Au gré de mes conversations dans mon entourage ainsi que sur les blogues, je vois que le mépris est réel envers ceux qui ne pensent pas selon les valeurs que la société de consommation nous dicte. Souvent, on se moque des idées qui sont les miennes (partagées par plusieurs autres personnes) avec une arrogance et une condescendance qui me fait parfois douter que nous vivons dans une société démocratique.

On peut être en désaccord avec l’opinion de l’autre, mais les allusions au niveau personnel n’ont pas de place dans un débat digne de ce nom.

Oui, je suis progressiste, je crois aux valeurs du partage, de l’équité, de l’égalité, d’un environnement sain pour notre descendance, de la juste répartition de la richesse tout autant dans nos pays dit développés que sur l’ensemble de la planète.

Les préceptes de notre société de consommation, que l’on nous impose matin, midi et soir ne reposent que sur l’individualisme et le chacun pour soi tandis que la biosphère se détériore. On nous dit d’ignorer son voisin et de ne penser qu’à remplir sa poche de billets. Mais les défis auxquels l’humanité devra faire face demandent de penser autrement, comme tant de penseurs l’évoquent de plus en plus, car notre mode de vie rentre en contradiction flagrante avec les mesures nécessaires à la survie de la race humaine.

Se moquer de ces convictions par des manœuvres insidieuses et des attaques personnelles ne fait que démontrer que les interlocuteurs opposés à ces valeurs ne pensent qu’à leur petit bonheur personnel, tellement enracinés dans cette civilisation consumériste, ou qu’ils n’ont simplement rien compris par manque d’information ou incompréhension des enjeux réels de cette époque qui est la notre.