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Les conservateurs de Stephen Harper avaient promis, lors des élections de janvier 2006, un gouvernement honnête et assuraient les électeurs que le « nouveau» Parti Conservateur était le plus intègre de toutes les formations politiques.

Mais, nous apprenons cette semaine, qu’en mai 2005, lors d’un vote déterminant qui aurait pu faire tomber le gouvernement libéral minoritaire de Paul Martin, ce parti politique avait cherché à acheter le vote d’un ancien député conservateur (Chuck Cadman), devenu indépendant, avec une assurance vie de 1 million$ lorsque ce dernier était affligé d’un cancer en phase avancée.

Selon certaines sources et même un enregistrement sonore, le chef actuel du Parti conservateur, aurait approuvé la tentative de corruption de l’élu. L’affaire a plongé la Chambre des Communes dans la tourmente et remet en question l’intégrité des conservateurs.

Cela s’ajoute aux autres scandales, pots-de-vin et conflits d’intérêts dans lesquels les conservateurs ont toujours trempé dans le passé. Pour s’en rappeler, il suffit de se remémorer le scandale Oerlikon, les conflits d’intérêts de Stevens Sinclair, la récente affaire Mulroney-Schreiber et les révélations en septembre 2006 au sujet du lobbying des grandes entreprises auprès du gouvernement fédéral actuel.

Ne soyons pas dupes.  Le présent Parti conservateur, qui est né d’une fusion des réformistes avec les anciens conservateurs, conserve le même réseau de partisans et est desservie par les mêmes équipes de lobbying.

Malgré les prétentions d’un nouveau style de gouverne de la part des conservateurs, qui se prétendent transparents, les récentes allégations nous démontrent que ce parti n’a rien perdu de ses mauvaises habitudes.