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Manifestations, protestations et incompréhension imprègnent le paysage politique du Québec dans une ambiance de crise sociale.

Le présent gouvernement libéral du premier ministre Charest semble posséder la vérité absolue. Nul besoin de consultation, ni d’implication des intervenants sociaux. On impose sa vision de la société, sans tenir compte, visiblement, de l’opinion de la population.

Pourtant, la démocratie, le gouvernement du peuple par le peuple, devrait empêcher ce genre de dérapage.

C’est un exemple d’un anti-gouvernement. Une administration publique qui ne considère pas les objections de nombreux groupes de la communauté et qui néglige les bonnes relations avec les acteurs de la société civile.

Un gouvernement au comportement intransigeant qui ne remet que rarement en cause ses actions et rejette du revers de la main toute volonté de protestation. 

Il devrait, néanmoins, faire preuve d’introspection. Comment expliquer son taux d’insatisfaction record dans les sondages depuis le début de son mandat ? Pourquoi tout ce qui est groupes sociaux, communautaires, syndicaux et écologiques s’opposent-ils avec tant de véhémence à la plupart des projets de lois de ce gouvernement ?

Le plus pathétique, c’est que les « bons coups » de ce gouvernement, il y en a quelques-uns, vont être éclipsés par son attitude de confrontation qui ne rapproche pas les différents acteurs de la société québécoise. On peut voter de bonnes lois, pertinentes en tout point, mais ne pas faire participer les nombreux intervenants sociaux dans le processus de décision ne peut qu’handicaper toute réelle chance de succès de ces lois.

Le premier ministre Charest peut défendre ses décisions en déclarant protéger les intérêts financiers du Québec, mais la cohérence politique ne réside pas seulement dans la bonne gestion des finances publiques. Il s’agit aussi d’offrir, le mieux possible, une table de concertation entre les différents groupes et intérêts divergents de la communauté afin de parvenir à une stabilité sociale et un consensus général sur le fonctionnement de la société.

Mais, ce concept, pourtant si simple en politique, semble dépasser ce gouvernement.