Étiquettes

, , , , , , , ,

En début de cette année 2008, on pouvait lire que G.W. Bush était maintenant opposé à l’importation aux États-unis du pétrole issue des sables bitumineux de l’Alberta car celui-ci serait trop polluant à produire. En fait, il est maintenant interdit aux organismes fédéraux américains d’acheter cette énergie.

Certains diront que le président américain s’est éveillé à l’écologie, mais il faut savoir lire entre les lignes. La position de Bush concernant le pétrole albertain cache un autre motif.

Le dollar canadien a surpassé celui de l’Oncle Sam et cela suscite bien des préoccupations.Bush voit d’un mauvais oeil les dollars américains qui s’enfuient vers le Canada et qui compromettent la balance commerciale américaine. L’Amérique étant grande consommatrice de carburants fossiles, un déficit commercial énergétique pèse lourd dans la balance commerciale.

Si le dollar canadien était inférieur au dollar américain, ce président républicain ne daignerait pas profiter de cette manne énergétique à rabais.  Mais ce n’est plus le cas.

Rien d’écologique dans cette décision. Voyons au-delà des apparences.

En conséquence, on désire exploiter de plus en plus les gisements d’or noir de l’Alaska dans une volonté autarcique.  Alors, les américains vont puiser dans leurs réserves nationales de pétrole et conséquemment accroître leur dépendance envers l’importation étrangère lorsque ces réserves seront à sec.

De plus, avec cette nouvelle politique, Bush tourne le dos à son ami idéologique canadien Stephen Harper qui doit se poser des questions. On voit ici que les préoccupations économiques supplantent toutes les affinités politiques.

Finalement, il s’agit simplement d’une mesure protectionniste qui va à contre-courant de l’ALENA et du libre-échangisme dont les américains sont friands seulement lorsque cela tourne à leur avantage.

Publicités