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Ce texte a paru dans Le Devoir (« Le prétendu virage vert de Mario Dumont »)

À la fin du mois d’août, le chef de l’ADQ affirmait vouloir opérer un virage vert dans l’orientation de son parti. Les dossiers des algues bleues, du transport en commun et d’énergies renouvelables sont au menu. Une noble intention, mais celle-ci colle telle avec les déclarations politiques de Mario Dumont?

La semaine dernière, Dumont attaqua le PQ au sujet de ses politiques en rapport à l’exploitation forestière car il les juge comme étant trop restrictives. Ridicule. On voit très bien que la législation du PQ était insuffisante dans le passé et parsemée de lacunes qui ont favorisé le laxisme dans l’exploitation à grande échelle de la forêt québécoise.

« On ne peut tuer d’avantage une industrie forestière » affirme-t-il en corrélation avec les pertes d’emplois dans ce secteur d’activité et la volonté de l’actuelle chef du Parti Québécois, Pauline Marois, d’adopter une réglementation plus sévère en foresterie en triplant les zones d’aires protégées.

Alors, doit-on présumer que l’ADQ, si elle accédait un jour au pouvoir, déréglementerait encore plus les normes de coupe afin de protéger quelques emplois qui sont de toute façon menacés depuis belle lurette? La commission Coulombe de 2004 a démontré l’état lamentable du patrimoine forestier québécois. Encore une fois, la démagogie est à la mode chez l’Action démocratique du Québec. On cherche à courtiser les travailleurs de l’industrie forestière afin de récolter leurs votes en oblitérant la problématique environnementale pressante. Tout comme elle se prétend sensible à l’écologie dans le seul but de duper les électeurs.

Et sa nouvelle prétention écologique là-dedans? L’écologie forme un tout. On ne peut pas s’afficher comme « vert » dans un dossier, comme celui des énergies renouvelables, et ne pas s’opposer à un sabrage désastreux de la forêt québécoise. L’ADQ fait du cas par cas en environnement sans considérer l’ensemble du tableau. Elle fera aussi face à un dilemme évident entre ses liens avec le monde des affaires et les obligations écologiques qui émergeront dans un avenir rapproché.

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