La grenouille saute dans la marre de l’extinction

La disparition des espèces animales se poursuit de plus belle.  Les amphibiens s’inscrivent maintenant dans le peloton de tête de la longue liste des races animales menacées.

Les causes de la diminution de leur population est évidemment la pollution, les changements climatiques et, comme si ce n’était pas assez, la propagation d’une maladie fongique mortelle et infectieuse très virulente, appelée chytridiomycosis, originaire du sud de l’Afrique.

La hausse générale des températures nuît considérablement à ces animaux à sang froid ainsi qu’au maintient des milieux humides qu’ils affectionnent et la propagation de toxines dans l’environnement affaiblie les systèmes immunitaires des amphibiens, particulièrement ceux des grenouilles.

En fait, un tiers des espèces amphibies serait en péril et, selon plusieurs scientifiques, ce serait la plus grande extinction de masse depuis celle des dinosaures.

Le rôle des amphibiens dans l’écosystème est déterminant.  Ils servent de prédateurs envers les insectes propagateurs de maladies et de proies pour les oiseaux.  Les batraciens évoluent sur terre depuis 360 millions d’années et les conséquences de leur anéantissement sont difficilement envisageables.

Ils constituent une brique importante dans l’édifice de l’écosystème planétaire depuis plus longtemps que l’apparition de l’être humain sur la terre et leur extinction fera vaciller les fondements de l’équilibre de la vie sur terre.

8 réflexions sur “La grenouille saute dans la marre de l’extinction

  1. C’est très juste, Jimmy !

    D’autre part, que dire de l’extinction prochaine des Palestiniens ? Il semble bien que leur prédateur, Israël, soit incontrôlable…

  2. C’est tellement désolant…

    Pour ce qui est du discours environnemental, je crois qu’il faudrait occulter le plus possible le sujet du réchauffement climatique et doublement l’axer sur la pollution directe. Le débat incessant sur les GES est devenu un peu comme le débat souverainiste-fédéraliste… c’est en tentant quelque chose au lieu d’en parler qu’on a plus de chance d’amélioration!

  3. @André

    Haha! Belle analogie!

    @Renart

    Exactement! On parle toujours des GES et de la pollution, mais on oublie les conséquences directes sur l’environnement. On se met la tête sous le sable et pendant ce temps, rien ne bouge…

  4. Arnold S.

    « La disparition des espèces animales se poursuit de plus belle….
    .
    .
    Les causes de la diminution de leur population est évidemment la pollution, les changements climatiques et, …
    .
    .
    Le rôle des amphibiens dans l’écosystème est déterminant.

    Salut Jimmy, mes hommages à Mia (;), Renart , Nada et André,

    Là, Jimmy, tu parles d’un vrai problème.

    Tu sais, l’étude seule des populations d’amphibiens (par exemple) est déjà d’une extraordinaire complexité, en raison des difficultés d’acquisition de données directe de terrain à long terme et fiables.

    Alors, tu peux t’imaginer que si l’on décide de s’attaquer à des problématiques ultra-complexes, multi-systémiques et globales comme « la dégradation de la biodiversité », « la pollution des écosystèmes », etc. le chercheur fait face à une difficulté nouvelle, complexe et subtile, et qui est de nature épistémologique: contrairement aux batraciens, quand on parle de « biodiversité » ou un « environnement », il est impossible de mettre le « doigt » (si tu me permets l’expression) sur l’objet d’étude. Nous ne sommes plus dans le domaine d’une science d’observation directe.

    Donc, tout ce qui touche à l’analyse et à l’acquisition même des connaissances sur la « biodiversité » ou « l’écosphère » passe à travers un « filtre conceptuel », très utile car il permet de justement formuler des concepts appropriés et d’analyser leur évolution dans le temps et dans l’espace, mais aussi extrêmement dangereux car ce filtre (ou cet appareil théorique) est nécessairement déformant puisqu’il varie d’une conscience à une autre et que le concept d’une chose ne sera jamais la chose elle-même.

    Autrement dit, pour simplifier, le problème est grave car l’appareil cognitif fait lui-même partie du système à analyser. Les sociologues vivent un peu le même problème: l’observateur fait partie du système qu’il veut examiner et personne ne peut définir rigoureusement ce qu’est une « société » ou « l’identité d’une société » (par ex.). Dans ces conditions, comme il devient impossible d’objectiver le sujet à l’étude, l’exercice de la pratique scientifique impose une double exigence, à la fois morale et de rigueur intellectuelle.

