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La multinationale américaine Monsanto, conceptrice du tristement célèbre Agent Orange, a l’œil sur la production agricole mondiale. Des anciens employés l’affirment: elle vise à créer un monopole de l’alimentation mondiale par l’appropriation de semences génétiquement modifiées dont elle seule obtiendrait les droits.

À ce jour, 90% des cultures OGM seraient sa propriété tandis que la production de gènes modifiés aurait été multipliée par 60 dans la dernière décennie. Pourtant, les plantes résultantes de ces modifications génétiques sont considérées selon plusieurs comme étant dangereuses à la consommation.

Monsanto suscite l’indignation par ses tactiques douteuses. Depuis 1996, en Argentine, le soja transgénique insensible aux pesticides de Monsanto s’est imposé car il était apparemment plus rentable aux cultivateurs. Conséquences : la déforestation (ignorée par les dirigeants politiques grassement payés par Monsanto), la monoculture appauvrissant les terres ainsi que l’utilisation abusive de pesticides ont détruit la qualité de l’environnement et affectent la santé de la faune, de la flore et de l’être humain.

Et le culot de cette compagnie ne s’arrête pas là. Ayant laissé durant 8 ans les petits agriculteurs cultivé son soya, elle demanda ensuite des redevances à ces derniers couvrant toute cette période! Confrontés à la banqueroute, ils ont été pris au piège. Plusieurs cultivateurs ont préféré partir et vendre leurs terrains aux grands investisseurs qui ne soucient guère de la préservation de l’écosystème argentin. Les grands domaines se sont multipliés et la participation des habitants locaux a été mise de côté.

De plus, les pollens des différentes créations génétiques de Monsanto projetés éventuellement sur les terrains environnants par les vents et les insectes rentrent aussi dans le domaine de propriété de cette entreprise et elle n’hésite pas à poursuivre ceux qui les utilisent sans payer de royalties.

Il y a encore pire. Le maïs Monsanto disponible sur les grandes surfaces commerciales serait néfaste à la vie biologique! Le métabolisme de souris l’ayant ingéré se serait trouvé modifier après trois mois de consommation!

L’ambition de Monsanto n’a aucune limite. Elle tente par tous les moyens de breveter une partie de l’ADN du porc! Comment breveter le vivant? Un dangereux précédent. Et où cela s’arrêtera-t-il? Va-t-on finir par émettre des droits de propriété sur le code génétique humain? Un dilemme bio-éthique que l’on tarde à évoquer.

Dans un monde rongé par la sous-alimentation, cette nouvelle motivation monopolistique de l’industrie alimentaire par le seul motif du bénéfice pécuniaire est indécente. Ils évoquent la hausse de production accrue avec les alternations génétiques, mais sera-t-elle viable à long terme et à qui profitera-t-elle? On délocalise de petits fermiers locaux pour laisser la place à la production de masse à grande échelle qui est néfaste à l’environnement et appauvrie les terres par la récolte de quelques espèces. On accentue alors la problématique de la faim car on empêche la satisfaction autarcique des besoins alimentaires des paysans locaux. Sur le long terme, l’agriculture aura de la difficulté à s’en remettre car le sol aura été dénué de tous les nutriments nécessaires à une culture diversifiée.

En outre, on laisse se détériorer la qualité des aliments. On coupe les coins ronds avec des modifications génétiques dans l’unique but d’engranger des profits afin de produire de plus en plus sans considérer les effets sur la santé des consommateurs. Les coûts des soins de santé exploseront devant les cas de cancers et de maladies dégénératives et ce seront encore les citoyens normaux, vous et moi, qui en payerons le prix avec une imposition de revenus plus élevée. En attendant, Monsanto s’en lavera les mains avec ses coffres bien remplis.