Ce texte a aussi été publié dans le journal Le Devoir

Consommez, consommez disent les élites économiques. Multiplions le PIB et tout le monde en bénéficiera! Mais à qui profite réellement cette logique productiviste qui se traduit par une poursuite effrénée de la croissance? Pourquoi les classes sociales aisées connaissent-elles des gains substantiels de revenus depuis plus d’une décennie, tandis qu’on diminue leurs impôts et ceux des entreprises? Pourquoi le chômage, ou les « working poors » augmentent-ils lorsqu’on affirme qu’il n’y a pas eu de récession depuis près de 15 ans? L’aggravation de l’écart entre les pays les plus riches et les plus pauvres s’accentuent, mais on se rassure en se disant que l’économie mondiale va toujours bien.

Le journaliste Hervé Kempf, dans son livre « Comment les riches détruisent la planète » affirme que nous courons à la catastrophe. En exploitant à tout vent les ressources planétaires afin de satisfaire nos besoins futiles, nous dilapidons les richesses de la terre et nous hypothéquons l’avenir de l’humanité.

Et si nous avions tort? La croissance, que cela signifie-t-il? Plus d’aggravation des inégalités? Plus d’expropriation des richesses de la terre afin de satisfaire nos envies matérielles immédiates? Plus de pollution de l’écosystème? Planterions-nous ainsi les germes de notre propre extinction?

Nous devrions rechercher la voie inverse. Une gestion économique plus respectueuse de l’écologie, visant une consommation modérée, une vision sociale à long terme et une économie plus axée sur la production de services. Cependant, ces préceptes rentrent en contradiction avec le système capitaliste, qui préconise la croissance infinie afin d’assurer sa survie. Mais lorsque toutes les ressources de la terre auront été épuisées, et que la totalité de la biosphère sera invivable, quel lendemain nous procurera ce système?

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