L’éternelle incohérence de Claude Béchard

S’il existait un livre intitulé « Le ministère des ressources naturelles pour les nuls », Claude Béchard devrait le lire.

Comme en juillet 2007, ses récentes prises de position et ses politiques détonnent par son peu de respect de la forêt québécoise. À cette époque, il a limité le nombre d’hectares disponibles à l’exploitation forestière, mais il a relaxé le contrôle sur les coupes en donnant la responsabilité de la bonne gestion aux compagnies forestières qui ont pourtant dilapidé cette ressource depuis au moins 30 ans.

La semaine dernière, il a suggéré de favoriser encore plus l’utilisation de la matière ligneuse dans la construction de bâtiments non-résidentiels ou multifamiliales.

Le plus ahurissant, c’est qu’il croit qu’une telle incitation se veut écologique car le béton ou l’acier émettraient des gaz à effet de serre dans leurs productions.

Mais la coupe accrue d’arbres, surtout dans la forêt boréale, ne fera qu’accentuer les gaz à effet de serre dans l’atmosphère parce que celle-ci est un capteur naturel de ces émissions gazeuses.

En fait, cela reviendrait à changer quatre trente sous pour une piasse.

Donc, on peut encore constater l’incohérence de ce ministre dans la gestion des ressources naturelles. La forêt québécoise est sur le déclin, et on cherche encore à accélérer sa dégénérescence.

Mais la toile de fond de toute cette affaire est une vaine tentative de sauver l’industrie du bois au Québec qui bat de l’aile avec la rareté des matériaux cellulosiques, la montée du dollar canadien et les quotas imposés par les États-unis.

Et c’est aussi une révélation des liens du Parti Libéral du Québec avec le monde des affaires : Claude Béchard a fait cette dernière annonce en révélant une collaboration du gouvernement avec l’entreprise privée via un centre de développement des produits du bois.

En bon gouvernement néolibéral, l’équipe de Jean Charest oblitère les considérations environnementales en plaisant à ses amis capitalistes tout en faisant croire aux citoyens que ses actions sont écologistes.

12 réflexions sur “L’éternelle incohérence de Claude Béchard

  1. Une autre décision qui nous aide à comprendre comment fonctionne le Parti Libéral: 1) Donner l’impression que le gouvernement fera tout en son pouvoir pour protéger des jobs – sécurisation du vote. 2) Céder aux pressions des lobbies qui partagent le « vrai » pouvoir avec les élus. 3) Faire croire (spin) que la protection de l’environnement est au coeur des préoccupations libérales en mélangeant les genres ou en annonçant deux mesures simultanément…

  2. Vous manquez ici de rigueur, Jimmy… J’aurais pourtant cru qu’un militant écologiste comme vous aurait été au courant que l’utilisation de la matière ligneuse comme piège à carbone est bien plus bénéfique que sa transformation en papier ou sa combustion pour le chauffage. Voici pourquoi.

    Lorsqu’un jeune arbre pousse, il capte de façon effective du CO2 (il ne faut pas oublier que les plantes respirent elles aussi). En effet, il doit stocker du carbone pour être capable de se structurer et de croître. Tant qu’il est en croissance, l’arbre est donc un « plus » du point de vue des gaz à effet de serre. Toutefois, lorsque le même arbre a atteint sa taille maximale, l’essentiel de sa photosynthèse sera axée sur la production d’énergie pour l’arbre. La production de CO2 de l’arbre devient à ce moment à peu près équivalente au CO2 qu’il capte; l’arbre devient carboneutre et n’a plus d’incidence bénéfique sur l’environnement. Plus il vieillit, plus c’est vrai (selon l’espèce, c’est plus ou moins long). Lorsqu’il devient malade ou qu’il meurt, l’arbre devient un producteur net de CO2 ou même de méthane, un gaz beaucoup plus nocif que le dioxyde de carbone au niveau de l’effet de serre. C’est normal, car l’arbre ne croît plus et sa matière ligneuse se décompose. Bref, à la fin de la décomposition, le bilan net de carbone retiré de l’amotsphère est nul, sauf si l’arbre a été enterré pour être transformé, au terme de millions d’années, en hydrocarbures. Bref, la seule manière de réduire le CO2 de l’atmosphère, c’est en ayant beaucoup d’arbres en croissance.

