Un loup pour l’homme

3246-maitre-des-loupsL’homme est toujours un loup pour l’homme. Malgré ses exploits, ses réussites, il n’a pu, à ce jour, dépassé ses instincts primaires. Après s’être élevé au rang d’espèce dominante dans la chaîne alimentaire, il s’attaque maintenant à ses semblables afin de satisfaire ses pulsions de prédation et de domination. 

Partout nous pouvons constater à l’échelle de la planète de la pauvreté, des injustices, des guerres tribales, rappelant la préhistoire ou l’antiquité, qui nous font douter que l’être humain a évolué pour le mieux.

Pourtant, après la deuxième guerre mondiale, les choses semblaient évoluer dans le bon sens. L’espérance en un monde meilleur laissait présager des lendemains prometteurs.  Le niveau de vie s’élevait, les pays sous-développés sortaient du carcan de la misère, mais au tournant des années 80, le vent a changé de direction. 

Les possesseurs des moyens de production et d’échange ont pris alors le contrôle total des sociétés des nations développées et ont dicté aux peuples les plus pauvres de nouvelles règles économiques inspirées d’un dogme dénommé « néolibéralisme ».  Maintenant, mêmes les habitants des pays dits « riches », à l’instar de leurs congénères du sud, commencent à connaître un recul de leur qualité de vie.

Nous sommes revenus à notre point de départ malgré notre longue évolution et désormais notre égoïsme aveugle menace l’environnement et notre existence même.

29 réflexions sur “Un loup pour l’homme

  1. internationaliste

    Étant donné que la menace communiste semble écartée pour le moment, le capitalisme a repris son offensive anti-ouvrière et antisociale et se débarrasse des programmes sociaux qui ne sont plus utiles maintenant pour amadouer la classe ouvrière.

    Même si l’URSS était très loin de la société idéale et du véritable socialisme, elle représentait néanmoins un contrepoids au capitalisme à l’occidentale et sa disparition a donné les coudées franches au grand capital pour qu’il détruise les acquis sociaux.

  2. Arnold S.

    Jimmy et internationaliste,

    Vos bons sentiments vous honorent mais, d’une certaine façon, vous contribuez vous-mêmes à entretenir la misère des peuples en colportant les illusions des vieilles carcasses idéologiques obsolètes.

    La vieille grille marxiste ne fonctionne plus, entre autres parce que les propriétaires des moyens de production se retrouvent autant dans les pays émergents (Chine, Inde, Asie, etc.) que dans les pays occidentaux. Nous vivons maintenant dans des sociétés post-industrielles, animés par la « knowledge economy ». Par exemple, à ma connaissance, Walmart ne possède aucune usine aux USA, ni ailleurs d’ailleurs.

    La mondialisation a changé toutes les règles du jeu. Il faudrait réécrire Marx.

    Une autre erreur d’analyse est votre utilisation du terme « néolibéralisme »: ça ne veut rien dire, c’est un épouvantail à moineaux brandi par les marxistes et aucun économiste libéral n’a jamis utilisé ce concept-fantôme dans un ouvrage sérieux. Vous tombez là dans le cliché facile et la langue de bois.

    Enfin…

    Le camarade déviationniste , ennemi du peuple, contre-révolutionnaire, bon pour le goulag… Arnold 😉

  3. Jimmy St-Gelais

    @ Arnold S.

    Pourquoi parler de grille marxiste? Je ne suis pas marxiste, sauf que parfois, j’avoue, l’analyse de Karl Marx est pertinente. Mais, il faut savoir s’arrêter et distinguer le vrai du faux, autant dans le marxisme que dans le capitalisme. Il ne faut pas sombrer dans l’orthodoxie idéologique et il faut aussi avoir une ouverture d’esprit intellectuel afin de parvenir à une analyse pertinente.

    Il y a la mondialisation, bien sûr, mais les plus grosses compagnies sont occidentales, et dans les chaînes de production de l’Inde ou de la Chine, on peut découvrir que plusieurs entreprises installées là-bas ne sont que des satellites des multinationales qui délèguent leur production, autant en services qu’en matériels, à des entreprises locales.

