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Human Rights Watch a publié dernièrement son rapport sur la démocratie et les droits humains. 

On s’attendait que ce document évoque les violations des droits de l’Homme dans les pays ne connaissant pas une véritable démocratie, mais, il blâme aussi au passage les démocraties libérales qui acquiescent et soutiennent souvent les régimes commettant les pires atrocités au profit des puissance occidentales.

Les États-Unis et l’Union européenne érigeraient en démocrates des hommes politiques autocratiques n’hésitant pas à bafouer les droits humains dans leurs pays respectifs afin de conserver les intérêts de leurs amis des nations développées.

On cite en exemple le Kenya, le Pakistan, le Bahreïn, la Jordanie, le Nigeria, la Russie et la Thaïlande qui ne respecteraient pas les droits à la liberté d’expression, de réunion et d’association. Les élections démocratiques dans ces pays ne seraient qu’une façade, car en fait, elles seraient empreintes d’irrégularités. On dénigrerait la liberté de la presse, le droit de se réunir pacifiquement et on réprimerait les opposants aux régimes.

On cite aussi les barbaries commissent au Tchad, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Éthiopie, en Irak, en Somalie, au Sri Lanka, au Soudan ainsi que dans les sociétés fermées dans lesquelles de sévères répressions auraient cours comme en Birmanie, en Chine, à Cuba, en Érythrée, en Libye, en Iran, en Corée du Nord, en Birmanie, au Sri Lanka, en Israël, en Arabie Saoudite et au Vietnam.

Par ailleurs, au sein même des démocraties occidentales, les droits civiques ont été violés au nom de la sécurité nationale, comme aux États-unis, au Royaume-Uni et en France.

Aussi, les États-Unis continuent d’enregistrer le taux d’incarcération le plus élevé au monde avec un pourcentage chez les hommes noirs de six fois supérieur à celui des hommes blancs.

En somme, malgré les beaux discours des politiciens occidentaux, les droits humains passent toujours après les préoccupations économiques ou géopolitiques.  On ignore des massacres, comme au Rwanda, car les implications stratégiques ou commerciales n’y sont pas présentes.  Au contrario, les américains occupent l’Irak au risque de déstabiliser le Moyen-Orient, pourtant un pays dont la société était relativement stable avant les invasions malgré une dictature du parti baas de Saddam Hussein, et ce au nom de la démocratie lorsqu’on sait très bien que les raisons sont uniquement pétrolifères.  

Bref, on use d’une moralité variable et sélective selon nos valeurs ou nos objectifs économiques.

De plus, on n’hésite pas à fouler du pied les droits constitutionnels des citoyens présumés terroristes dans les états occidentaux au nom de la lutte au terrorisme.   Un grave préjudice et un précédent qui ouvre la porte à tous les abus et à la possibilité de dictature à l’intérieur de l’Occident à tradition libérale.
 

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