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On se souviendra du dévoilement de nombreux cas d’harcèlements répétés de la part des agents de sécurité de la STM il y a quelques temps (voir mon billet « Une répression insensée »). On se doute qu’une directive de la STM est derrière cette répression intense à l’intérieur des murs du métro.

Maintenant, la direction de la Société de Transport de Montréal change de cap. Après le transfert des tâches de sécurité dans les infrastructures de la STM vers le Service de Police de la Ville de Montréal, on demande maintenant aux agents de sécurité de ne plus intervenir, de ne faire qu’acte de présence lors d’un délit et d’agir, pour le mieux, qu’en faisant un coup de téléphone à la police (selon une information divulguée dans l’émission « Le Club des Ex »).

Hier, le cas de violence conjugale qui a eu lieu dans le métro a mis encore la STM sous les projecteurs. Les agents de sécurité n’ont pas intervenu lors de cette agression, conformément aux directives de leurs patrons qui est en parfaite contradiction avec la loi du Bon Samaritain qui oblige n’importe qui à porter assistance à toute personne en danger.

Bien sûr, le mécontentement règne dans les rangs des agents de la STM. La nouvelle dévoilée ce lundi de donner maintenant le pouvoir coercitif au personnel de la SPVM a été interprétée comme un acte de désaveu et de non confiance de la direction de la STM envers ses employés de sécurité. Mais, les agents en cause dans cette affaire n’ont fait, après tout, que se plier aux ordres de leurs supérieurs.

Le manque de suivi et de bon sens des gestionnaires de la STM transpirent une fois de plus dans ce pseudo scandale. Après leur avoir demandé du zèle dans l’exercice de leurs fonctions lors des dernières années, la direction demande maintenant aux agents de s’éclipser devant un crime et de simplement prévenir les forces de l’ordre officielles. Les médias ont blâmé et pointeront encore du doigt le syndicat en question devant cette bourde de la STM. Mais le véritable responsable n’est pas les employés, mais l’employeur, qui dénigre son personnel et adopte des politiques incohérentes et sans continuité.

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