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Les Biogaz sont des rejets naturels des sites d’enfouissements des déchets, des stations d’épurations et des déchets agricoles. Ils ont pour origine les matières organiques mortes en décomposition qui aggravent grandement l’effet des gaz à effet de serre par leurs émissions de CO2 et de méthane.

À l’aide de bactéries naturelles et d’un climat « à vide », c’est-à-dire sans oxygène, il est possible de récupérer ces gaz et de les utiliser en guise d’énergie alternative pour le chauffage, l’éclairage des édifices ou la locomotion de véhicules. Les émanations néfastes de cette utilisation de ces gaz transformés seraient minimes et donc moins dommageables pour l’environnement.

L’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne en seraient les principaux producteurs. Dans la Belle Province, l’exploitation des biogaz ne fait que commencer car on rétorque que la production d’électricité par cette méthode est deux fois plus chère que l’hydroélectricité.

La Communauté Urbaine de Montréal, prévoit fournir en électricité 50 000 foyers entre 2010 et 2030 à l’aide des biogaz. Actuellement, on recense 5 sites de traitement des biogaz : à Montréal, dans l’ancienne carrière Miron, qui fournit 20 Mégawatt à Hydro Québec; et à Ste-Sophie, Kirkland, ainsi qu’à Berthierville où l’on mène des essais semblables; de plus, la compagnie Savoura projette de chauffer ses serres de St-Étienne-des-Grès de cette façon.

Mais certains groupes environnementaux s’inquiètent du développement d’une énergie provenant des dépotoirs. On craint que cela devienne un prétexte pour les compagnies de remplir les sites d’enfouissements afin de générer des profits avec la vente des biogaz.

Dans un monde où la surconsommation est criante, cette solution énergétique verte est louable, mais son expansion ne ferait que produire d’autres problèmes écologiques qui sont liés à la consommation de masse. La véritable voie est de réduire la pollution et l’emplissage des dépotoirs. Nous devrions utiliser les sites existants, mais limiter la propagation des sites d’enfouissements. La généralisation de l’utilisation des biogaz irait à contre courrant des besoins écologiques de la planète et annulerait simplement tous les autres efforts de lutte à la protection de l’environnement.

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