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Les partisans de la droite se targuent d’être des défenseurs de la protection de l’environnement. Partout, les leaders des partis politiques de cette allégeance proclament l’instauration de lois « vertes » dont l’efficacité est douteuse.

L’écologisme est une mode, et comme toutes les modes, n’importe quel dirigeant l’utilise à toutes les sauces dans le but de séduire un électorat qui y est de plus en plus sensible. Au Canada, le premier ministre Stephen Harper s’enveloppe de bonnes intentions écologistes, mais, en réalité, fait tout pour atténuer les mesures pro-environnementales (voir Un gouvernement Harper hors-la-loi, Un plan vert asymétrique, David contre Goliath).

Même des compagnies, comme Alcan, Shell, Wal-Mart, Domtar et beaucoup d’autres se sont converties au mouvement. Mais dans quel but? Elles veulent simplement redorer leur image vis-à-vis de la population après des années de violation de la nature ainsi que de dilapidation des ressources de la terre et désirent encore le faire dans l’avenir.

La droite ne peut être écologiste. Ses affinités avec le monde des affaires minent toute réelle volonté de changement de leurs politiques environnementales car la mise en place de procédures de développement durable rentre en conflit avec la recherche tout azimut du profit.

C’est un mythe de croire que l’Homme puisse dominer la nature. Sans une réforme de la société productiviste, il est impossible de sauvegarder l’écosystème de façon efficace, même avec toutes les découvertes scientifiques qui promettent de régler la problématique environnementale.

La croissance (voir Le dogme de la croissance) n’est pas la solution à tous les maux de l’humanité car elle agresse de manière répétée l’ordre naturel. L’augmentation du PIB n’exprime qu’une facette de la richesse des nations, mais occulte les dommages écologiques que subit en conséquence notre milieu de vie.

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