Pierre-Karl Péladeau : l’avarice du parvenu des médias

La réprimande salée du maire de Magog, Marc Poulin, envers le président de Quebecor suite à la fermeture de l’imprimerie de la localité a enfin fait apparaître au grand jour l’antisyndicalisme primaire de Pierre-Karl Péladeau.

Selon ce parvenu égocentrique, les syndicats sont les seuls à blâmer dans le déclin manufacturier du Québec. « Tant que d’honnêtes travailleurs demeureront les otages d’organisations cyniques qui les manipulent et leur cachent la vérité, la crise manufacturière ira en s’aggravant et le Québec continuera de s’appauvrir » affirme-t-il.

Euh, pardon?  Les syndicats ne travailleraient pas pour améliorer les conditions de travail de leurs membres et des travailleurs en général? Les syndicats seraient responsables de la délocalisation des entreprises et de la mondialisation néolibérale? Bien sûr. Ils doivent aussi être à la source de la détérioration de l’environnement et du terrorisme dans le monde, quant à y être.

Le plus pathétique, dans ces propos tenus dans la lettre qu’il a adressé jeudi dernier au maire de cette municipalité, est que PKP renie le respect que son père avait pour ses employés.  Il a tout fait pour mener Quebecor World à la faillite après le refus du syndicat d’accepter des demandes irréalistes diminuant les acquis des travailleurs de l’endroit.

Le maire de Magog a bien fait de dénoncer l’attitude intransigeante du dirigeant de Quebecor et a fait comme tout bon élu en protégeant les travailleurs de sa ville en face du géant de la convergence médiatique.  Lui, au moins, ne se prosterne pas devant les affairistes sans cœur amalgamant fallacieusement leurs  « profits» et le soi-disant « bien être » des salariés.

Ce qui est le plus déroutant est que PKP fut un communiste révolté dans sa jeunesse et que, maintenant, il joue le rôle du gros capitaliste avare et sans compassion.

À croire que l’argent pourrit tout ce qu’il touche, mêmes les idéalistes les plus convaincus. En fait, si le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument.

24 réflexions sur “Pierre-Karl Péladeau : l’avarice du parvenu des médias

  1. lutopium

    Très bon billet Jimmy. En plein dans le mille. Si c’était pas de papa et du cadeau de Landry (Vidéotron), il ne serait que Monsieur Snyder. Et encore…

  2. J’ai laissé un commentaire semblable sur UHEC. L’extrait choisi de la lettre est extrêmement réducteur. Je n’aime pas particulièrement PKP, mais j’aime encore moins quand mes amis utilisent les mêmes astuces populistes que mes ennemis. C’est un comportement que je trouve indigne de l’idéal que nous défendons. Pour sauver le secteur manufacturier au Québec, des sacrifices seront nécessaires. Et pas seulement du côté des employeurs et des méchants capitalistes, pour une fois, je l’admets.
    Mía

    Voici, pour les blogueurs intéressés, l’intégral de la lettre de M. Péladeau au Maire de Magog:

    Monsieur le maire,

    J’ai été étonné de lire et d’entendre vos propos suite à la décision de la direction de Quebecor World de fermer son usine de Magog. J’aimerais vous rappeler que Quebecor World opère présentement sous l’égide de la loi sur les arrangements avec les créanciers et que les décisions qui sont prises le sont avec l’assentiment d’un contrôleur nommé par la Cour Supérieure du Québec et directement imputable à elle.

    Ces faits sont bien connus et ont été abondamment rapportés par les médias. Pourtant, vous laissez l’impression de les ignorer ou alors de ne pas comprendre ce qu’ils signifient. En un mot, ce n’est pas moi qui ai pris la décision de fermer l’usine de Magog mais bien la direction actuelle de Quebecor World sur laquelle je n’ai aucune emprise. Vos références à l’endroit de mon père sont de mauvais goût et fort inconvenantes car il n’est plus là pour vous donner la réplique.

    Mais puisque la question de la fermeture de l’usine vous intéresse, laissez-moi vous faire part des véritables enjeux concernant la survie de l’usine de Magog. Lorsque j’étais président et chef de la direction de Quebecor World, il y a quelques années, j’ai donné mandat à mes représentants d’entreprendre des pourparlers avec le syndicat des employés de cette usine pour obtenir des aménagements dans le contrat de travail qui s’avéraient essentiels à un investissement qui aurait permis de sauver cette usine. C’était en 2004 – 2005.

