Étiquettes

, , , , ,

L’Occident et les pays en voie de développement sont aux antipodes. Dans le sud, la grogne fait rage. On met au pouvoir des gouvernements socialistes, c’est-à-dire de gauche (comme au Venezuela, en Bolivie, au Brésil, au Chili, et beaucoup d’autres) tandis qu’au nord les partis de droite (c’est-à-dire conservateurs ou néolibéraux) dominent en raison d’une volonté de conserver les acquis économiques et politiques de la civilisation occidentale. Le déclin démographique, l’immigration étrangère sont insécurisants, et la précarité de l’emploi déstabilise les sociétés occidentales .

Il est dommage de voir une civilisation qui a prôné le concept de liberté et de démocratie se refermer sur elle même et devenir autant protectionniste tant au plan culturel qu’économique. Il s’agit sûrement d’un signe des temps. Le même phénomène a déjà été vécu en Europe dans les années 30.

Les pays développés tentent alors de conserver leur suprématie, en mettant au pouvoir des gouvernements aux politiques nationalistes et réactionnaires, restreignant l’immigration (pensons à Bush aux États-Unis ou à Sarkozy en France) et limitant les ristournes aux classes sociales populaires les plus pauvres au profit des élites économiques. De plus, ces dirigeants négligent l’écologie et donnent carte blanche aux entreprises en matière de protection de l’environnement.

On favorise au contraire la consommation excessive, afin de permettre un taux de croissance de l’économie qui bénéficie seulement aux grandes entreprises, et hypothèque l’environnement au détriment des générations futures. On croit que la croissance est illimitée, et constitue la réponse à tous les maux de la société. Mais la croissance éternelle est une impossibilité car les ressources de la terre ne sont pas illimitées.

En donnant libre cours au jeu du commerce et du libre marché, on accentue les inégalités sociales et la pollution de l’environnement, comme l’ont compris les pays du sud. C’est pour cette raison que ces pays ont élu des partis progressistes, visant une meilleure redistribution de la richesse et un respect du milieu de vie de ses habitants. La vie en société nécessite un équilibre entre développement économique, sauvegarde de l’environnement et équité entre tous les membres de la communauté.

Même en Occident, il faut s’attendre à ce genre de revirement dans l’avenir. Ce n’est qu’une question de temps avant que les populations constatent l’état déplorable de l’économie, de l’environnement ainsi que du système social. Elles devront alors accepter des politiques sociales et environnementales plus responsables.