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En guise de suite à mon billet Des solutions pour contrer le réchauffement planétaire, voici une liste de propositions que certains pourraient qualifier de farfelus, mais qui donnent tout de même matière à réflexion :

– Enrober la terre : l’allemand Paul Crutzen, chercheur en chimie atmosphérique et colauréat du prix Nobel de chimie en 1995, propose d’expédier dans la stratosphère des fusées ou des ballons remplis de soufre afin d’envelopper la planète d’un nuage de particules réfléchissantes.  En fait, c’est un peu le même phénomène qui suit une éruption volcanique.

– Arroser le ciel : une idée de John Latham, collaborateur au Centre national de recherche atmosphérique du Colorado, qui consiste à gonfler les stratocumulus océaniques en les alimentant d’eau de mer en aérosol.  Il croit que de gros nuages cotonneux pourraient réduire sensiblement l’augmentation de la température terrestre.  Le procédé pourrait se réaliser à l’aide d’une flotte de navires vaporisateurs propulsant l’eau de mer jusqu’au ciel.

– Purifier l’atmosphère : pourquoi ne pas retenir les rejets de CO2 directement à la source?  C’est ce qu’évoque David Keith, titulaire de la chaire de recherche sur l’énergie et l’environnement de l’université de Calgary, à l’aide d’un appareil de sa conception à base d’hydroxyde de sodium qui extrait le gaz carbonique des camions et des voitures.

– Assaisonner les océans : considérant que le plancton végétal absorbe des quantités importantes de CO2 atmosphérique durant la photosynthèse et que de vastes régions océaniques sont pauvres en fer,  l’océanographe John Martin a suggéré au début des années 90 de déverser du fer dissous dans les océans pour stimuler la croissance du phytoplancton.  On appelle cela la solution Geritol qui est contreversée dans la communauté scientifique car elle pourrait débalancer l’équilibre naturel des océans.

– Déployer un parasol en orbite : Roger Angel, dirigeant d’un centre d’étude en optique atmosphérique à l’université de l’Arizona, voudrait mettre en orbite 16 000 milliards de disques transparents de 61 cm de diamètre et de 0,005 mm d’épaisseur à 1,5 million de kilomètres de la surface du globe en souhaitant ainsi réfléchir la lumière solaire.

– Enfouir le CO2 : en Saskatchewan, on infiltre le gaz carbonique dans les cavités des gisements de pétrole grâce à l’utilisation de la méthode Weyburn qui permet de pousser le pétrole à la surface et de libérer ainsi encore plus d’espace pour l’entreposage du CO2.

Bref, il est somme toute préférable de réduire nos émissions de CO2 (gaz à effet de serre) au lieu de développer des techniques visant à atténuer leurs impacts ou à les « balayer sous le tapis ».  C’est exactement ce que prônent les scientifiques précédemment nommés.

Mais, dans l’attente, il ne faudrait pas tourner le dos à ces alternatives temporaires en espérant que nos gouvernements agissent concrètement afin de réduire notre consommation de pétrole et par ricochet nos émissions de gaz carbonique.