprend bien.

    J’ai deux enfants, et je ferais tout au monde pour que rien ne leur arrive, sauf de vouloir les faire passer avant d’autre, simplement parce que j’en aurais les moyens.

    Ce que je veux, et les « babyboomers » l’ont acquis, c’est un système de santé universel soutenu par l’État. Maintenant que cela est fait, il suffit de l’entretenir, ce que ne fera pas un ministre de la santé qui, par exemple, vise à travailler au privé après son politicynisme carriériste opportuniste crasse.

    Trahison, tout simplement! Et le jugement Chaouli devrait être renversé immédiatement pour avoir été admis sur une base mensongère, soit que le privé allait coûter moins cher et régler les problèmes d’accessibilité. Un mensonge, démenti par plusieurs firmes ayant fourni des études scientifiques sur la question.

    Votre exemple en est un égoïste. Vos enfants d’abord, ceux des autres ensuite. On reconnait là votre côté capitaliste, votre conditionnement égoïste capitaliste surtout. Chacun pour soi, hein!? Ensuite, les gens n’osent pas faire de lien entre capitalisme et individualisme. Ouf!

  13. A Sylvain,
    J’apprécie sincèrement le temps que vous consacrer à nous répondre. Ceci dit parfois ça déraille et je voudrais continuer de discuter avec vous. Si je commence à déformez vos propos, je ne discuterez plus avec Sylvain mais avec un individu imaginaire issu de mon interprétation biaisée.

    Je ne prend qu’un exemple.

    > Votre exemple en est un égoïste. Vos enfants d’abord, ceux des autres ensuite.

    Dans le cas cité, ni mes enfants ni les autres dans la salle d’attente n’ont semblé voir un médecin. Tout le monde attendait …

    Quand à Cuba, parlez donc avec des cubains s’ils sont content de leur pouvoir d’achat et de leur libertés individuelles. Tant mieux si leur système de santé fonctionne bien mais permettez moi d’avoir des doutes.

    $25 la classe moyenne peut le payer. Pour la classe plus modeste, il peut y avoir une carte spéciale avec des frais nulles comme le modèle français.

    Du fait de la pénurie, les médecins canadiens du public gagnent un salaire supérieur aux médecins du privé en France. Je suis ni du côté du public ni du privé mais seulement du côté des patients.
    C’est pour cela quand les médecins canadiens se mobilisent pour le système public actuel j’hésite un peu à les soutenir car nos intérêts se recoupent partiellement. Maintenant je refuse le système de santé US actuel.

  14. sylvainguillemette

    @ Paul2Canada

    « Dans le cas cité, ni mes enfants ni les autres dans la salle d’attente n’ont semblé voir un médecin. Tout le monde attendait … »

    C’est quoi le rapport? On parle de ça ici:

    “As tu des enfants ?
    Je suis arrivé a 7h du matin à l’hôpital pour enfant et j’aurai bien payé 30 ou 40$ pour avoir un médecin. Apres 3h d’attente nous sommes partis. »

    C’est ce que je disais. Je le relis, et je perçois toujours ce sentiment égoïste d’un individu qui dit: Je paierais alors que quelqu’un d’autre pourrait pas payer.

    Par exemple, un vendeur de voiture de luxe peut se le payer. Mais qu’en est-il d’un vidangeur comme moi (Je suis justement au privé, ce qui fait que je gagne un gros 11$/l’heure sans avoir d’avantage social, et j’ai failli y laisser ma vie en juillet 2007.)?

    C’est purement égoïste. Dans ce contexte, vous ne vous souciez pas de ceux, ceux qui se multiplient d’ailleurs, qui ne peuvent pas payer ce 30 ou 40 dollars. Et encore, ça pue le totalitarisme puisque vous n’êtes même pas capable de m’expliquer l’utilité d’un bourgeois. Nous sommes donc en train de débattre d’ajouter un parasite au système, sans pouvoir prouver l’utilité de ce parasite véreux minoritaire. Ça en devient toutefois amusant, de vous voir patiner pour défendre vos idées indéfendables, si on pense à notre prochain (Pas besoin d’être croyant…).

    Et pour revenir à la première citation ci-haut, n’avez-vous pas compris qu’il y avait pénurie de personnel, un manque à gagner qui prendra des années? Pourquoi me parler de sortir des médecins absents du public, pour les rendre ensuite disponibles pour les mieux nantis.

    Décidément, vous ne gagnerez pas mon vote. Et j’espère que vous ne jugez pas mon travail comme étant un sous-emploi mon cher, parce que si c’est le cas, je peux demander à mes camarades prolétaires de votre région qui comme moi, vous torchent le derrière et vous évitent les épidémies que causeraient un laisser-aller de cette branche, de ne pas cueillir vos ordures et votre recyclage. Ainsi, vous pourrez pratiquer mon travail vous-même. Cela dit, je vous laisse le bénéfice du doute.