    À ce titre, les vieilles forêts avec de grands arbres sont peut-être très belles, mais complètement inutiles d’un strict point de vue carbonique. Si on y pratique une coupe adéquate, que l’on construit avec le bois récolté et que l’on reboise par la suite, on crée un nouvel effet bénéfique. On « fixe » le carbone emprisonné dans la matière ligneuse en l’empêchant d’être décomposé, dans une construction de bois entretenue. En même temps, à l’endroit où on avait un arbre qui ne captait plus aucun gaz carbonique, on place un nouvel arbre qui, en croissant, captera plus de CO2. Le bilan net est une réduction du CO2 contenu dans l’atmosphère, plus la construction d’un édifice en utilisant un matériau moins polluant que le béton et l’acier, naturel et aux propriétés proprement surprenantes pour de la matière organique.

    Vouloir maintenir une vieille forêt en déclin à l’abri de la coupe forestière, si celle-ci a pour objectif de produire meubles, poutres et autres matériaux de construction ou d’agrément, c’est encourager implicitement la décomposition de la forêt et la production de CO2 « naturel ».

    Ne jouez pas le jeu de Greenpeace et des écolos-granos, qui se donnent bonne conscience en jouant eux aussi le rôle de lobbyistes, qui préfèrent simplement s’attaquer aux médias par des coups d’éclat plutôt qu’aux politiciens, avec des impacts tout aussi négatif. Les lobbys, ce n’est pas réservé aux méchantes entreprises privées.

  3. En forêt public ou privé, le gouvernement s’en remet à la bonne foi des compagnies et des propriétaires. Dans une société où le profit prime sur tout, la gestion favorisant la pérennité de la ressource est trop souvent oubliée. Pour une autre façon d’exploiter la forêt, je vous invite à lire « Une forêt pour vivre » de Léonard Otis publié par les éditions de la pleine lune. Ce livre nous présente une forme de gestion forestière qui préserve la ressource et qui génère des emplois à long terme.

  4. ALexis, Alexis, Alexis…

    Ne monte pas sur tes grands chevaux parce que j’attaque un saint ministre libéral.

    Pour ce qui est de ton commentaire, le problème est justement que les jeunes pousses d’arbres sont coupées dès qu’elles atteignent un niveau d’exploitation acceptable pour les forestières.

    Des vieilles forêts sur le déclin? Il n’en existe plus beaucoup au Québec. As-tu vu l’Erreur Boréale?

    Par ailleurs, le C02 piégé dans les matériaux de construction vont revenir un jour. Lorsque les immeubles construits en bois seront démolis, les matériaux iront se décomposer dans un dépotoir à quelque part. On ne fait que retarder le cycle. On ne l’élimine pas. Ce n’est pas un argument valable.

    Tu peux croire ce que tu veux. Que la coupe d’arbres dans la forêt boréale élimine des rejets de CO2. J’ai eu vent de ces études, mais, pour moi, cela semble un beau coup propagandiste pour nous faire avaler la continuation de l’exploitation forestière. J’en ai rien à cirer.

    Aussi, la forêt boréale est un refroidisseur naturel du climat. Donc, plus on en coupe, plus le climat se réchauffe.

    Et c’est bizarre ça. Un chercheur de l’Université Laval pense la même chose que moi.

    Sûrement un militant de Greenpeace qui manque lui aussi de rigueur.