    Il existe des compagnies purement indigènes dans ces pays, mais ce n’est qu’une minorité.
    « Une autre erreur d’analyse est votre utilisation du terme “néolibéralisme”: ça ne veut rien dire, c’est un épouvantail à moineaux brandi par les marxistes et aucun économiste libéral n’a jamais utilisé ce concept-fantôme dans un ouvrage sérieux. Vous tombez là dans le cliché facile et la langue de bois ».

    C’est évident ! Aucun économiste de droite n’admettra le néolibéralisme !

  4. internationaliste

    La mondialisation n’est pas un phénomène nouveau. Lénine en parle abondamment dans son célèbre texte « L’impérialisme stade suprême du capitalisme ». Il n’utilise pas ce terme, mais quand il définit l’impérialisme comme étant notamment l’exportation des capitaux.

    Il y a eu bien sûr des changements dans le monde depuis Marx et Lénine, mais le fait de se réclamer de ces auteurs ne nous empêchent d’en tenir compte, tout en réalisant que leurs textes sont généralement d’actualité. Après tout on vit encore sous le règne du capitalisme.

  5. Effectivement, rien n’empêche d’utiliser la grille marxiste lorsque vient le temps d’analyser ce qui marche et ne marche pas dans la réalité d’aujourd’hui… Un grand nombre d’économistes tiennent en compte les théories de Marx lorsqu’ils décortiquent les évènements…

    J’ai accepté depuis longtemps que, lorsque je mourrai, le système capitaliste sera encore en vie… Alors je me demande simplement comment on peut modifier certaines règles afin de garantir la paix, la disparition des famines, la vraie justice, la dignité…

    Mais qu’est-ce qu’on attend?

  6. Jimmy St-Gelais

    @Renart

    Pourquoi l’Histoire ne se souviendrait-t-elle pas de cette idéologie?

    Si cela arrive, c’est que la droite aura bien fait son travail en réécrivant l’Histoire.

  7. internationaliste

    L’histoire ne pourra jamais effacer les conséquences catastrophiques pour l’humanité du néolibéralisme, nouveau visage du capitalisme sauvage.

    Le terme va peut-être changé un jour, mais le signification sera la même.

  8. Arnold S.

    Dans une discussion, on n’utilise pas des termes qui n’ont jamais été définis. C’est une question de rigueur et d’honnêteté intellectuelle.

    Le néo- de néo-libéralisme ne veut rien dire. La seule définition structurée du néo-libéralisme que j’ai trouvée est celle fournit par le Commandant Marcos (Chiapas) (http://www.ezln.org/revistachiapas/No3/ch3primenc.html). Donc vous voyez…. les vraies définitions de néo-libéralisme faites par des économistes « patentés » me sont inconnues.

    Un petit exemple: Hayek, Friedman et les économistes de la Mont Pelerin Society se définissent comme des libéraux classiques, et non pas comme des conservateurs ou comme des libertariens, nous nous devons, au minimum, de les respecter intellectuellement et de les considérer comme des « libéraux classiques » et rien d’autre.

    Le néolibéralisme est un cliché, un mot-valise. En France, dans le Monde Diplomatique, et dans les pays sud-américains, c’est même devenu un mot-épouvantail qui épaissit encore plus le brouillard intellectuel dans lequel nous nous trouvons. Les français n’ont jamais rien compris à l’économie. Il faut prendre ses « cues » ailleurs.

    Avec la gauche et les altermondialiste (et avec la droite aussi, ne vous en faites pas, tous des incompétents), le cliché se substitue à la pensée: la pauvreté et les injustices que vous dénoncez sont le résultat de l’aveuglement et de l’incompétence partagés à gauche (comme au centre ou à droite). Le Québec est un désert intellectuel, c’est dramatique.

    Pendant que les penseurs gémissent, que le PQ planche sur le « Nous », le Québec s’endette. Il ne parvient pas à maintenir son niveau de richesse, et notre puissance se transforme peu à peu en impuissance et ce n’est pas la faute aux néo-libéraux

    L’histoire du XX° siècle le démontre: partout où l’économie fut socialisée ou collectivisée, elle fut dans le même temps ruinée. Voilà pourquoi la pauvreté progresse. Ouvrez les yeux car la compassion rend aveugle. La situation est complexe.

    Mais je préfèrerai toujours un petit gouvernement de gauche honnête et démocratique à un régime de droite incompétent et corrompu.