    Il n’y a pas de sous-emploi, il n’y a que de pires exploitations, parmi tant d’autres.

    « Quand à Cuba, parlez donc avec des cubains s’ils sont content de leur pouvoir d’achat et de leur libertés individuelles. Tant mieux si leur système de santé fonctionne bien mais permettez moi d’avoir des doutes. »

    Vous mêlez ici, deux sujets différents qui ne s’apparentent pas.

    Commencez par regarder ce que proposent les cubains extrémistes de droite à Miami et leurs collègues de la C.I.A. (Organisation terroriste qui a entraîné un bon nombre de cubano-miamiains au terrorisme, afin de renverser le socialisme à Cuba. Des centaines de millions de dollars sont investis chaque année.)

    Le plan/Bush suggère des ministres déjà choisis par la maison blanche. Aussi, il est noté que c’est avec un « putch » que le pouvoir se prendrait. Comme bon vieux temps! Et c’est là que vous vous plantez. C’est du côté historique, que vous les capitalistes, vous perdez la carte sur Cuba. Vous finissez toujours par défendre l’indéfendable, soit le terrorisme, la dictature et j’en passe.

    Allez jeter un coup d’oeil sur les « belles » années de Batista, ou de Machado. Revenez ensuite me dire que tout va mal à Cuba, osez-le.

    Vous parlez du pouvoir d’achat, tout en omettant de parler du fait que Cuba n’a que du sucre comme richesse. C’est de mauvaise foi ou c’est par ignorance? Aussi, je note que vous ne parlez pas non plus des faits historiques quant à l’offre énergétique qui dois-je vous le rappeler, a longtemps été inexistante à Cuba? Il n’était pas question que Cuba se mette à permettre ce genre d’abus*, elle avait des priorités. Santé, éducation, afin de ne plus jamais se faire exploiter par ces sales bourgeois minoritaires et parasitaires (Allez lire sur Cuba, c’est impératif avant de dire n’importe quoi comme vous le faites. Un peu plus et vous la comparez avec le Québec, or, Cuba est un pays du tiers-monde en voie de développement. Allez voir ce qu’a fait Batista, le serviteur de Washington et de sa propre soif de pouvoir. Allez voir Machado. Cherchez des informations sur l’amendement Platt. Informez-vous quoi.).

    Quant au système de santé, il va très bien, malgré le peu de moyen de l’île socialiste. Ça coûte cher d’avoir des valeurs de socialisme sur Terre, puisque les empires capitalistes ne le digèrent tout simplement pas. Nommez un seul pays qui peut envoyer 30 000 médecins à l’étranger (Ça, c’est juste au Venezuela! Il y en a ailleurs en plus.) sans en manquer chez soi? Nommez-moi un seul pays qui en fait autant. Les « bons » états-uniens à la tête de la maison blanche mettent bien des fois le montant que cela coûterait d’avoir un système de santé universel, dans l’armement et dans les guerres. Washington préfère envoyer des dizaines de milliers de prolétaires (chair à canon) guider les desseins de son impérialisme patent, plutôt que de soigner plus de 55 millions d’états-uniens en difficulté sur leur propre sol! À chacun ses priorités!

    « $25 la classe moyenne peut le payer. Pour la classe plus modeste, il peut y avoir une carte spéciale avec des frais nulles comme le modèle français. »

    C’est quoi le rapport? 25$ pour X, c’est pas la même chose que 25$ pour le budget de monsieur ou madame Y. Non? Et toujours est-il que le privé coûte plus cher, n’améliore pas l’accessibilité et ajoute un poste parasitaire qui ne sert absolument à rien dans la société et dans l’humanité. Le bourgeois est un titre inutile et il s’agit en fait d’une exploitation entre humains non-consentants (Je n’ai jamais voté pour cela, et personne ne l’a fait d’ailleurs.).

    Apportez-moi une seule utilité du bourgeois, que le prolétaire ne saurait faire. Une seule.
    Ensuite, argumentez pour la défendre, parce que je trouverai certainement une faille, comme pour les autres capitalistes qui ont essayé avant vous.

    « Du fait de la pénurie, les médecins canadiens du public gagnent un salaire supérieur aux médecins du privé en France. Je suis ni du côté du public ni du privé mais seulement du côté des patients. »

    Si vous êtes du côté des patients, exigez au gouvernement qu’il vous rende notre dû. Nous avons choisi d’avoir un système de santé universel, mais encore aurait-il fallu que quelqu’un le chérisse et s’en occupe. Ce n’est pas arrivé. Une voiture entretenue peut durer des années, comme une laveuse, comme n’importe quoi. Or, notre système a été sabordé de toute part. Mise à la retraite prématurée d’employés du système public, portes d’ouverture au privé, etc..

