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Cette semaine, l’élan de la privatisation a pris sa vitesse de croisière et les cliniques privées viennent de s’introduire dans le régime de santé public.

L’entreprise commerciale Rockland MD a effectué les premières interventions chirurgicales déléguées par un hôpital public (Sacré-Coeur) et le ministre Couillard se félicite de la tournure des événements en promettant que cela se reproduira encore plus dans l’avenir.

Le plus incompréhensible est que ces services privés sont plus dispendieux à l’État et qu’on pourrait aisément réduire leurs coûts en investissant dans des salles d’opérations publiques en manque chronique de financement.

Ces dernières années, les libéraux ont délibérément négligé des investissements en santé pour laisser se détériorer le réseau et permettre ainsi l’utilisation de ressources privées. 

De plus, le déplacement de main d’œuvre vers le privé sera inévitable avec l’effet concurrentiel des salaires plus élevés dans les cliniques commerciales, et en conséquence la crise budgétaire du ministère de la santé et la détérioration de la qualité des soins dans le public atteindront leur paroxysme, comme je le citais dans mon billet Une médecine à double tranchant.

La santé devenant un marché de plus en plus lucratif avec le vieillissement des baby-boomers, il est évident que le privé louche de ce coté. Une fois le pied dans la porte, le processus de privatisation ne pourra s’arrêter.

En fait, il s’agit d’un assaut en règle contre tous les acquis sociaux des Québécois.  La santé publique est l’assise de la justice sociale au Québec et les hommes d’affaires le savent très bien. En faisant tomber cette forteresse, tous les autres services publics suivront (éducation, travaux publics, etc.)

Le pouvoir de l’argent cherche à tout acquérir, même au prix de la santé et de la vie des personnes les plus démunies.

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