Depuis l’accession au pouvoir des conservateurs, le Canada se croirait en guerre contre une autre nation. Annonces agressives à la télévision, rappelant les jeux vidéo d’action, publicités dans les salles de cinéma et dans les grands événements sportifs. On semble viser la clientèle jeunesse de toute part en soulignant les aspects héroïques et excitants de la profession de militaire pendant que de plus en plus de cercueils de soldats canadiens tués en Afghanistan rentrent au pays.

Le nombre de demandes d’enrôlement au Canada a augmenté de 40% en un an, passant de 25 000 à 35 000. Depuis l’assermentation des conservateurs en janvier 2006, les forces armées ont injecté près de 28 millions en placements publicitaires de toutes sortes.

Ne serait-il pas mieux d’investir cet argent en soins de santé, en éducation ou en économie sociale afin de servir la population nationale?

La droite conservatrice a toujours favorisé le renforcement des effectifs militaires. Les États-Unis, sous GW Bush, en est un bon exemple. Dans un pays où grande richesse et grande pauvreté se côtoient, le service militaire est vu comme la seule solution pour sortir de la misère. Mais le prix a payé peut être élevé. Le film de Michael Moore, Bowling for Columbine, en fait tristement état.

La popularité de l’armée chez la jeunesse au Canada laisse perplexe. La situation économique est-elle si mauvaise que nombre de jeunes gens songent à se joindre aux forces armées, malgré tous les risques que cela comporte? Les débouchées dans la vie civile sont-ils tellement restreint pour les jeunes travailleurs?

Les guerres ne sont jamais faites sur le terrain par les nantis, mais par les classes sociales inférieures, pour défendre le mode de vie qui profite à l’élite. Ce ne sont pas les enfants de politiciens ou de cadres d’entreprise qui servent de chair à canon dans les conflits outre-mer. Les guerres seraient sûrement moins fréquentes si la progéniture de ces derniers était sur la ligne de front.

Engagez-vous, engagez-vous qu’ils disaient!

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