    « Or ces ar­bres cap­tent le CO2, un gaz à ef­fet de ser­re (GES). «Si on en en­lè­ve beau­coup, à ­long ter­me, la cou­pe ali­men­te les chan­ge­ments cli­ma­ti­ques», ex­pli­que
    M. Gi­rard en en­tre­vue au So­leil. »

    http://www.cyberpresse.ca/article/20080131/CPSOLEIL/80130267/6108/CPENVIRONNEMENT

  5. L’Erreur Boréale est un film dangereusement orienté qui ne présente bien que le point de vue que l’on désire montrer. Entre autres, les prises de vues choc du haut des airs montrant des forêts supposément coupées à blanc masquent la réalité: quand on est en hélicoptère, on ne voit pas les petits arbres replantés. C’est comme ces animalistes qui brandissent encore le blanchon comme un martyr de la chasse aux phoques alors qu’on ne le traque plus.

    À ton chercheur de l’Université Laval, j’oppose Claude Villeneuve, spécialiste en développement durable à l’UQAC et personne très considérée dans les milieux environnementaux. Tu iras lui parler un peu de la coupe forestière sous l’angle que tu abordes aujourd’hui… Je n’ai pas de preuve écrite à soumettre mais j’en prend à témoin le programme qu’il donne en Éco-Conseil (nous avons l’une des trois seules universités du monde à offrir cette formation) et dont je connais certains diplômés.

    Je ne légitimise pas ici les entreprises de coupe forestière, qui ont également leurs torts, cela ne fait pas de doute. Néanmoins, encourager l’utilisation du bois dans la construction n’est pas une mesure polluante. Affirmer le contraire, c’est de la mauvaise foi.

    Certes, ça « ne fait que retarder le cycle ». Mais puisque cela se ferait de toute façon, où est le problème? C’est une décision rationnelle d’ordre économique: préférer une ressource qui ne chamboule pas le cycle naturel à une autre (le béton) qui requiert des manipulations très polluantes. Ce n’est pas la coupe forestière suivie de reboisement qui affecte le réchauffement climatique, mais bien les territoires coupés à blanc ou complètement défrichés pour y placer des populations. Ça, ce n’est plus au Québec (si oui, il faut régler le problème, là n’est pas mon point), mais dans les pays tropicaux victimes du système actuel.

    C’est en fait une question complètement neutre si la ressource est gérée avec bon sens. Une forêt qui existe déjà et qui ne fait que se regénérer ne ralentit pas le réchauffement climatique, pas plus que l’utilisation du bois de construction ne le fait en soi. Par contre, préférer le bois de construction au béton est un choix raisonnable, compte tenu du fait que le béton n’est pas naturellement produit, alors que le bois, lui, l’est. C’est d’ailleurs un produit biodégradable, ce qui n’est pas négligeable lorsque l’on voudra s’en défaire. Laisser la forêt pourrir et brûler devant nos yeux sous des prétextes fallacieux n’est pas une meilleure solution.

    Quant à Greenpeace, si vous le voulez, je peux vous parler d’une histoire de normes qui me fait bien soupçonner que l’objectif de l’organisme dans la revendication forestière au Québec n’est que d’encourager l’industrie américaine à nos dépends.

  6. @Alexis

    « Certes, ça “ne fait que retarder le cycle”. Mais puisque cela se ferait de toute façon, où est le problème? »

    C’est qu’il ne faut pas couper encore plus la forêt, point. Les arbres sont plus utiles à l’Humanité vivants que sciés.

    « Laisser la forêt pourrir et brûler devant nos yeux sous des prétextes fallacieux n’est pas une meilleure solution. »

    Comme je le disais, je me demande où tu pourrais trouver des forêts en pourriture au Québec par les temps qui courent. La plupart sont déjà décimées par l’industrie forestière. Voir: https://pourquedemainsoit.wordpress.com/2007/06/20/un-buffet-a-volonte/

    Pour ce qui est de Greenpeace, il est à la mode chez la droite de dénigrer cette organisation ou toutes autres du même genre par tous les moyens. Il ne s’agit que de fausses prétentions.

