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La société est malade. On nous sert quotidiennement des inepties sur les chaînes télévisuelles afin de combler le néant de nos vies et nous faire oublier la fin des temps qui sonne à notre porte.

La diminution des bénéfices des grands réseaux câblés pousse ces derniers à inventer n’importe quelle programmation au contenu superficiel et voyeuriste abrutissant le plus grand nombre et déviant l’attention de la population des véritables enjeux de notre civilisation.

La télévision est-elle devenue tellement monotone que l’on s’abaisse à une telle piètre qualité de thèmes comme dans les émissions Loft Story, Occupation Double ou Le Banquier?

Toutes ces émissions ne font que faire miroiter l’acquisition de biens matériels et moussent la vente des produits de consommation proposés par les grandes entreprises qui les financent. On ne fait qu’enrober le contenu avec un contenant frivole qui suscite la hausse des cotes d’écoutes et permet aux commanditaires de s’en mettre plein les poches par l’entremise de la convergence qui répand partout la diffusion de publicités transversales des entreprises commerciales dans les journaux, les magazines et la télé.

Dans le cas des émissions réalités inspirées de la culture américaine, on offre des prix alléchants aux participants comme des maisons, des voitures ou de l’argent sonnant et ils sont prêts à tout pour gagner. Ne croyez pas que ces derniers sont authentiques. Ils savent très bien que le tout est filmé et ils se doivent de jouer un rôle afin de terminer finaliste. Que du tape à l’oeil, du mensonge et de la tromperie, voila tout. À la fin, la ou le meilleur bullshitter ramasse le gros lot.

Parlons du populaire show télévisé Le Banquier qui n’est qu’un clone d’une émission américaine du même genre. Voila un concept immoral qui fait fi de la paupérisation croissante des sociétés occidentales et de la planète en général en aguichant les plus démunis avec des illusions matérialistes. Le rêve devient ainsi un moyen de détourner le pauvre de sa condition misérable et de perpétuer son aliénation socio-économique.

Comme le chien de Pavlov, nous salivons en écoutant ces diffusions sans recevoir la nourriture dont nous avons besoin. Nous avons été programmé pour répondre aux stimuli qui nous sont présentés et nous sommes encore assez idiots pour en demander plus tandis que nos conditions d’existence et notre environnement déclinent.

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