Encore une fois Pétro-Canada multiplie ses profits. Suivant la vague de la hausse des produits pétroliers, cette compagnie canadienne, autrefois à 50% publique, a vue son rendement net atteindre 590 millions pour le trimestre se terminant en mars dernier, comparativement à 260 millions pour le même période en 2006. Durant ce trimestre, sa production moyenne s’élève à 405 000 barils par jours, en hausse de 50 000 par rapport à mars 2006.

Dans un contexte d’un débat houleux sur l’application de l’accord de Kyoto, on voit encore l’insouciance du principal secteur économique responsable du réchauffement climatique. Au lieu de réduire la production ou de trouver une alternative énergétique à la problématique de l’utilisation du pétrole, on favorise l’accroissement de la production afin d’engranger, encore, plus de profits sans considérer les impacts à long terme.

La donne ne serait sûrement pas la même si la compagnie était encore détenue en partie par le gouvernement fédéral. En 2004, les libéraux ont vendu les derniers 19% des actions fédérales dans la compagnie. Les restrictions politiques et la pression publique imposeraient une gestion plus « verte » de cette entreprise.

Le président de Pétro-Canada, Ron Brenneman, a même déclaré d’un ton satisfait que les prévisions d’augmentation de production pour 2007, à 400 000 barils par jours, sont désormais franchies! Cela en dit long sur les préoccupations écologiques de cette compagnie, qui génère, année après année, le profit de l’inconscience.

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