En feuilletant le nouveau programme de l’Action Démocratique du Québec, j’ai remarqué que monsieur Mario Dumont et sa formation proposent une version “soft” de l’ancien programme de l’élection de 2003.

À l’exception de quelques nouveautés populistes, la plate-forme demeure en soit la même, mais dans une version plus acceptable pour une certaine partie de la population qui ne se souvient pas des points saillants du programme de 2003.
Réduire l’État et diminuer les impôts? Cela veut dire couper l’aide sociale, les investissements en éducation et en santé, et s’attaquer de front aux emplois dans le secteur public. Comment pourrait-il en être autrement? La seule voie logique afin d’atteindre cet objectif est de sabrer et de privatiser “tout ce qui bouge” dans le domaine public.

On peut séduire la classe moyenne en proposant de l’aide financière aux parents, avec un programme irréaliste de près de 1 milliard par année, mais la réalité est que la privatisation, ou le partenariat public-privé ne sont pas à l’avantage de la majorité de la population.

Cela se soldera par des coûts plus élevés pour les différents services publiques, car le privé ne recherche que le profit, ne l’oublions pas, comme l’ont démontré les expériences dans divers pays, et que les minimes baisses d’impôts pour les contribuables ne compenseront pas pour les diminutions de services à la population.