    Un des éléments central était de diminuer le nombre d’employés par machine pour les amener de 6 à 4 comme pour toutes les rotatives identiques que nous opérions ailleurs dans le monde, en l’occurrence des G-14. Le syndicat n’a rien voulu entendre. Devant un tel refus, les gestionnaires de l’entreprise ont décidé de faire l’investissement là où ils pouvaient le rentabiliser.

    En août 2005, Quebecor Média a annoncé un investissement de 120 millions de dollars pour construire une imprimerie ultra-moderne à Mirabel. Cette imprimerie devait servir, entre autres, à imprimer le Journal de Montréal. Pour rentabiliser cet investissement, nous avions besoin d’importants aménagements à la convention collective des pressiers du Journal, des employés qui travaillaient en moyenne 16 à 20 heures par semaine, recevaient un revenu annuel de 92 000$ assortis de 6 semaines de vacances.

    La réponse du syndicat a été une grève qu’ils ont débutée par un vandalisme en règle des équipements, sans compter les actes de sabotage qui auraient pu mettre en péril la vie des collaborateurs appelés à opérer les rotatives. Depuis bientôt deux ans, nous sommes engagés dans un processus d’arbitrage avec eux, parce que le syndicat a utilisé toutes les manœuvres dilatoires possibles et impossibles pour étirer l’exercice.

    Résultat : l’imprimerie de Mirabel est sérieusement sous-utilisée et l’investissement fait par Quebecor Média ne peut être rentabilisé. L’ironie dans tout cela est qu’il s’agit du même syndicat et des mêmes dirigeants syndicaux qui représentaient les employés de Magog.

    Monsieur le maire, au lieu de personnaliser le débat comme vous avez choisi de le faire, je me permets de vous dire que vous auriez rendu un bien plus grand service à votre communauté si vous aviez utilisé le prestige et l’influence de votre fonction pour dénoncer les organisations qui rendent impossibles les investissements essentiels à la survie de nos entreprises.

    La crise manufacturière que traversent votre ville et plusieurs autres au Québec n’est pas le fruit du hasard. Tant que d’honnêtes travailleurs demeureront les otages d’organisations cyniques qui les manipulent et leur cachent la vérité, la crise manufacturière ira en s’aggravant et le Québec continuera de s’appauvrir. Ce n’était certainement pas le souhait de mon père qui fut un grand entrepreneur.

    Par ailleurs, laissez-moi aussi vous dire que je n’aurai pas honte de vous voir si nous venions à nous croiser en Estrie. L’entreprise que je dirige, Quebecor Media, a créé depuis plusieurs années des milliers d’emplois et procuré des produits et services de grande qualité à la collectivité québécoise.

    Pierre Karl Péladeau
    Président et chef de la direction

    P.S.: Il est faux d’affirmer comme vous l’avez fait que je n’ai pas répondu à vos communications. Vous n’avez jamais communiqué avec moi. J’ai reçu une communication de M. Ghislain Goulet, directeur-général du CLD de Memphrémagog, le 4 décembre 2007 et j’ai promptement retourné son appel. J’ai ensuite demandé au directeur de l’usine de Magog, M. Patrice Asselin, de faire le suivi auprès de M. Goulet. Ils se sont rencontrés le 24 janvier dernier au restaurant
    L’Étoile sur le Lac, route 112 dans la région de Magog, pour faire le point sur la situation. M. Robert Fortin du ministère québécois de l’industrie était également présent, à l’invitation de M. Goulet.

  3. La Belette lachinoise

    Soit, les syndicats ne sont pas tous comme celui des cols bleus et on a seulement à voir le long lock-out du Journal de Québec (ou le fait que Luc LAvoie a déjà été son porte-parole) pour se faire une idée de Bébé Pédalo.

    Il y aussi la manière crasse de Vidéotron traite ses clients et ses employés. Rentabilité oblige. Ils ont payé beaucoup trop cher pour l’entreprise et là ils se rattrapent comme ils peuvent.

    Il y a des histoires qui circulent sur la manière cavalière et déplaisante dont PKP traite ses employés immédiats. Beaucoup ne veulent plus travailler pour lui.