    Il y avait pourtant des endroits où cela fonctionnait. pourquoi alors, n’avons-nous pas regarder ou demander conseil à l’époque, à ces réussites à travers le monde? Où étaient nos élus à cette époque? il y a avait Cuba qui bravait le blocus et les bombardements états-uniens, qui malgré cela, avançaient quant à leur système de santé… pareil pour les britanniques après la deuxième guerre mondiale, imaginez…comme s’ils n’avaient eu que ça à faire à ce moment précis.

    J’exige pour ma part, qu’on me rende mon dû et qu’on y travaille immédiatement. S’il faut demander conseil, allons-y. Toronto, c’est au Canada et ça fonctionne là-bas (C’est pas socialiste à Toronto, on s’entend?).

    « C’est pour cela quand les médecins canadiens se mobilisent pour le système public actuel j’hésite un peu à les soutenir car nos intérêts se recoupent partiellement. Maintenant je refuse le système de santé US actuel. »

    Vous refusez le système de santé États-unien, bien. Mais c’est exactement ce que nous prônent Elgrably et compagnie. Le capitalisme a un but final, comme le communisme en a un. Et c’est bel et bien, la privatisation de tout, nous le contraire, bien entendu.

    Et si vous êtes du côté des patients, pensez à TOUS les patients.

    Sylvain Guillemette
    Parti communiste du Québec

    *Un abus qui coûte cher, puisqu’il est établi que de globaliser le modèle

  15. sylvainguillemette

    *Un abus qui coûte cher, puisqu’il est établi que de globaliser le modèle nord-américain, nécessiterait d’avoir sous la main, de 5 à 7 planètes Terre de ressources. C’est absurde, comme pelletage de nuages, je n’ai jamais vu pire.

  16. Sylvain Guillemette est membre du Comité exécutif central du PCQ.
    http://www.pcq.qc.ca/

    8(

    Vous m’avez immunisé à vie de voter communiste au Québec (comme vote protestataire) mieux que n’importe quel discours de vos opposants.
    Bravo !

  17. sylvainguillemette

    Franchement, vous êtes vendu depuis le début du débat aux bourgeois, vous leur lécher pratiquement la raie du cul. Vous avez un nez brun qui sent la merde de bourgeois. Pensiez-vous que je voulais vous convaincre? Seulement, votre seule réponse à mon argumentaire fut celle-ci qui ne dément rien de mes propos.

    Les bourgeois ne servent à rien, voilà un constat qui prendra de plus en plus de place dans les instances futures…

    Paul2Canada n’a aucun argument pour défendre la bourgeoisie si je comprend bien, comme pour faire changement de ses camarades capitalistes… Ça devient routinier.

  18. sylvainguillemette

    Les États-Unis en ont un système de santé privé, alors arrêtez de nous raconter des histoires à dormir debout. On peut très bien regarder nos voisins qui ont ce système et qui ne demandant pas mieux que d’avoir un système de santé universel (Il y a au moins 55 millions d’états-uniens qui en veulent un en tous cas, même plus si on compte l’appui à Hillary Clinton qui proposait un tel système.).

    C’est peut-être un signe, quand on voit des états-uniens qui vont se faire soigner en cachette à Cuba, non?!?

    Et encore, le bourgeois, avec votre pauvre aide, n’a pas su trouver son utilité dans notre débat. C’est facile à expliquer, c’est parce qu’il est totalement inutile, sauf dans ce système suicidaire qui s’imagine en plus, des planètes de rechange!

    Décidément, les capitalistes en fument du meilleurs que les communistes! On nous a longtemps traité d’utopistes parce que l’on rêvait du partage des richesses (C’est sûr que c’est utopique de vouloir changer des Paul2Canada trop égoïstes ou même, aspirants bourgeois!)à l’échelle globale, mais quand on regarde les capitalistes qui s’inventent plus de 5 planètes Terre de ressources, ça détrône les communistes disons!

  19. sylvainguillemette

    Et tant qu’à ça, pourquoi ne pas aborder le mythe de la création des richesses et du partage de celles-ci? Ça fait des siècles que les bourgeois nous disent qu’ils vont finir par partager, mais dans les faits, toute société communiste voit en son sein, une cartellisation des richesses et un élargissement de la classe prolétaire moins-nantie.

    Bla bla bla…

  20. sylvainguillemette

    erratum « mais dans les faits, toute société communiste voit en son sein, »

    toute société capitaliste

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