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Dans la foulée du dossier Schreiber qui a éclaboussé au passage l’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney en rapport, notamment, à l’achat d’avions de la compagnie Airbus par le gouvernement fédéral, on a appris que Jean Charest avait lui aussi reçu des fonds de l’ancien lobbyiste lors de la campagne de 1993 à la chefferie de l’ancien Parti Conservateur.

Monsieur Charest nit que son frère ait reçu un montant de 30 000$ en liquide et n’évoque qu’une donation légale de 10 000$ de l’ancien trafiquant d’armes tout en prétendant n’avoir jamais rencontré le bailleur de fond allemand. Ce que se dernier a démenti.

Où est la vérité dans tout ce foutoir? Selon les lois de l’époque, les candidats à la direction de parti politique n’avaient aucune obligation de dévoiler l’origine de leurs contributions financières. Alors, il devient difficile de prouver quoi que ce soit dans cette situation.

Néanmoins, cela soulève un problème éthique flagrant de l’administration conservatrice de l’époque. Les nombreux scandales de cette période, comme l’affaire Oerlikon et les conflits d’intérêts de Stevens Sinclair, nous rappellent que les conservateurs ont toujours baigné dans des ententes louches et du copinage douteux avec le monde des affaires.

À leur accession au pouvoir en 1984, Brian Mulroney et son équipe conservatrice ont procédé à la privatisation de 23 des 61 entreprises d’état, dont Air Canada, le Canadien National (CN) et Pétro Canada. Combien de pots-de-vin ou de transactions secrètes se cachent derrière toutes ces ventes de sociétés publiques et apprendrons-nous un jour la vérité sur ces événements?

Même actuellement, les nouveaux conservateurs de Stephen Harper trempent aussi dans une affiliation rapprochée avec de nombreux lobbyistes défendant des intérêts industriels et commerciaux, comme le dévoilait le Journal de Montréal en septembre 2006.

Malgré ses bonnes prétentions d’honnêteté et de transparence, les agissements concrets de ce présent gouvernement s’alignent sur la même politique des années Mulroney et les faits qui nous sont dévoilés aujourd’hui ne sont simplement que la pointe d’un iceberg beaucoup plus imposant.

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