  4. Sylvain Guillemette

    « …Pour sauver le secteur manufacturier au Québec, des sacrifices seront nécessaires. Et pas seulement du côté des employeurs et des méchants capitalistes, pour une fois, je l’admets.
    Mía »

    Ce sont toujours les travailleurs, les prolétaires qui sacrifient. On en a marre des sacrifices, les bourgeois sont rarement touchés, nous le sommes toujours. Aussi, les profits que les bourgeois volent aux prolétaires, le sont au nom du sacrifice, comme quoi le bourgeois prends suposément, TOUS les risques à lui seul. Olymel nous rappelle que non, le secteur manufacturier nous rappelle que non, le secteur du bois également. Bref, comme la loi Chaouli, le principe capitaliste qui vut que le bourgeois garde les profits, n’a aucun sens! à bas les bourgeois, à bas le capitalisme, à bas les sacrifices unilatéraux. Qu’ils troquent d’abord leur voiture de luxe pour des modèles semblables aux nôtres. Qu’ils troquent aussi leur maison de plusieurs étages, plusieurs toilettes avec service domestique, pour des cabanes à bois comme les nôtres. Qu’ils cessent leur voyages excentriques avec le profit engendré par le travail d’autrui.

    Vous êtes dans l’erreur Mia. Les sacrifices, nous les faisons depuis plusieurs siècles déjà. Je ne veux pas sauver les meubles pour préserver ce mode de vie, je veux que tout tombe au plus sacrant. Nous recruterons, nous formerons des conseils populaires, nous formerons les soviets, nous ferons révolution et nous débarrasserons un de ces 4, une bonne fois pour toute, des sales bourgeois minoritaires et parasitaires.

    Le capitalisme est mort-né et c’est un suicide collectif environementalement parlant, alors à quoi bon se sacrifier encore au nom du sale bourgeois, du sale capital cartellisé par ces derniers?

    Péladeau est un imbécile de bourgeois, il a la même utilité qu’un tapis de fleur devant l’entrée, il est juste bon à s’essuyer les pieds dessus. C’est un bourgeois, un parasite minoritaire sur Terre (2% qui possède 60% des richesses) qui exploite la majorité prolétarienne. Je fêterai sa mort, comme je viens de fêter celle du monstre Heston. Un beau gros cigare cubain pour l’occasion!

  5. M. Guillemette,
    Vous aimez les cigares cubains? Moi aussi… Venez donc lire mon blogue pour savoir ce que j’en pense de Cuba! (CHE=DIEU) Je suis d’accord pour dire qu’il faut une réforme et une démocratisation du système économique, ce qui en soit nécessitera des sacrifices de la part de tout le monde. Je suis anti-capitaliste à la mort. Mon point est le suivant : Soyons socialistes, mais pitié soyons-le dignement. Pas question d’employer les ruses des salauds capitalistes.
    Mía

  6. Les russes des salauds capitalistes? Je ne considère pas Cuba, comme communiste. Ni le Venezuela, ni le Nicaragua, encore moins les russes.

    Toutefois Mia, l’enfoiré de Vladimir Putin commence à remettre les marteau-faucille sur les drapeaux nationaux russes (sic!). Aussi, ils se réclame du communisme et a ré-instauré le stalinisme pour ajouter de la crédibilité. (resic!)

    Le parti communiste cubain, ne représente pas le communisme comme tel. Le communisme selon Marx et Engels, sans État, sans bourgeois, n’a jamais existé dans les faits.

    Où est votre blogue Mia?

  7. PKP le crosseur, y’a fait jadis la meme crisse d’affaire (avec son singe éternel Luc Lavoie) envers les syndiqués de Videotron, ie: coups de cochon, saloperies, etc., faisant passer TOUS les syndiqués pour de gros méchants loups. Il a meme essayé de crosser financièrement sa soeur qui était dans la dèche, un vrai Vincent Lacroix ce PKP!!

  8. Ping : Le combat des employés du Journal de Montréal est le combat de tous les travailleurs « Homo politicus

  9. Ping : Pierre-Karl Péladeau se maintient dans sa mégalomanie « Homo politicus

  10. Ping : Convergence politico-médiatique « Homo politicus

  11. Serge Dufour

    depuis que peladau est aller pleurnicher qu il n y a pas assez d annonces a la tv alors qun il y en a deja trop depuis ce temps nous sommes envahis par des publicites interminable je pense que la soif de l argent de peladau est exagerer il n est quand meme pas a plaindre il ne mange pas du kraf diner ce cher pierre karl alors pourquoi ce plaint-il

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s