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L’ingénieur français Guy Negre qui a travaillé dans l’industrie pétrolière, automobile ainsi qu’en Formule 1, a conçu, il y a quelques années, une automobile à moteur mono-énergie à air comprimé et vient de s’associer avec le géant indien Tata Motors afin de démarrer la production à grande échelle!

Cette voiture révolutionnaire utilise l’air ambiant ainsi que l’air comprimé de ses réservoirs pour se propulser. Le plus beau est que les émissions résiduelles sont dépourvues de polluants, et, ce qui est encore mieux, ses filtres rendent l’air qui s’y échappe encore plus propre! Au lieu de polluer l’atmosphère, elle la rend plus saine!

On peut la brancher sur un compresseur maison utilisant le 220 volts (en 4 heures) et la recharge se fait en à peine trois minutes (dans une station service adaptée)! Son autonomie est de 10 heures ou 200 km en milieu urbain. Sa vitesse maximale : 110 km/h, soit deux fois plus que la voiture électrique, ce qui est amplement adéquat sur nos autoroutes. On affirme aussi que son prix sera abordable.

Plusieurs clients potentiels se font sentir. Par exemple, la ville de Mexico, agglomération la plus polluée du monde, se montre depuis longtemps très intéressée.

Évidemment, bien des élites des milieux financiers et industriels se sont positionnées contre le projet. On s’en serait douté. Les pertes pour les constructeurs automobiles et les pétrolières seraient énormes tandis que les bourses occidentales s’en trouveraient affecter car toute notre économie est basée sur la production et la consommation du pétrole. Alors, il n’est pas surprenant que l’initiative de produire industriellement le modèle provienne de l’extérieur du giron occidental.

L’Inde est maintenant très consciente des problèmes environnementaux car l’Asie est au prise avec un grave problème de qualité de l’air. Aussi, il ne serait pas surprenant que la Chine emboîte bientôt le pas. Ce pays a déjà sur ses tables à dessin un projet de ville écologique (voir ce billet).

Dans un contexte de hausse vertigineuse de prix, de rareté progressive de l’or noir dans le monde d’ici 2035 ainsi que d’accroissement exponentiel du parc automobile sur la planète, cette avenue de rechange tombe à point, même si cela dérange ceux qui entassent les profits par le pétrole et détruisent l’écosystème du même coup.

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