Le gouvernement libéral ouvre la porte à un compromis avec le Parti Québécois afin de résoudre la crise politique actuelle qui ébranle l’Assemblé Nationale.

Le PQ rejette l’idée d’une baisse d’impôt incluse dans le budget de Madame Jérôme-Forget et insiste sur une utilisation du 950$ millions pour pallier les lacunes flagrantes du réseau de la santé et du système d’éducation, entre autres. L’intention du parti souverainiste de voter contre le budget en a pris plusieurs par surprise la semaine dernière, considérant que le PQ a des ressources monétaires limitées par les temps qui courent et que les dernières élections l’avaient relégué au troisième rang des partis au Québec.

L’ADQ, tant qu’à elle, est gonflée à bloc. Mario Dumont a le vent dans les voiles, et un nouveau scrutin pourra être bénéfique à son parti. Alors le chef maintient la ligne dure en s’objectant au budget. Pour ce qui est du PQ, il est au pied du mur. Il veut se refaire une image plus combative, à l’image de leurs adversaires adéquistes et occuper une position déterminante dans les médias en rapport aux dossiers sociaux afin d’attirer les sympathies de l’électorat.

L’ouverture des libéraux coïncident aussi avec la publication (ou la semi publication) d’une enquête sur le Groupe Option Canada, qui aurait dépassé de près de 500 000$ la limite des dépenses électorales lors de la campagne référendaire de 1995, un groupe en relation directe avec le comité du NON, co-présidé par Jean-Charest, et en lien avec de nombreux personnages libéraux importants sur la scène provinciale.

De plus, les sondages ont démontré que le Parti Libéral du Québec glisse dans les intentions de votes, ce qui oblige le gouvernement à mettre de l’eau dans son vin car une nouvelle élection si tôt ne l’avantagerait guère.

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