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Le monde de l’avenir se devra d’être équitable, respectueux de l’environnement et empreinte de justice, sinon, il ne pourra perdurer.

La montée de la population au niveau mondial, dans les pays démunis surtout, l’effervescence de l’intolérance religieuse, la rareté prochaine des sources d’énergie et des ressources ainsi que la paupérisation croissante des peuples ne faisant pas partie du club privé des nations développées ne sont que quelques éléments qui nous laissent présager que l’instabilité croissante ne peut se résorber sans un sérieux coup de barre. La destruction de l’environnement et les guerres incessantes seront les fruits de notre inaction.

Avant longtemps, l’humanité fera face à des problématiques difficilement solvables sans une concertation au niveau planétaire.

En ce sens, l’ONU est dépassée dans le contexte actuel et demande d’être réformée. Une nouvelle ONU serait capable de relancer le débat sur les décisions à prendre et de démocratiser encore plus sa propre organisation en éliminant les privilèges des cinq membres permanents. Une structure plus souple et incluant tous les pays du monde dans la consultation et la prise de décisions permettrait d’intégrer toutes les nations du monde sans préjudice. Tous les peuples, petits ou grands, faibles ou forts, pourront se faire entendre et s’impliquer en tant qu’égaux.

Au niveau politique, chaque pays élirait trois représentants nationaux et un nombre de représentants locaux au prorata de sa densité démographique.

Les partis politiques seraient aussi bienvenus dans cette nouvelle arène politique. Cela permettrait la diffusion des grands débats à une échelle globale par la création d’un véritable parlement mondial.

Aussi, une taxation sur les transactions boursières devrait servir à financer les budgets de la nouvelle ONU. Elle permettrait de créer un contrepoids envers la puissance des multinationales ainsi que de maintenir un équilibre entre intérêts privés et planétaires.

Le rôle de l’ONU serait revu et son influence de beaucoup augmentée. Elle pourrait remettre de lourdes amendes à toute entreprise dans n’importe quel pays membre qui ne se plierait pas à une très sévère charte internationale de la protection de l’environnement et de la biodiversité.

Par ailleurs, les paradis fiscaux seront éliminés. On établirait un seuil minimum d’imposition des revenus de particulier ou des profits des entreprises à la grandeur de la planète. De plus, toute compagnie devrait payer une taxation minimum selon son importance au Fond International de la protection de l’environnement et de la biodiversité afin de contrer l’impact écologique négatif de ses activités.

La nouvelle ONU aiderait financièrement les pays en difficultés avec des prêts sans intérêts agrémentés de plans de diversification de l’économie, d’établissement d’infrastructures modernes, de soutient aux familles pauvres et d’éducation intensive. En conséquence, la croissance démographique dans ces pays perdra en vitesse avec l’augmentation du niveau de vie.

Elle créerait aussi une cour internationale des conflits internationaux. Tout pays membre se livrant à une guerre contre un autre pays membre se verra exclu et subira un blocus économique.

Le gouvernement mondial peut sembler utopique, mais il est plus que jamais nécessaire.

Un monde, une nation!

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