  7. Allons-y pour la petite histoire de Greenpeace et son financement peu transparent.

    Comme tu le sais sans doute, Abitibi-Bowater a été la cible d’attaques de la part de Greenpeace. L’un des principaux points du litige concerne la norme utilisée par l’entreprise. Actuellement, Abitibi-Bowater utilise la norme FSC, une norme de coupe par table de concertation avec le gouvernement, l’industrie et les organismes environnementaux (dont Greenpeace). Grâce à cette norme, Abitibi-Bowater peut certifier que 90% du bois utilisé pour la fabrication de ses pâtes et papiers a été prélevé sur des terrains gérés selon des normes environnementales raisonnables, avec reboisement. Cette norme, il faut le noter, s’applique aux terres publiques du Québec.

    En partenariat avec Greenpeace, il y a de cela quelques années, Abitibi-Bowater (qui détient une bonne expertise dans le domaine de la gestion de la forêt) a élaboré une nouvelle norme, la CSA, semblable en gros à la FSC à deux exceptions près: elle s’applique à des terres privées et donne un droit de veto aux organismes environnementaux. Or, peu après, Greenpeace s’est mis à utiliser sa redoutable force de frappe médiatique contre son ancien partenaire pour qu’elle adopte la norme CSA. Les conséquences seraient les suivantes: Abitibi-Bowater ne serait en mesure que de s’assurer que 30% du bois qu’elle utilise respecterait la norme; Greenpeace obtiendrait un droit de veto; et surtout, surtout, puisque la norme se fait sur les terres privées, Abitibi-Bowater devrait s’approvisionner aux États-Unis. Le lobby environnemental serait-il au service de l’industrie forestière américaine? Reste qu’on fait pression sur les clients d’Abitibi-Bowater, là où cela fait très mal surtout en période de difficulté du secteur. Autre info d’un éco-conseiller.

    « Les arbres sont plus utiles à l’Humanité vivants que sciés. » Il faudrait songer à expliquer ça un peu plus. Et pour la phrase qui précède, je crois qu’il n’est question ici que de réorienter la production des entreprises forestières, pas d’augmenter leur niveau de coupe. C’est un autre débat.

    Les forêts brûlent et pourissent à chaque année. L’idéal serait d’en venir à un plan d’exploitation prêtant à une entreprise un territoire d’une superficie donnée, celle-ci étant ni trop grande ni trop petite pour se conformer à un plan de gestion rotatif. Ainsi, si les arbres qu’on replante prennent 40 ans à arriver à maturité, on fixe un volume de bois annuel raisonnable et l’on multiplie par 40 pour obtenir le volume de bois total accordé à l’entreprise. À elle ensuite de s’arranger pour faire le tour de son domaine en 40 ans, pour finir par couper les arbres qu’elle a elle-même planté. Bien sûr, il ne s’agit pas de donner tout le territoire du Québec à des scieries.

  8. @Alexis

    Ce que tu évoques serait viable si on avait dès le début instaurer un système de génération des forêts.

    Mais il est trop tard.

    Le dépérissement de la matière ligneuse a désormais atteint un stade de non retour. C’est ce qu’affirme l’économiste Jean-Thomas Bernard, ancien membre de la commission Coulombe sur la gestion de la forêt publique québécoise.

    Maintenant, on annonce clairement que les coupes de qualité se font de plus en plus rares, particulièrement pour les feuillus, et le forestier en chef impose dès lors une réduction de l’exploitation pouvant atteindre 33% dans certaines régions pour les prochaines cinq années.

    Je ne suis qu’un amateur en foresterie, mais ces personnes en savent sûrement plus sur le sujet.

  9. Tant qu’à moi, le comble du copinage ça a été quand Chevrette est passé directement du ministre des ressources naturelles à représentant de l’industrie forestière. Comme disait Desjardins: « C’est comme confier le poulailler au renard ».

  10. sylvainguillemette

    Alexis St-Gelais a dit: « L’Erreur Boréale est un film dangereusement orienté qui ne présente bien que le point de vue que l’on désire montrer.  »

    Et ne peut-on pas en dire autant d’un libéral qui ne parle qu’en bien du libéralisme, même si ce système, n’est aucunement viable et que le système que ce porte-parole du Ô Capital chéri par les minorités bourgeoises parasitant le labeur d’autrui et ses lèches-cul envieux de prendre leur place si mince à l’échelle planétaire? Pour globaliser le système nord-américain, nous aurions besoin de près de 7 planètes Terre de ressources, où sont-elles?

