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L’ex-médecin Guylaine Lanctôt refuse de payer ses impôts depuis 13 ans, au risque d’être incarcérée, qu’elle qualifie de frauduleux car ils serviraient à financer des guerres, les paiements des intérêts des dettes gouvernementales et l’acquisition d’armements.

Aussi, elle ne désire simplement pas payer pour des services publics qu’elle ne veut pas.  Elle s’est d’ailleurs désaffiliée du régime d’assurance maladie du Québec en stipulant qu’elle paierait elle-même ses frais médicaux en cas de maladie.

En fait, ce n’est que du pur individualisme rejetant la mise en commun de services essentiels desservants le plus grand nombre.

Cette dame avec son ancien salaire de médecin a peut-être les moyens de se substituer à l’aide sociale de l’État en santé, en éducation, en pensions de vieillesse ou en soutient aux sans-emplois, mais ce n’est pas le cas d’une vaste partie de la population.  L’impôt prélevé chez les mieux nantis est une mesure qui garantit une relative équité sociale.

Si on suivait son raisonnement, le gouvernement devrait simplement disparaître emportant avec lui le maintient d’un ordre public minimal et l’existence d’une justice sociale nécessaire dans toute société évoluée.  Ce ne serait qu’un retour à l’état de nature dont profiterait évidemment les plus riches mais qui propulserait dans les bas-fonds les conditions de vie des citoyens à faibles ou moyens revenus.

Cette retraitée devrait saisir le non-sens de ses propos et comprendre que malgré le fait que nos impôts servent dans une certaine proportion à soutenir des activités militaires souvent contestables, la majeure partie sert aussi dans le financement des programmes sociaux qui profitent tout de même à l’ensemble de la communauté qui n’a pas les moyens financiers qu’elle possède.