  9. internationaliste

    Le néolibéralisme sert à décrire une idéologie qui prône un retour au capitalisme sauvage et qui favorise le démantèlement des programmes sociaux. Les économistes de l’École de Chicago, qu’ils soient ou non libéraux classiques, penchent dans ce sens.

    D’ailleurs le libéralisme économique au départ était basé sur le capitalisme sauvage.

  10. Arnold S.

    Internationaliste: J’ai deux commentaires ici.

    Le premier, c’est que tu fais dire ce que tu veux au « néolibéralisme ». Ce n’est pas sérieux.

    Le second, c’est que Milton Friedman n’a jamais été contre les programmes sociaux, au contraire. Vérifie tes affirmations. Friedman est un pragmatiste et il a bien réalisé que les forces du marché sont très efficaces pour lutter contre la pauvreté, mais pas complètement. Dès les années 40, il avait proposé de programmes de BS pour les États-Unis.

    En parlant de capitalisme « sauvage », tu t’abaisses au niveau du de militant boutonneux « pitcheux » de cailloux sur les forces de l’ordre.

    Le vrai problème ce n’est pas le libéralisme, mais plutôt le mercantilisme, i.e. les gouvernements, les multinationales, les pègres qui travaillent main dans la main pour utiliser tous les mécanismes possibles et impossibles pour contrôler le commerce.

  11. internationaliste

    Arnold ce n’est pas parce que l’on est pas d’accord que tu dois utiliser des termes méprisants comme « militant boutonneux pitcheux de cailloux ». Ce n’est pas sérieux comme argument.

    Le fait est que les partisans de l’École de Chicago au Québec, comme l’IEDM, sont partisans de la démolition des programmes sociaux et de la privatisation à tout crin.

  12. Jimmy St-Gelais

    @Arnold

    Le néolibéralisme peut être synomyme de néo-conservatisme (terme utilisé aux États-Unis), dû moins à propos de son volet économique.

    Donc, les concepts du néolibéralisme sont bien répertoriés ailleurs qu’en France ou qu’au Québec mais sous des noms différents.

  13. Et un terme prend son sens en l’utilisant… et nous le lisons tous assez souvent pour s’en faire une idée. C’est la même chose pour le terme « gogauche », nous savons que c’est du dénigrement!

  14. Arnold S.

    Écoutez, ce n’est pas compliqué, « gogauche », « néolibéralisme ». « néoconservatisme » etc. sont des termes utilisés par les militants (« boutonneux », car, forcément, un militant doit être jeune et immature, donc « boutonneux » dans le sens symbolique du terme) pour désigner par dérison les idéologies adverses. En ce qui me concerne, tout cela n’est pas sérieux ni crédible.

    Le conservatisme et le libéralisme sont deux bêtes fort différentes. Le conservatisme, c’est la droite morale. Harper ou Bush en sont deux représentants.

    Pour les conservateurs, les idéaux de « travail, famille, patrie » sont les « fondamentaux » de la société et ils n’hésiteront pas à détourner les ressources du marché, limiter les libertés individuelles ou à accroître les dépenses gouvernementales si la situation le justifie. On a qu’à voir jusqu’à quel point Bush a endetté les États-Unis pour s’en rendre compte.

    En fait, quand j’entends les gens parler de la « droite » comme d’un bloc monolithique, ça me donne de l’urticaire. La réalité est plus nuancée et complexe.

    Internationaliste: je pense que tu ne connais pas très bien les travaux de l’école de Chicago. Ils ne sont pas du tout pour l’abolition systématique des programmes sociaux. Il ne faut pas non plus tomber dans la caricature.

    Bonne journée à tous!

  15. internationaliste

    L’IEDM et l’Institut Fraser qui sont parmi les fervents disciples de l’École de Chicago sont pour la destruction des programmes sociaux.

  16. Jimmy St-Gelais

    @Arnold

    J’ai bien dit « Dû moins à propos de son volet économique ». Le néo-conservatisme dans ses politiques économiques prône bien la réduction de l’État (donc un retrait des services sociaux), les baisses d’impôts (des plus riches surtout comme Reagan, Bush et Junior l’ont fait) et la non-intervention du gouvernement dans l’économie. C’est très semblable au libéralisme économique ça.

