Étiquettes

, , , , , ,


L’ONU déclare officiellement ce mois-ci que la température en arctique a augmenté deux fois plus rapidement que le reste de la planète en raison des gaz à effet de serre.

On minimise l’importance des glaciers sur l’équilibre de la biosphère mondiale et cette nouvelle ne promet rien de bon dans l’avenir car elle signifie une fonte rapide des glaciers de cette région. Les objets naturels blancs, comme la glace ou la neige réfléchissent à 80% les rayons du soleil, mais leur rétrécissement fera augmenter exponentiellement le réchauffement de la planète. Par ailleurs, le dégel de l’arctique contribuera à une augmentation de 1 mètre du niveau de la mer, ce qui obligera des millions de personnes à migrer plus vers les terres intérieures(particulièrement dans les pays sous-développés) et entraînera des conflits frontaliers et interculturels. Le phénomène sera palpable d’ici 15 à 25 ans si aucune mesure n’est mise en place.

Mais ce n’est pas la seule région glacière qui sera affectée. Même les sommets glacés de l’Himalaya sont menacés et dans un demi-siècle il n’y aura plus de glaciers dans cette zone montagneuse. Les habitants adjacents à ce secteur voient leurs milieux de vie mis en péril car l’eau qui ruisselle remplie les vallons et crée de nouveaux lacs. En fait, 12 étendues d’eau ont été répertoriées en 1950, et aujourd’hui on en décompte près de 2400! La situation devient problématique dans l’éventualité d’un tremblement de terre. Le périmètre a déjà été touché par des tremblements de terre en 1934 et 2005 faisant des dizaines de milliers de morts. Le séisme pourrait projeter l’eau de ces lacs vers les zones urbaines en plus basse altitude et décimer tout sur son passage. Un véritable tsunami terrestre!

Dans les Andes et les hauts plateaux de la Colombie, on craint aussi le pire. Le dégel des masses glacières en Amérique Latine est tel qu’on prévoit une augmentation des perturbations climatiques en relation à la perte de l’effet de refroidissement que ces glaciers procurent : ouragans, tempêtes tropicales, hausse des précipitations, sécheresse en Amazonie. En outre, on prévoit la disparition de la plupart des glaciers d’ici 10 à 15 ans. L’impact économique sur ce continent s’élevait déjà à 629 milliards dans les années 90. L’agriculture, la pêche et l’accès à l’eau potable seront de plus affectés et des maladies comme la malaria, la fièvre dengue et le choléra pourraient revenir en force dans les prochaines décennies. Une ONG préconise le respect du protocole de Kyoto, l’arrêt des coupes de bois illégales et de la déforestation afin de contrer la catastrophe à venir.

Nous devons agir dès maintenant. Le temps qui s’écoule réduit notre fenêtre d’opportunité. Une étude a révélée qu’un dollar dépensé en mesure préventive permet de diminuer de quatre à dix dollars les coûts de reconstruction.

Publicités