    Et encore, l’exploitation de l,être humain par une minorité de ses semblables vous semble à vous, bien correcte. Ce qui est déplorable pour la majorité prolétaire que je me tente à défendre. Qu’est-ce qu’un emploi, si ce dernier est parasité par une minorité bourgeoise qui ne travaille guère pour en mériter les fruits? Alors à quoi bon travailler dans ce système puis-je me demander… C’est simple, il faut survivre, nous devons donc, vendre notre force de travail au bourgeois qui lui, détient les capitaux, lesquels il détient sans qu’aucun d’entre nous n’ait pris part à un référendum, à un vote démocratique. Avec ses capitaux amassé honteusement, le bourgeois minoritaire et parasitaire investit ensuite dans une coupe abusive de la forêt, de cherchant certes pas à définir la priorité de coupe, elle rase la forêt, elle ne coupe pas sélectivement. Ce serait mentir que de l’affirmer.

    Alors bref, que cette coupe abusive soit prétendument bonne pour le CO2, elle ne justifie pas la consommation effrénée et irréaliste, bref, non-viable du système actuel. Si nous devons diminuer notre consommation, notre production, etc., je n’y trouve donc aucun intérêt de couper sans raison, la forêt boréale, l’Amazonie ou quelconque forêt dans le monde. Aussi, un équilibre naturel existait avant notre apparition, nous sommes maintenant près de 7 milliards d’êtres humains, ne demandant pas moins que deux voitures dans le stationnement, un « set » de salon neuf chez Brault et Martineau et quelconque babiole jusqu’alors, considérée comme inutile ou du moins, essentielle.

    « C’est comme ces animalistes qui brandissent encore le blanchon comme un martyr de la chasse aux phoques alors qu’on ne le traque plus. »

    Le blanchon ne l’est plus à 11 jours je crois, il ne fait que perdre sa couleur et est considéré, par la biologie, comme adulte. « Cute », mais soyons logique un instant, il s’agit tout de même d’un bébé d’une dizaine de jours. Alors ici, qui ment? Et toujours est-il qu’en tuant le phoque, on laisse la majorité du corps de ce dernier sur place et on ne recycle donc pas, on ne se sert pas du phoque en entier, on gaspille pour faire du fric. Injustifiable, car ils amassent ce fric pour plaire au système capitaliste, lequel je le rappelle, n’est pas viable, mais s’apparentant plutôt aux sectes suicidaires où les gourous privilégiés, dominent sur la masse d’aliénés. Heureusement, les masses s’éveillent le royaume du ridicule cessera bientôt. L’exploitation de la majorité par la minorité parasitaire bourgeoise est à son apogée et c’est parfait.

    Quant au développement durable de votre professeur Villeneuve, ne semble t-il pas plutôt tenté de donner un dernier souffle à l’exploitation de la majorité prolétarienne par la minorité parasitaire bourgeoise? Développement durable et recyclage, tout ça n’est que supercherie. Ce sont des termes destinés à nous auto-pardonner de nos erreurs graves, bref, qui ne servent qu’à faire passer autrement, le coktail ultime comme ce fut le cas à la Jone’s Town. Au risque de me répéter, où sont les planètes de rechange nécessaires à la continuation du suicide collectif qu’est le système nord-américain? Où sont les ressources pour faire encore plus de constructions, de casinos à l’instar de Las Vegas, de tours à bureau destinées de toute façon, à sombrer dans l’oubli ou dans un attentat terroriste bien cherché de par les actions impérialiste qu’aura pu commettre tel ou tel pays, à l’instar des États-Unis?

    Aussi, j’aimerais ajouter que lorsque l’on coupe telle ou telle forêt, les essences coupées ne seront peut-être pas les essences futures. Nous modifions, là encore, un fragile équilibre pour des caprices non-essentiels. Il est temps de retomber sur Terre et de voir à, collectivement et avec ce que nous avons et bien sûr de façon viable, l’évolution de notre espèce, ce qui vient donc exclure d’emblée, le libéralisme qui ne vise qu’à protéger la minorité parasitaire bourgeoise au dépens de la majorité prolétaire.