    Aussi, les néo-cons ou les néo-libéraux sont prêts à tout pour protéger leur ordre social. La militarisation subventionnée par les coupures drastiques dans le domaine social le démontre. Il s’agit du dernier coup de génie de la droite : faire payer les pauvres afin de protéger les intérêts des riches.

    Les libertés individuelles ? Les néo-lib ou néo-cons sont du même coté. On voit bien partout à travers l’Occident que les manifestations anti-G8, anti-mondialisation, anti-coupures sociales sont durement réprimées. La liberté est tolérée quand elle ne menace pas les structures qui avantagent les nantis.

    Tu ne m’apprends rien au sujet des différentes droites. Il existe bien une droite morale, économique, politique et même culturelle. Mais quand ça va mal, ces tendances se soutiennent et s’appuient les unes sur les autres. C’est la même famille.

  17. internationaliste

    Le fait qu’il existe différents courants dans la droite ne change rien à la nature du système capitaliste et ses défenseurs. Les droitistes s’entendent tous pour saccager les programmes sociaux et imposer des programmes de workfare dans le but de réduire le droit à l’aide sociale et de favoriser les emplois à bon marché.

  18. sylvainguillemette

    Et l’’IEDM, l’Institut Fraser et les autres de la trempe, sont tous, quoi qu’on en dise, capitalistes. Et je crois effectivement qu’ils attaquent les programmes sociaux et quand ils ne le font pas, c’est à titre de soupape, pour laisser sortir la pression. Le grand Capital ne veut pas d’un peuple militant, mais bien docile. Cadeaux par ci,, par là…

    Bref, l’État, sous le Capital, va offrir des cadeaux au prolétariat, pour éviter les grandes révolutions d’ailleurs, comme celle de Russie contre le tsarisme autoritaire et parasitaire.

    Et néanmoins, le capitaliste, ses principes obligent, supporte fièrement l’exploitation de l’être humain par ses semblables, ce qui est plutôt anodin comme signe d’évolution de l’humanité.

    Et n’empêche, c’est un échec total basé sur du totalitarisme, le concept même du capitalisme est mort avec inventeurs dès le début, puisqu’encore une fois, les faits obligent de constater que les ressources ne sont pas éternelles et que les richesses, quoi qu’on en dise, se sont entassées dans les mêmes poches, ont créé des monopoles, comme l’avait écrit Lénine aussi.

    Totalitarisme, passons à autre chose! Le simple fait de continuer de parler d’un système sectaire, me donne aussi à moi, de l’urticaire. Les humains ont sacrifié une planète au nom du Capital, et nous en parlons encore, c’est n’importe quoi.

    Pollution, famine, soif, guerres impérialistes, misère humaine, sur-consommation.

    Allô les capitalistes! Sortez la tête du trou, votre système a échoué, fini la récréation. Les misères annoncées par la communauté scientifique, vous revient de droit!

    Pour ma part, lorsque mes deux filles me demanderont: « papa, pourquoi on n’a plus d’eau, il fait chaud et il y a des guerres pour les ressources? », je saurai très bien répindre à cette question et croyez-moi que le capitalisme sera au banc des accusés, avec les humains qui l’auront aidé à survivre durant toutes ces années, où les misères étaient annocées d’avance.

  19. sylvainguillemette

    Si Arnorld, vous voulez défendre ce système, je vous prie de nous prouver en quoi, il est réaliste avec le monde « réel » d’aujourd’hui.

    Ça ne tient pas la route, ce n’est qu’une maintenance artificielle des privilèges accordés à une minorité parasitaire et sachez que le concept bourgeois VS orolétariat, s’applique aujourd’hui comme dans le temps. Il ne reste qu’à redéfinir les lignes qui nous séparent, la sous-traitance engage des petis bourgeois, etc.

  20. sylvainguillemette

    Mon dernier commentaire, parce que Arnold croit dépassé les idéologies de gauche et qu’en même temps, il fait l’éloge d’un système mort et bientôt, enterré.

    Le capitalisme, écologiquement parlant, est un suicide collectif. Allez, un toast!

  21. Arnold S.

    Sylvain: il faut nuancer et approfondir les concepts et aller au-delà de la rhétorique militante, que celle-ci soit de droite ou de gauche.

