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Un ami penché un peu à droite m’a récemment lancé la question : tu te positionnes contre la consommation, mais tu es toi-même un consommateur.

Oui, c’est certain, mais il y a une nuance à faire entre surconsommer et consommer de manière responsable.

À moins de vivre dans le fond des bois ou d’être sans-abri, nous sommes tous des consommateurs. Que voulez-vous? Nous n’avons aucune alternative afin de vivre dans la société qui est la nôtre.

Que cela soit pour éviter une pauvreté extrême à nos enfants ou pour leur permettre un environnement social digne de ce nom, nous n’avons guère le choix.

Nous sommes tous des consommateurs dans cette société capitaliste et nous tentons en tant que simples individus d’en tirer le meilleur parti. Mais cela ne veut pas dire de consommer sans tenir compte de nos convictions.

Le livre de Laure Waridel, « Acheter, c’est voter » (voir ce lien), nous démontre qu’il est possible de consommer et d’influencer l’économie par nos choix de consommation. L’achat de biens ne se limiterait pas seulement à la satisfaction des besoins matériels, mais s’étendrait à des choix politiques et socio-économiques.

En ce sens, dans notre famille, nous limitons notre consommation au maximum. Nous portons souvent les mêmes vêtements durant plusieurs années. Nous faisons appel aux friperies ou aux services communautaires afin de nous habiller. Vous seriez surpris des trouvailles qui s’y cachent.

Nous n’utilisons pas l’une ou l’autre de nos voitures pour nous rendre au dépanneur du coin ou pour des déplacements superflus. Dieu sait que nous aimerions n’avoir qu’une voiture, mais nos emplois et nos horaires ne nous le permettent pas. Cependant, nous entretenons judicieusement les vieilles bagnoles que nous possédons malgré leurs âges afin d’éviter de les changer outrancieusement.

Nous utilisons une tondeuse à gazon écologique et nous n’avons pas de souffleuse à neige. Nous recyclons de façon systématique. Un jardin légumier sur notre propriété nous comble de ses victuailles tout l’été. Nous lavons toujours à l’eau froide. Nous n’avons pas de cellulaire et encore moins de ipod ou d’autres gadgets de ce genre. Nous changeons d’ordinateur aux 7 ou 8 ans et nous prenons soins de les recycler. Nous n’avons qu’une télévision bien ordinaire et la plupart du temps, il n’y a que deux lumières allumées dans la maison en soirée.

Autant vous dire que nous passons pour des « bizarres » dans notre quartier embourgeoisé et hyperconsommateur.

Mais, le plus important, est que nous choisissons le plus possible nos achats en priorisant les produits locaux au lieu de ceux provenant de pays sous-développés.

En plus, nous pensons nous équiper d’un système de compost dès 2009.

Il ne nous manque que les panneaux solaires sur la toiture et une éolienne individuelle lorsque ces technologies seront abordables pour les particuliers.

Tout cela pour dire que l’on peut-être consommateur tout en préservant ses principes, autant que faire se peut dans le contexte socio-économique dans lequel nous évoluons.