    « Les conséquences seraient les suivantes: Abitibi-Bowater ne serait en mesure que de s’assurer que 30% du bois qu’elle utilise respecterait la norme; Greenpeace obtiendrait un droit de veto; et surtout, surtout, puisque la norme se fait sur les terres privées, Abitibi-Bowater devrait s’approvisionner aux États-Unis. »

    Que de bonnes nouvelles! Excellent! Et encore, serait-il préférable de nationaliser toutes les terre et que les États-Unis en fassent autant! Parfait! Vous faites ma journée avec une telle attitude, aux petits oiseaux je suis.

    « Le lobby environnemental serait-il au service de l’industrie forestière américaine? Reste qu’on fait pression sur les clients d’Abitibi-Bowater, là où cela fait très mal surtout en période de difficulté du secteur. Autre info d’un éco-conseiller. »

    Raisonnement purement réactionnaire, voire réactionnaire-conservateur! J’ai déjà monsieur Fernand Trudel, un proche des pétrolières et des conservateurs d’Ottawa, qui m’a servit d’aussi fallacieuses suppositions. Lui, disait que les kyotistes étaient des « pseudo-scientifiques à la solde de la gogauche », comme si la gauche en plus, avait les moyens de se payer qui que ce soit. Simple projection hypocrite. Je suis certain que Greenpeace en voudrait autant aux États-Unis, mais ces États terroristes et impérialistes se trouvent plutôt dans le camp des « éco »-nomistes. Greenpeace ne risque donc pas de fêter telle victoire dans le pays qui détient et utilise bon nombres d’armes de destruction massive, qui pratique la torture et la mise à mort des prisonniers et qui, bien avant le Québec, il y a de cela plus d’un siècle, ont déjà protégé des aires considérables de forêts et de parcs nationaux. Toutefois,e je ne crois pas que les groupes environnementaux aient quoique ce soit à dire aux États-Unis terroristes et impérialistes du génocidaire et tueur de masse, Bush.

    « Les forêts brûlent et pourrissent à chaque année. L’idéal serait d’en venir à un plan d’exploitation prêtant à une entreprise un territoire d’une superficie donnée, celle-ci étant ni trop grande ni trop petite pour se conformer à un plan de gestion rotatif. Ainsi, si les arbres qu’on replante prennent 40 ans à arriver à maturité, on fixe un volume de bois annuel raisonnable et l’on multiplie par 40 pour obtenir le volume de bois total accordé à l’entreprise. À elle ensuite de s’arranger pour faire le tour de son domaine en 40 ans, pour finir par couper les arbres qu’elle a elle-même planté. Bien sûr, il ne s’agit pas de donner tout le territoire du Québec à des scieries. »

    Excellent, mais pourquoi parler d’entreprise? pourquoi ne pas nationaliser cette ressource qui, en passant, nous appartient à nous les québécois? C’est un bien commun, non pas une source de profit pour une entreprise qui forcément, exploite elle aussi la majorité pour privilégier une minorité parasitaire bourgeoise. Bref, un trop gros tas de totalitarisme, comme si nous devions réellement quelque chose à ces bourgeois, comme si nous dépendions d’eux…

    Sinon, merci pour le concept, j’en ai appris beaucoup sur la coupe des arbres aujourd’hui, et sur leur croissance bénéfique. Encore merci.

    À Belz,
    entièrement d’accord! Quelle pourriture, quel opportunisme crasse! Il aurait fait bon chevalier adéquiste!

  11. Internationaliste

    Tout ceci ne l’empêche pas de recevoir les louanges de son bon ami l’opportuniste Steven Guilbeault futur ministre libéral à Ottawa ou Québec! Il me tombe tellement sur les nerfs maintenant avec son petit style moraliste, au moins autant que Béchard.

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