    Il y a le capitalisme privé (ou libéral) et le capitalisme d’état et, dans les faits, le capitalisme est « politiquement neutre ». Parler du capitalisme comme d’un seul système monolithique est une caricature.

    Ceux qui veulent présenter le libéralisme comme une idéologie manichéenne destinée à favoriser les « riches » aux dépens des « pauvres » vont toujours amalgamer libéralisme avec capitalisme. Ceux-là font carrément fausse route.

    Un système capitaliste peut très bien prospérer dans une structure politique d’inspiration social-démocrate ou collectiviste. Dans ces cas, on obtient alors le capitalisme d’état. Les meilleurs exemples de capitalisme d’état sont la France et le Québec, (…son petit frère complexé) où c’est l’État qui prend en charge des secteurs entiers de la vie économique et sociale (santé, éducation, garderies, transports, infrastructures, électricité, services financiers, etc.).

    Dans un capitalisme d’état, comme le Québec, les riches (Les Lamarre, Bombardier et autres, etc.) sont en fait des « privilégiés », des faux-riches amis du pouvoir et de la haute fonction publique et dont la richesse est quasi-illégitime (cette richesse provient de détournements, d’informations privilégiées, de privilèges d’origine étatique ou politique, de subventions, de lois ou règlements modifiés pour faciliter leurs intérêts, de processus d’évaluation environnementale truqués, etc. etc.) – je pourrais en écrire un roman).

    Ce sont ces faux-riches, dopés aux subventions publiques, qui fourrent le système et exploitent les vrais pauvres.

    Le Québec, malgré son « modèle social démocrate » est une société profondément injuste et inégale.

    Quoiqu’il en soit, les temps ont changé et le véritable capital, maintenant, se trouve dans la connaissance et l’information: i.e. dans la matière grise. Si Walmart est devenue en moins de 40 ans la plus grosse firme capitaliste au monde, et en partant de zéro, c’est parce qu’elle a brillamment maîtrisé les technologies de l’information et a imposé un contrôle parfait des inventaires et des flux de stocks; pour le reste, elle fait exactement comme les autres détaillants et un peu mieux (Sears, zellers, etc.).

    J’admire sincèrement les gauchistes parce qu’ils ont le coeur à la bonne place. Ils ont une belle énergie. Il s’agit maintenant de redresser leur intellect dans le bon sens …. 😉

  22. internationaliste

    Le capitalisme d’État comme tu dis est un modèle en voie de disparition avec toutes les politiques de privatisation et de démantèlement des programmes sociaux qui sont en vigueur dans tous les pays capitalistes.

    Le Québec est bien sûr une société inégalitaire et injuste, personne ne dit le contraire ici. Le Québec fait partie du monde capitaliste et toutes les politiques néolibérales que les gouvernements successifs, péquistes comme libéraux, ont mis en vigueur depuis vingt ans ont accru les inégalités sociales.

  23. Arnold S.

    Le capitalisme d’état (ou l’état-providence, c’est la même chose) n’est pas encore disparu et n’en finit plus de mourir.

    Mais, tout comme le communisme, l’état-providence n’est pas un système viable à long terme, car il est incapable de faire face au défi de la complexité. L’expérience montre qu’il est impossible de concevoir un « plan », une bureaucratie ou un état qui puisse intervenir et gérer complètement les affaires sociales et économiques d’un pays. L’URSS s’y est essayé et s’est cassé la figure: l’expérience communiste a abouti à un totalitarisme de gauche tragi-comique.

    Quant au Québec, c’est une société qui s’appauvrit constamment en raison justement de ce salmigondis d’interventions étatiques, de lois, ce coercitions, de subventions, de débats, de sommets, de passe-droits, de privilèges, etc. Bref, c’est le bordel…

    C’est exactement cet état-providence québécois qui a contribué à écraser et paupériser nos classes moyennes en faisant fuir les catégories les plus aisées (nos petits bourgeois qui peuvent facilement délocaliser leur capital et leur travail) tout en se proposant de prendre à charge la masse croissante de « pauvres », ce qui les plongent, on le sait bien, dans une trappe à pauvreté et infantilisation en les réduisant au rang de BS ou quasi-BS à vie.

    Cette dépendance à l’État/Église est vraiment la tragédie du peuple québécois.

