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Cet article a paru le 9 janvier 2008 dans le journal « Le Devoir ».

Après le règne odieux de G.W. Bush à la présidence américaine, voilà que la campagne du candidat à l’investiture démocrate Barack Obama prend un envol fulgurant. Sa principale rivale, Hillary Clinton, perd du terrain et sa défaite aux primaires de l’Iowa semble vouloir se reproduire au New Hampshire.

Le succès d’ Obama traduit peut-être une triste réalité sociale qui sévit aux États-unis depuis une décennie. L’écart entre nantis et pauvres s’est accru et les disparités socio-économiques raciales sont plus que jamais présentes. C’est peut-être ces éléments qui favorisent ce candidat défendant un programme de réformes sociales: en éducation, il désire augmenter les salaires des enseignants et privilégie l’école publique ; en santé, il préconise un système de couverture universelle; en matière de taxation, il s’oppose aux congés d’impôts des plus hauts revenus tout en promettant des réductions de l’impôt de la classe moyenne et des faibles salariés; en environnement, il croit que le réchauffement planétaire est causé par l’activité de l’homme. De plus, il désire retirer les troupes américaines en Irak.

Les républicains n’ont pas tardé à descendre le personnage en affirmant qu’il était un ancien musulman converti au christianisme, ce qu’aucun fait ne confirme malgré les efforts de la FOX de propager l’information contraire.

Chez la communauté noire, on ne semble pas appuyer ouvertement Barack Obama car il ne serait pas un descendant d’esclaves. En fait, sa mère est une femme blanche du Kansas et son père est originaire du Kenya. Hillary Clinton a une nette longueur d’avance sur ce terrain. Elle est considérée comme une alliée des afro-américains depuis longue date.

Néanmoins, l’élection possible de ce candidat à la présidence représenterait un vent de changement dont l’Amérique a besoin. Un président noir, issu de la classe moyenne et ayant une expérience en travail social, briserait la longue lignée de présidents blancs, aisés et souvent détachés des besoins de la population en général.

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