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Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva s’inquiète de la déforestation de la forêt tropicale amazonienne.  La situation est dramatique car 7 000 kilomètres carrés auraient été coupés dans les cinq derniers mois de l’année 2007.

La production accrue de soja, de maïs et l’accroissement de pâturages pour le bétail seraient en cause. On prévoit aussi une accélération du phénomène car on estime que 15.000 km2 de forêt seront détruites d’ici août 2008, c’est-à-dire une hausse de 34% par rapport aux 11.200 km2 détruits entre août 2006 et juillet 2007.

La popularité de l’éthanol à base de maïs, notamment aux États-unis, qui projettent d’accentuer l’utilisation de cette source d’énergie, inciterait bien des agriculteurs locaux à étendre leurs domaines exploitables au détriment de la forêt amazonienne.

Pourquoi privilégier un tel carburant lorsque cela empiète sur l’un des couverts forestiers les plus indispensables à l’équilibre écologique de la planète? Il s’agit des poumons du globe que l’on saccage au nom de la rentabilité économique.  Ce n’est pas en détruisant la richesse végétale du monde que nous parviendrons à régler les problèmes environnementaux.

Le Brésil semble ne pas posséder les moyens de sauvegarder ce patrimoine naturel mondial.  Au lieu de laisser jouer les lois du marché qui violent l’ordre naturel,  pourtant si nécessaire à notre survie, nous devrions opter pour une sage conservation de la forêt amazonienne au-delà des préoccupations économiques.

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