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La montée du niveau des océans frappe à la porte de Londres, capitale de la Grande-Bretagne.

Selon le Sunday Telegraph, l’ancien barrage datant de 1983 construit sur l’estuaire de la Tamise ne permettrait plus à endiguer l’ascension des eaux. En 2003 seulement, les autorités ont dû activer les barrières du barrage à 19 reprises afin d’abaisser le niveau du fleuve. Un record. Ce barrage avait idéalement une durée de vie utile de près de 50 ans, mais semble maintenant inadapté à la situation.

En fait, la Grande-Bretagne a connu en 2007 ses pires inondations depuis 1947. Devant le péril d’inondations accrues et de pluies diluviennes dans l’avenir en rapport au réchauffement climatique, on prévoit construire un autre barrage d’ici 2 ou 3 ans.

À l’échelle de la planète, le GIEC prévoit une hausse de 1,1 à 6,3 degrés Celsius de la température au cours du XXIe siècle et estime l’augmentation possible des océans de 1,49 mètre! La fonte rapide des glaciers de l’arctique pourrait accentuer le phénomène et éclipser toutes les prédictions.

En somme, plus du deux tiers des grandes villes du monde, soit environ 700 millions de personnes, sont à risque de subir des inondations : New York, Mumbai (Inde), Dacca (Bangladesh), Jakarta, Shanghai, Tokyo et bien d’autres.

On peut prétendre user de nouvelles technologies afin de contrecarrer cette menace mais la capacité de l’intervention humaine a des limites. On doit s’attendre à un flux d’émigration de millions d’individus vers les régions plus élevées en altitude. Certains pays refuseront d’accueillir ces nouveaux réfugiés écologiques et le risque de conflits socio-culturels dégénérant en de véritables guerres est fort probable.

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