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Mardi dernier, les supermarchés Metro, Loblaw et IGA ont contesté, à la Commission des transports et de l’environnement, les consignes présentes sur les canettes en aluminium ainsi que sur les bouteilles de plastique pendant que plusieurs groupes demandent l’instauration de ce système d’incitation au recyclage à tous les contenants en matières réutilisables.

On apporte en preuve de la prétendue inutilité des consignes que le taux de récupération des contenants à remplissage unique avoisine celui de la collecte sélective ménagère (71% contre 67%).  Donc, ce procédé assurant le retour des contenants ne serait plus nécessaire.  Selon les représentants des supermarchés, les bonnes habitudes et la conscientisation dont font preuve les citoyens garantiraient le recyclage des canettes et des bouteilles de plastique. Cependant, il faut noter que la récupération des bouteilles de bières est de 98% car les consignes sont plus élevées. Alors, pourquoi ne pas hausser celles des autres contenants afin de maximiser leur réutilisation au-delà du 71% actuel?  Ce serait ainsi plus performant que la cueillette sélective et encore meilleur pour l’environnement.

On rétorque que ce système de consignation est six fois plus dispendieux, selon les experts des géants de l’alimentation, que la collecte sélective des municipalités. Est-ce à dire, que pour une fois, le public est plus efficace que le privé?

Mais les demandes de l’oligopole québécois de l’alimentation au détail cache un autre dessein.

Par cette tentative, on désire simplement refiler la facture du recyclage commercial au domaine public qui devra investir davantage en conséquence de ce délestage dans sa “cour” des opérations de recyclage de l’alimentation mercantile. Le processus est trop coûteux pour les entreprises? Laissons alors l’État le prendre en charge et payer les frais, comme on le fait partout ailleurs. En somme, on nous sort encore le bon vieux principe: on privatise les profits et on nationalise les pertes.