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Par son inaction dans le dossier de la réduction des machines à sous dans les quartiers populaires, Loto-Québec démontre un manque d’empathie envers les moins fortunés de la société.

Après avoir affirmé son intention d’aller de l’avant avec cette politique, il semble que Loto-Québec a contourné de façon insidieuse cette promesse. Par exemple, à Pointe-St-Charles qui a un revenu familial moyen de 31 288$ par année et à Saint-Henri, le nombre d’appareils de loterie vidéo a demeuré stable depuis 2005. Bien que des bars aient fermé, on a simplement relocalisé les machines à d’autres endroits. La société d’État voulait même implanter son futur casino dans Pointe-St-Charles, l’un des secteurs les plus pauvres de la Ville de Montréal.

Dans les quartiers huppés, comme Westmount, l’Île-Des-Sœurs ou Kirkland, on ne dénombre aucun appareil de loterie vidéo. Les habitants de ces zones ne voulant sûrement pas avoir ces générateurs de vices et de criminalité près de chez eux.

Loto-Québec tire profit de la crédulité des plus pauvres de la société en leur faisant miroiter l’acquisition d’argent facile qui les ferait sortir de leur misère. Un comportement anti-éthique et indigne d’une société publique qui exploite la misère humaine. Au lieu de les aider, on cherche à les ruiner encore plus et à les maintenir ainsi dans leur précarité afin de récolter des bénéfices.

Aussi, ceci constitue une incohérence sans nom lorsqu’on analyse un peu plus la situation. Les prestations d’aide sociale sont aspirées dans le jeu électronique d’État privant les joueurs compulsifs du strict minimum nécessaire à leur survie. Ensuite, ces derniers rentrent dans une spirale infernale de pauvreté ainsi que de malnutrition qui augmente les coûts du système public de santé et sont incités à commettre des actions illicites afin de renflouer ce qu’ils ont perdu dans les machines. Les frais de la lutte au crime s’en voient alors augmenter et on ne tient pas compte ici des effets néfastes sur les proches de ces personnes qui détériorent le climat social et demandent plus d’investissements en intervention communautaire.

Le gouvernement croit augmenter ses revenus de cette façon, mais, en fait, les coûts sociaux subséquents sont tellement énormes que les gains se transforment en pertes pour l’ensemble de la société.

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