    Malheureusement, la majorité de nos scientifiques, politiciens et écologues ne possèdent pas cette rigueur et ils ne cherchent qu’à servir leurs intérêts propres, qu’ils pensent souvent être les mêmes que ceux de la « biosphère ». Mais, attention, je ne dis pas qu’ils sont de mauvais foi. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

    Une conséquence pratique de toutes ces divagations théoriques est que nous ne sommes jamais certain d’analyser la bonne chose. Je vais te donner un exemple: quand j’entends parler de « l’homme dans son environnement », on sous-entend, par là, que l’homme vit dans « un » environnement, qui serait un peu un genre de « matrice » qui accueillerait l’homme (…et la femme). Bref, nous serions des « poches d’êtres humains » qui vivraient dans une « matrice environnementale ». Or, c’est faux! Complètement faux, depuis 20-30 ans, en tout cas. Il faudrait maintenant parler de « l’environnement (ou la nature, en fait) dans les systèmes industrialo-humains ».

    On pouvait peut-être penser comme ça il y a encore 50 ou 100 ans, mais on ne le peut plus maintenant. Nous vivons maintenant dans des systèmes homme-nature hybrides et artificialisés.

    Tu n’as qu’à étudier un peu les images-satellites des É.U., de l’Europe ou de l’Asie, et tu vas réaliser immédiatement que ce sont les systèmes artificiels urbains-industriels qui occupent la majorité de l’espace et que la nature, la pauvre, n’occupe plus que de petites poches disjointes, perdues, si l’on peut dire, dans un océan d’êtres humains, de mégalopoles et d’industries.

    Bref, en 2010, tout est, essentiellement, artificialisé. C’est un changment de perspective. Le sul philosophe qui a compris, d’après moi, c’est Charles Taylor. Lui seul a compris que l’évènement fondateur du XXIème siècle était l’ouragan Katryna et le désastre de la N.Orléans, et non pas le 9/11.

    Il faut en prendre acte et agir en conséquence.

    Désolé pour la longueur de ce texte, mais je suis toujours inspiré lorsque je reviens de la messe…. 😉

  5. sylvainguillemette

    Hé hé. Je suis un peu d’accord avec tout le monde ici. Tous, vous avez mis le doigt sur certains faits.

    Par contre, je ne suis par certain que la communauté scientifique divague. Je crois que la majorité de ce qu’elle avance, est basée sur des études jusqu’ici, fiables.

    Même qu’au contraire, l’indice de fiabilité, lorsqu’il se retrouve biaisé, démontre que la situation est pire qu’on le croyait.

    Saviez-vous tous que, de semaine en semaine, le réchauffement s’accélère et il n’est donc pour l’instant pas possible de calculer la véritable vitesse du réchauffement climatique?

    Certains évènements se produisent beaucoup plus vite que prévu, comme la fonte de la calotte glaciaire, comme la saturation des océans de CO2, comme la fonte du pergélisol, etc.

    Oh! Bonne nouvelle!(sic) L’Alberta prévoit augmenter ses émissions de G.E.S pendant encore au moins 20 ans! Alors non seulement on ne fait que jaser, mais certains d’entre nous amplifient le problème. Snif…

  6. @Arnold S.

    Bonne réflexion en profondeur! Le facteur humain joue toujours un rôle dans n’importe quelle étude scientifique!

    Cependant, j’abonde dans le sens de Sylvain. Certaines données croisées montrent qu’il y a effectivement dégradation de l’environnement. C’est en combinant plusieurs analyses qu’on parvient à s’approcher de la vérité scientifique.

  7. “ Si l’abeille venait à disparaître de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que 4 années à vivre.“ (Albert Einstein)

    ça peut paraître anecdotique mais si on réfléchit 2 secondes avec les cours de biologie qu’on a tous eu…ça peut faire de gros dégats.

    http://www.e-citizen.tv/wordpress/2008/03/11/lang_frabeille-einstein-chaine-alimentaire-disparition-humanite-miel-apiculteur-piqurelang_frlang_enen-anglaislang_en/

    Un lien avec plus d’explications

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