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Le président de la commission politique du PLQ, Christian Ouellet, affirme d’emblée son opposition à son ancien collègue et président de la commission jeunesse du Parti Libéral, Mario Dumont, qu’il qualifie de personnage « dictatorial ». C’est ce qu’il aurait déclaré lors du congrès libéral tenu cette fin de semaine. Son expérience antérieure dans cette commission à coté de l’actuel chef de l’ADQ l’aurait personnellement déçu par le coté autoritaire et anti-démocratique de celui-ci. Il ne l’aurait pas suivi dans l’aventure adéquiste pour cette raison.

On savait que « Super Mario » avait des tendances égocentriques. Après tout, il mène seul la barque de son parti depuis plusieurs années et on n’entend pas souvent des candidats ou députés de l’ADQ exprimés leurs opinions sur la place publique. S’agit-il d’un contrôle communicationnel tel que le pratique le chef du Parti Conservateur du Canada, Stephen Harper, afin d’éviter des dérapages médiatiques par des députés un peu trop maladroits ou aux opinions contreversées?

Les québécois devraient y songer à deux fois avant de donner un possible mandat majoritaire à l’ADQ, qui constitue après tout une équipe inexpérimentée et sans âme sous l’égide d’un chef qui ne laisse apparemment aucune place à la dissidence parmi ses rangs. Imaginez un Québec sous Dumont : lois spéciales et décrets deviendraient monnaie courante à l’Assemblée Nationale malgré la protestation de plusieurs citoyens que l’on ignorerait en rejetant leurs revendications du revers de la main. On avantagerait alors les intérêts des plus nantis au détriment des demandes du plus grand nombre, car, ne l’oublions pas, le plus puissant appui de l’ADQ vient du monde des affaires.

Le parti de Mario Dumont peut utiliser l’adjectif démocratique, mais on peut douter de la véracité de cette prétention à la lumière de ces nouvelles révélations.

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