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Depuis son adoption en 1997, on avait espéré que les émissions de CO2 dans l’atmosphère diminueraient en proportion remarquée. Le protocole prévoyait la réduction de 5,2% du niveau de dioxyde de carbone constaté en 1990 d’ici 2012. Un objectif audacieux, mais que plusieurs scientifiques ont qualifié comme étant l’effort minimum à effectuer afin d’éviter plus de bouleversements planétaires. Des décennies de négligence en étant la cause.

Selon le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, au lieu de diminuer, les rejets de carbone ont augmenté de façon significative. De 2000 à 2004, le taux de hausse a été de 3,1% par année, comparativement à 1,1% annuellement dans la décennie 90.

Les pays en développement, comme la Chine ou l’Inde ont une part de responsabilité en conséquence de leurs croissances rapides, mais l’on remarque aussi que les pays industrialisés ont augmenté leurs émissions en raison de l’augmentation des activités de transport.

En fait, 77% de tout le dioxyde de carbone émit depuis le début de la révolution industrielle proviennent des pays développés qui comptent pour seulement 20% de la population mondiale.

On note aussi que les pays en développement rejettent 41% des 27 millions de tonnes mondiales de C02 (en 2004) mais qu’ils sont à l’origine de 73% des nouvelles émissions.

Et la tendance devrait se poursuivre : on projette une augmentation de 57% de la demande énergétique mondiale d’ici 2030. La Chine a déjà connu un boom de plus de 100% de ses gaz CO2 de 1992 à 2004. Elle devrait tripler ses émissions dans les deux prochaines décennies.

Encore une fois, l’humanité a raté le train. On fait prévaloir le développement et la sainte « croissance » au détriment de la qualité de vie des générations futures. L’alarme a depuis longtemps sonné, mais les dirigeants à travers le globe ne l’entendent pas, trop soucieux de conserver ou de profiter des avantages de la société industrielle.