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Depuis le temps qu’on en parle, la ville verte idéale a été conçue par le cabinet britannique Arup dans le projet de la future ville chinoise de Dongtan. Capable de recevoir 500 000 habitants d’ici 2050 prétend-t-on, elle sera traversée par de nombreux cours d’eaux, des lacs et parsemée d’espaces verts. Le territoire urbain occuperait une superficie de 86 km carrés, soit le 4/5 de la capitale française.

Des immeubles de huit étages maximum y seront construit, tous couverts de verdures et de plantes vertes qui maintiennent l’isolation et filtre l’eau de pluie. On construirait les habitations avec des matériaux à proximité afin de limiter le transport et son impact sur l’environnement.

Les véhicules qui émettent des rejets de CO2 seront interdits et confinés à l’extérieur de la ville, laissant la place aux scooters électriques et aux bicyclettes. La priorité est mise sur le transport en commun par l’implantation de taxis fluviaux ou d’autobus à pile à combustible. D’ailleurs, les stations seraient placées géographiquement pour permettre une accessibilité à tous dans les 500 mètres.

Les parcs représenteraient 30 mètres carrés par habitants contre 2,3 mètres carrés à Paris, à titre comparatif. Les immeubles couvriraient seulement 40% du territoire aménagé.

On met aussi l’accent sur l’approche collective en matière d’énergie. Les maisons jumelées ou en rangées seront adoptées afin de mieux conserver la chaleur. Les éoliennes, les systèmes de récupération de l’eau, de l’énergie et des ordures desserveront tout un quartier au lieu de maisons unifamiliales. Les regroupements permettront d’atténuer les coûts de transports, les dépenses d’énergie ainsi que la pollution.

Deux projets de quartiers durables ont déjà été mis en place en Allemagne, à Fribourg-en-Brisgau entre 1993 et 2006. Ils abritent 15 000 habitants. De même, en Grande-Bretagne à l’an 2000, on a créé l’écoquartier BedZED au sud de Londres.

D’ici 2010, la moitié de la population du monde habitera dans les villes. Les problèmes urbains, sociaux et environnementaux qui s’en suivront seront tels que nous serons obligés de repenser La Ville. Notre mode de vie consumériste devra aussi être mis en question. La voiture devra être laissée de coté à l’avantage de réseaux de transport collectif. Le gaspillage devra devenir hors-la-loi au profit du recyclage. Le smog, l’étalement urbain sur les terres arables, la pollution de l’eau, la détérioration du climat social, par exemples, seront autant de défis que l’urbanisme de demain devra relever.