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Notre système économique a besoin de nouveaux territoires à exploiter afin d’assurer son existence. Sans l’apport de ressources et de main d’œuvre à bon marché, l’équilibre du capitalisme s’avèrerait difficile à maintenir car il est empreint de contradictions intrinsèques qu’il ne peut résoudre sans l’apport de richesses humaines et matérielles extérieures.

En effet, pour lutter contre ses paradoxes internes, tel que le déséquilibre inhérent entre l’offre et la demande, que l’on comble partiellement, mais non totalement, avec le crédit (voir Frénésie Boursière… ), ce système se doit d’acquérir des ressources et une masse de travailleurs à bas prix afin de permettre aux grandes entreprises d’engranger des bénéfices. Sans cette logique d’extorsion dans les pays étrangers de l’Occident développé, le capitalisme sombrerait dans le marasme.

En conséquence, le FMI et la Banque mondiale imposent aux pays en développement des règles économiques qui favorisent l’implantation des entreprises occidentales et la production à grande échelle. Par exemple, on exproprie des petits paysans afin de créer des méga-fermes dans les mains de grands propriétaires fonciers qui collaborent avec les multinationales. On pompe aussi l’eau des nappes phréatiques de régions entières pour la fabrication de boissons gazeuses au détriment des agriculteurs locaux faisant alors face à la faillite, et qui, pour survivre, se doivent de migrer vers les grands centres urbains et travailler (avec leurs enfants) à des salaires misérables et des conditions inhumaines dans les usines du genre « sweat shop » des hommes d’affaires du nord. Ainsi, la main d’œuvre à faible coût vient compléter l’acquisition de ressources à tarifs modestes.

La propagation de régimes socialistes, en Amérique latine surtout, est une conséquence de ce processus (voir Un nouvel effet domino).

Nous devrions nous questionner sur le bien fondé de notre système économique, et sur le malheur qu’il inflige aux peuples qui ne font pas partie des nations dites développées. Notre qualité de vie est tributaire de l’exploitation de contrées qui ne profitent pas des largesses de la société de consommation. En achetant les articles aux prix alléchants des compagnies présents sur ces territoires, nous acquiesçons à cet état de fait et sommes tout aussi coupables que les conseils d’administration de ces multinationales.

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