  24. internationaliste

    Le Québec, comme tous les autres pays occidentaux, s’appauvrit à cause des politiques néolibérales qui sévissent depuis une vingtaine d’années. Ce n’est pas en coupant sauvagement dans les programmes sociaux que l’on va éliminer ou du moins réduire la pauvreté.

    Par exemple, les politiques antisociales de Mike Harris en Ontario ont augmenté drastiquement les problèmes sociaux et ont frappé durement la dignité des personnes assistés sociales.

    De toute façon le capitalisme a besoin d’une réserve permanente de sans-emploi pour faire une pression à la baisse sur les salaires et les conditions de vie. Le Québec n’échappe pas à cette règle.

    Quant à la bourgeoisie québécoise, elle est toujours bien en place et même si quelques-uns d’entre eux ont quitté le Québec il en reste bien d’autres pour nous exploiter.

  25. Jimmy St-Gelais

    @ Arnold s.

    « Le capitalisme est “politiquement neutre”. Parler du capitalisme comme d’un seul système monolithique est une caricature ».

    Un système qui valorise le profit ne peut être neutre. Il ne peut protéger les pauvres face à la misère. De plus, le capitalisme peut parfois subir des réformes mineures, mais la tendance est toujours à l’expansion et à la réduction des entraves à son développement. Le capitalisme va uniquement dans cette direction et le « social » n’est qu’un empêcheur de tourner en rond pour le commerce.

    « Ceux qui veulent présenter le libéralisme comme une idéologie manichéenne destinée à favoriser les “riches” aux dépens des “pauvres” vont toujours amalgamer libéralisme avec capitalisme. Ceux-là font carrément fausse route ».

    Je dirais seulement par rapport au libéralisme économique. Le libéralisme politique a permit l’éclosion des démocraties et des parlements avec des partis aux intérêts divergents. La gauche en a aussi été tributaire.

    « Mais, tout comme le communisme, l’état-providence n’est pas un système viable à long terme, car il est incapable de faire face au défi de la complexité ».

    Ok, mais le libre marché total sans contrepoids social n’est-il pas une voiture sans conducteur ? Le chaos ne se gère pas tout seul.

    « C’est exactement cet état-providence québécois qui a contribué à écraser et paupériser nos classes moyennes en faisant fuir les catégories les plus aisées ».

    Et si nous laissions faire les compagnies sans état-providence, sans syndicats, sans normes adéquates sur le travail, penses-tu vraiment que la pauvreté décroîtrait ? Bien sûr que non. La classe moyenne s’affaiblirait encore plus car les entrepreneurs prioriseraient le profit plutôt que les conditions de vie des travailleurs.

    @Internationaliste

    « Le capitalisme d’État comme tu dis est un modèle en voie de disparition avec toutes les politiques de privatisation et de démantèlement des programmes sociaux qui sont en vigueur dans tous les pays capitalistes ».

    Entièrement d’accord avec toi sur ce passage et sur tout le reste de tes commentaires!

  26. Arnold S.

    Très bons points.

    Le laisser-faire économique total n’a jamais fait partie du libéralisme politique. En fait, la règle de droit, dans son sens le plus général, est même le fondement du libéralisme.

    Dans les pays en voie de développement, sur le plan politique, on sait que c’est la corruption des institutions (judiciaires, politiques, etc.) et l’absence de contre-pouvoirs réels (presse, groupes de pression, etc.) qui empêchent le mécanisme de correction des erreurs de jouer pleinement son rôle tout comme, sur le plan politique, c’est la concurrence entre les entreprises qui sert à montrer aux autres les erreurs à ne pas commettre et contribue à diffuser les innovations qui marchent.

    Ce qui est difficile à admettre, car c’est une abstraction, c’est que c’est le jeu de la compétition entre les entreprises qui joue le principal mécanisme régulateur. La compétition est une précieuse mine d’informations pour tous et aucun « plan » ne saurait efficacement s’y substituer.

    Quant au Québec, je pense qu’il y quand même beaucoup moins de pauvreté qu’il y a une génération ou deux. Beaucoup de familles ouvrières ont réussi à faire instruire leurs enfants, ce n’est quand même pas rien, tout en accumulant un certain capital pour leur retraite.

    La pauvreté ne disparaîtra jamais. C’est la misère qu’il faut d’abord combattre.

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