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Comme pour changer, l’Institut Économique de Montréal plaide encore pour les services médicaux privés.

Une récente soi-disante étude (par l’économiste Julie Frappier) de ce think tank de droite préconise que l’État aurait avantage à favoriser le temps supplémentaire au privé des infirmières à son emploi parce que cela contribuerait à résoudre la pénurie de main-d’œuvre en santé.

Cela atténuerait le manque de personnel, mais pour qui?  Il semble évident qu’une migration accrue des infirmières publiques vers le privé, même seulement pour le surtemps, n’avantagera pas le secteur public déjà en crise de ressources humaines.

Le plus inconséquent dans tout ça est que les infirmières du réseau étatique effectuent déjà des heures supplémentaires nombreuses, souvent obligatoires en raison des services essentiels, et qu’on suggère ici au gouvernement de relaxer cette politique afin de fournir des travailleuses à la santé privé au risque d’aggraver la situation dans le public.

Serait-ce une stratégie pour miner encore plus le système public en faisant croire que la suggestion de cette étude de l’IEDM serait au bénéfice de tous les patients québécois?

Il ne s’agit que de pure désinformation qui essai de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et visant à implanter le privé en santé de façon générale au détriment des plus démunis.

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